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Faust, de Goethe
Astor Dorian
GALLIMARD
9,90 €
Épuisé
EAN :9782070423606
Aux yeux mêmes de Goethe, cette Première partie de la tragédie de Faust, qu'il frit paraître en 1808 et qui sera plustard suivie d'un Second Faust, est une oeuvre étrange etbarbare, qui ne vise à rien de moins qu'à présenter le "théâtre du monde". Une oeuvre complexe aussi, où le protagoniste, Faust, assure le lien entre le drame du savant amer, désespérant de percer les secrets de la nature vivante, et celui de Marguerite qui s'éprend du vieil homme rajeuni par Méphistophélès, avant de devenir mère, de tuer son enfant et, condamnée à mort, de refuser de suivre Faust qui, finalement, a tout perdu.Vingt ans plus tard, la traduction de Nerval rencontre un accueil enthousiaste auprès des écrivains, mais aussi de musiciens comme Berlioz, qui composera La Damnation de Faust, ou de peintres comme Delacroix. Faust devient partie intégrante de la culture romantique française. Si le personnage ne s'efface pas non plus de la nôtre, c'est aussi pour une part grâce au génie de Nerval: tout autant qu'à l'?uvre de Goethe, cette éblouissante traduction appartient à la sienne.
C'est écrit dans la Bible : Moïse est un Hébreu, recueilli par une princesse égyptienne. Il deviendra, sur ordre du dieu des Hébreux, le premier législateur du peuple juif. Freud bouleverse ce roman historique, en émettant deux hypothèses radicales : Moïse n'est pas un Hébreu mais le fils d'un noble égyptien - un étranger, donc ; le dieu juif est né de la fusion de deux figures divines, le dieu unique du pharaon égyptien Akhenaton et le cruel dieu des volcans d'un peuple sémite voisin. En cela, Freud s'en prend aux fondements mêmes de la conscience de soi du peuple juif, qui plus est dans le contexte tragique du triomphe du nazisme. Dernier livre de Freud, le Moïse (1939) a longtemps été considéré comme un ouvrage non psychanalytique, alors qu'il est une pièce essentielle de sa doctrine. Il y parachève son approche critique de la religion, commencée avec Totem et tabou et L'Avenir d'une illusion. Il y formule, en outre, une théorie générale de la croyance. Enfin, en proposant une lecture psychanalytique de l'histoire et de la religion, il autorise la psychanalyse à outrepasser les limites de l'âme individuelle.
C'est un art tout jeune... de quatre siècles. Il se chante, il se joue, il se danse; il émeut, il amuse, il enchante... C'est l'opéra. Monteverdi lui a donné son certificat de naissance et, depuis, il se promène de l'Italie à l'Allemagne, de la France à l'Angleterre, de la Russie aux États-Unis. Il est universel. Et pas réservé à une élite qui aurait l'oreille absolue, non, car il parle à tous ceux qui savent écouter. Si vous faites partie de ceux-là, vous allez (re)trouver avec bonheur vingt-cinq hit opératiques présentés sous des jours inattendus et passionnants, vous découvrirez des éclats de vie des vingt-cinq compositeurs choisis, les relations qu'entretiennent leurs ?uvres avec la littérature, les chanteurs qui ont marqué leur partition. Et vous verrez à quel point les scènes actuelles savent rendre la vitalité de ces ouvrages lyriques. Au fait, c'est Bernstein et West Side Story qui ferment le ban: l'opéra, ça swingue. Dans ces 25 découvertes. L'extrait du livret. Un premier temps, "Tendre l'oreille", qui décrit ce qu'on entend pour guider une première écoute. Un parcours historique et culturel autour du musicien et de son ?uvre. Des mises en scène modernes ou historiques. Et pour écouter les morceaux, rendez-vous sur www.musiclassics.com
Romancière, essayiste, psychanalyste, Lou Andreas-Salomé (1861-1937) est avant tout un esprit libre. Philosophie, poésie et psychanalyse ont été pour elle les instruments d'une seule grande affirmation : le lien indissoluble entre l'individu et la vie tout entière.4e de couverture : "Être seule, vivre intérieurement pour soi, est pour moi un besoin aussi impérieux que le contact et la chaleur humaine. Besoins aussi forts et passionnés l'un que l'autre, mais séparés et sujets au changement et à l'alternance, et c'est précisément cela qui paraît infidèle et inconstant." Romancière, essayiste, psychanalyste, Lou Andreas-Salomé (1861-1937) est avant tout un esprit libre. À vingt ans, elle fait le pari d'une amitié philosophique avec Nietzsche, et joue avec le feu de son amour. À trente, compagne de Rilke, elle le guide sur la voie de la création, et se dérobe à sa passion. À quarante, elle est accueillie par Freud comme sa disciple la plus intelligente, et lui fait accepter ses hérésies. Femme parmi les hommes, elle a rêvé d'un "monde de frères", de mariage sans sexualité, de maternité sans procréation, d'inconscient sans pulsion de mort. Philosophie, poésie et psychanalyse ont été les instruments d'une seule grande affirmation : le lien indissoluble entre l'individu et la vie tout entière. Lou Andreas-Salomé n'aura eu qu'une obsession - qui est aussi le titre d'une de ses nouvelles : "le Retour au Tout".
La formule est célèbre mais paradoxale : ne suis-je pas déjà moi- même ? (fui donc pourrait être cet "autre moi" que l'on m'enjoint d'atteindre ? De Pindare à Nietzsche, de Freud à Deleuze, les philosophes se sont approprié ce fameux mot d'ordre. Pour Dorian Astor, devenir soi ne signifie pas qu'il faille devenir maître de son destin, ni même qu'on doive devenir quelque chose ou quelqu'un. Devenir ce que l'on est, c'est aussi et surtout une disposition qui nous élève, une manière de se faire moins personnel et, peut-être, d'être plus libre.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.