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Le goût du chocolat
Astier Ingrid
MERCURE DE FRAN
5,90 €
Épuisé
EAN :9782715226395
Introduit en Europe au XVIe siècle, le chocolat jouit d'un accord tacite, conciliant peuples et personnalités, pacifiant les âmes. Voluptueux en bouche, il n'est pas le seul privilège des enfants, il est aussi terre de mémoire des adultes. A travers ses pays producteurs, les arômes de sa fève, de son mucilage et de sa torréfaction, le chocolat invite au voyage. Aujourd'hui source d'inventivité, il redouble de ludisme: fragrances florales du jasmin ou de la rose, animales de l'ambre ou du musc, capiteuses de la vanille de Tahiti, épicées de la cannelle de Chine, de la muscade, du poivre de Java, citronnées de la cardamome, hespéridées du cédrat confit, du yuzu japonais, iodées du thé Maccha... En compagnie de Mme de Sévigné, Brillat-Savarin, Roald Dahl, André Gide, Albert Cohen, Jorge Adamo, Joanne Harris, Pierre Richard, J.M.G. Le Clézio et bien d'autres, traversons ses effluves mexicains pimentés et retrouvons sa sensualité raffinée, son rituel mâtiné d'enfance et son érotisme latent.
Résumé : Paris, l'hiver. Noël s'approche avec l'évidence d'un spectre. Au coeur de la nuit, une barque glisse sur la Seine, découverte par la Brigade fluviale à l'escale du quai des Orfèvres. A l'intérieur, un cadavre de femme, sans identité. Sur elle, la carte de visite d'un parfumeur réputé. Une première dans l'histoire de la Brigade criminelle, qui prend en main l'enquête, Jo Desprez en tête. Mais quel esprit malade peut s'en prendre à la Seine ? Qui peut vouloir lacérer ce romantisme universel ? Exit les bateaux-mouches et les promenades. Le tueur sème la psychose : celle des naufrages sanglants. Désormais, son ombre ne quittera plus le fleuve. S'amorce alors une longue descente funèbre qui délivre des secrets à tiroirs. Jusqu'à la nuit, la nuit totale, celle où se cache le meurtrier. Pour le trouver, nul ne devra redouter les plongées. A chacun d'affronter ses noyades.
Né en Chine, le thé est la boisson spirituelle par excellence. Dans Le Livre du thé, Kakuzô Okakura soulignait déjà sa singularité: "Il y a dans le goût du thé comme un charme subtil qui le rend irrésistible et propre à être sublimé. Le thé n'a ni l'arrogance du vin ni l'affectation du café - et encore moins l'innocence minaudière du cacao." Le thé invite à un tour du monde géographique, de l'Equateur à la Papouasie, en inversant nos polarités mentales: ce breuvage initie au "culte de l'Imparfait" et à la jouissance de l'amertume. La tasse de thé, microcosme portatif de la "conception zen", regorge de connotations: convivialité, remède, purification, spiritualité, rituel, prémices aux transports amoureux... Yasunari Kawabata, Tarun J. Tejpal, Ben Schott, Arthur Rimbaud, Colette, Nathalie Sarraute, Marguerite Duras, Fernando Pessoa, Albert Cohen, et bien d'autres, nous font voir le monde à travers les brumes poétiques et vivifiantes du thé et dissipent ses secrets.
Extrait Mardi 21 juin 2011 14 h 44 Aubervilliers, rue Régine-Gosset Les armes, c'est comme les femmes, on les aime quand on les touche. J'y ai touché très tôt - aux armes et aux femmes. J'ai commencé avec un Colt Détective Spécial.38 à six coups. Avec des plaquettes en acajou sur la crosse. Redoutable petite arme de combat rapproché. Une blonde a suivi de près. Elle était allemande mais cela ne l'empêchait pas de devoir sa blondeur à l'eau oxygénée. J'avais treize ans, elle quatorze. C'est l'avantage des plages espagnoles d'apporter l'Allemagne sur un plateau. Depuis je suis resté fidèle aux deux - aux blondes comme aux armes, même si, arrivé à l'âge de trente ans, je me suis dit O.K., Diego, les brunes existent aussi. Entre Diego Maradona, Diego Milito et Diego Forlán, j'ai l'impression de porter le prénom d'un footballeur. Finale nette. Droit au but. Je viens de Barcelone et j'ai déménagé autant de fois que le nombre de coups dans le chargeur d'un Beretta 92. Quinze. Un jour, j'ai poussé la porte d'une ancienne hacienda à Aubervilliers, un squat de la rue Régine-Gosset, et j'ai décidé qu'avec mon frère Archibaldo, on avait plus le droit de s'installer que les rats. On les a descendus un par un. Depuis, on est devenus des Princes. On terrorise les rats, les rôdeurs et les branleurs. Notre jouet depuis l'enfance, c'est la peur. Archibaldo, on ne l'appelle jamais comme ça. On a opté pour Archi - c'est suffisant. Et puis, rien de plus fort qu'Archi. Je crois que ça lui plaît, ce raccourci. Les parents ne pensent jamais qu'un prénom se répète à longueur de journée. Archi a toujours été plus dur que moi. Enfant, il refusait de manger des gâteaux. Jamais on n'aurait pu lui faire manger de la crème. Il lui fallait du dur. Des chips et des biscottes. Je crois qu'il était persuadé que s'il avalait du flan, il allait se ramollir. On ne pouvait lui ôter l'idée de la tête ni le ballon des pieds. C'est le meilleur dribbleur que je connaisse. Il a des jambes comme des mitraillettes. Ce que je préfère, c'est le voir tirer ses cheveux noirs en arrière le matin et les lisser. S'il n'avait pas son air froid et buté, il passerait pour un danseur de tango. Archi est fier, avec un sale caractère, mais c'est mon frère et l'équipier le plus fiable du monde. On a grandi sans argent, et, sans argent, personne ne s'intéresse à ce que tu penses. Personne ne voit que tu es posé dans un coin à juste réclamer non qu'on te considère, mais qu'on te remarque. Pendant des années, on a été les fantômes d'une société qui se passait de nous. Jusqu'à ce que Pedro, notre père, se décide à lui apprendre le respect. C'est par les armes et les femmes que l'on devient homme. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Aubépine de Marcel Proust, vin d'orange ou roses anciennes de Colette, brosserie odoriférante de Francis Ponge: pour les écrivains, te parfum est une évidente machine à remonter le temps et à convoquer des espaces. Voyage immobile à travers la lente inspiration, le parfum est une invitation au départ. Il rythme la vie spirituelle et sensorielle des hommes depuis des millénaires, sous forme d'onguents, d'aspersions, d'encens. Senteur, mais aussi odeur appétissante, goût ou arôme. Aujourd'hui, la mode est aux parfums gourmands aux notes fruitées, chocolatées, vanillées, crémées, caramélisées, voire de thés. Les parfums se font aussi volontiers complices de l'érotisme, parce qu'ils forgent un langage de la séduction dont les fragrances sont l'invisible alphabet. Balade en compagnie de Charles Baudelaire, Christian Bobin, Emile Zola, Pierre Péju, Amélie Nothomb, Percy Kemp, Guy de Maupassant, John Fante, Richard Millet, Gonzague Saint Bris, Chandler Burr, Muriel Barbery et bien d'autres...
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.