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Le goût du champagne
Astier Ingrid ; Verjus Bruno
MERCURE DE FRAN
6,60 €
Épuisé
EAN :9782715231993
Le champagne fait partie de ces données terrestres vouées aucéleste. Tout en lui est ode à l'élévation. Vu à travers le prismedes écrivains, le champagne redouble d'effervescence: MichelOnfray ne le tient-il pas pour le «vin des vins», parce qu'il a"toutes les qualités des autres vins sans jamais en avoir un seuldéfaut"? Même son ivresse semble sacrée, dans ce pacte entrel'aérien et l'allégresse. Amélie Nothomb salue la "griserie desbulles" tandis que Manuel Vasquez Montalban n'hésite pas àl'adoucir de Mandarine Napoléon... Le champagne, dont larobe joue de la palette des ors, est l'allié du spectaculaire et dela séduction. A boire jusqu'à la liesse en compagnie de MarcelProust, Régis Jauffret, Michel Houellebecq, Patrick Modiano,Anton Tchekhov, David Foenkinos, Colette et bien d'autres...
Extrait Mardi 21 juin 2011 14 h 44 Aubervilliers, rue Régine-Gosset Les armes, c'est comme les femmes, on les aime quand on les touche. J'y ai touché très tôt - aux armes et aux femmes. J'ai commencé avec un Colt Détective Spécial.38 à six coups. Avec des plaquettes en acajou sur la crosse. Redoutable petite arme de combat rapproché. Une blonde a suivi de près. Elle était allemande mais cela ne l'empêchait pas de devoir sa blondeur à l'eau oxygénée. J'avais treize ans, elle quatorze. C'est l'avantage des plages espagnoles d'apporter l'Allemagne sur un plateau. Depuis je suis resté fidèle aux deux - aux blondes comme aux armes, même si, arrivé à l'âge de trente ans, je me suis dit O.K., Diego, les brunes existent aussi. Entre Diego Maradona, Diego Milito et Diego Forlán, j'ai l'impression de porter le prénom d'un footballeur. Finale nette. Droit au but. Je viens de Barcelone et j'ai déménagé autant de fois que le nombre de coups dans le chargeur d'un Beretta 92. Quinze. Un jour, j'ai poussé la porte d'une ancienne hacienda à Aubervilliers, un squat de la rue Régine-Gosset, et j'ai décidé qu'avec mon frère Archibaldo, on avait plus le droit de s'installer que les rats. On les a descendus un par un. Depuis, on est devenus des Princes. On terrorise les rats, les rôdeurs et les branleurs. Notre jouet depuis l'enfance, c'est la peur. Archibaldo, on ne l'appelle jamais comme ça. On a opté pour Archi - c'est suffisant. Et puis, rien de plus fort qu'Archi. Je crois que ça lui plaît, ce raccourci. Les parents ne pensent jamais qu'un prénom se répète à longueur de journée. Archi a toujours été plus dur que moi. Enfant, il refusait de manger des gâteaux. Jamais on n'aurait pu lui faire manger de la crème. Il lui fallait du dur. Des chips et des biscottes. Je crois qu'il était persuadé que s'il avalait du flan, il allait se ramollir. On ne pouvait lui ôter l'idée de la tête ni le ballon des pieds. C'est le meilleur dribbleur que je connaisse. Il a des jambes comme des mitraillettes. Ce que je préfère, c'est le voir tirer ses cheveux noirs en arrière le matin et les lisser. S'il n'avait pas son air froid et buté, il passerait pour un danseur de tango. Archi est fier, avec un sale caractère, mais c'est mon frère et l'équipier le plus fiable du monde. On a grandi sans argent, et, sans argent, personne ne s'intéresse à ce que tu penses. Personne ne voit que tu es posé dans un coin à juste réclamer non qu'on te considère, mais qu'on te remarque. Pendant des années, on a été les fantômes d'une société qui se passait de nous. Jusqu'à ce que Pedro, notre père, se décide à lui apprendre le respect. C'est par les armes et les femmes que l'on devient homme. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Revue de presse «La nuit vit à un rythme singulier : elle a sa propre horloge. Un temps arrêté, suspendu ou étiré, qui ouvre le coffre-fort de la sensation. J’aime cette plongée dans la nuit, cette immersion profonde qui me rappelle l’apnée dans l’océan. Ce livre est le fruit de notes vagabondes, de nuits inspirées, de lectures ou de dialogues croisés.»
Des pluies de roses perfides du romain Héliogabale, en passant par Rose de Nuit du parfumeur Serge Lutens, jusqu'au Mont-Blanc à la confiture d'églantines du pâtissier Pierre Hermé, la rose couronne notre quotidien. Terme générique commode, la rose rallie des dissipées, des nonchalantes, des intrigantes, des altières, des vaporeuses, des grimpantes, des ténébreuses... Avec ses 40 000 variétés, la reine des fleurs à l'épineuse beauté s'impose surtout comme un fleuron de la rhétorique amoureuse. Son succès justifie une floraison de symboles; ses vertus - cosmétiques, curatives, décoratives, culinaires - sa présence dans tous les domaines. La rose traverse les cultures, nourrit les imaginaires et fédère autour d'elle une communauté éclectique: jardiniers amateurs, rosiéristes de renom, parfumeurs célèbres, écrivains, poètes, etc. A cueillir, à sentir, à admirer et à apprivoiser en compagnie de Colette, Francis Ponge, Antoine de Saint-Exupéry, Marcel Proust, Françoise Chandernagor, Milan Kundera, Stefan Zweig, François Cheng, Philippe Delerm et bien d'autres...
Né en Chine, le thé est la boisson spirituelle par excellence. Dans Le Livre du thé, Kakuzô Okakura soulignait déjà sa singularité: "Il y a dans le goût du thé comme un charme subtil qui le rend irrésistible et propre à être sublimé. Le thé n'a ni l'arrogance du vin ni l'affectation du café - et encore moins l'innocence minaudière du cacao." Le thé invite à un tour du monde géographique, de l'Equateur à la Papouasie, en inversant nos polarités mentales: ce breuvage initie au "culte de l'Imparfait" et à la jouissance de l'amertume. La tasse de thé, microcosme portatif de la "conception zen", regorge de connotations: convivialité, remède, purification, spiritualité, rituel, prémices aux transports amoureux... Yasunari Kawabata, Tarun J. Tejpal, Ben Schott, Arthur Rimbaud, Colette, Nathalie Sarraute, Marguerite Duras, Fernando Pessoa, Albert Cohen, et bien d'autres, nous font voir le monde à travers les brumes poétiques et vivifiantes du thé et dissipent ses secrets.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Mae découvrit à son réveil que Peter avait disparu. Elle s'assit, tendit l'oreille et se heurta au silence qui enveloppe un espace lorsque la personne que l'on attend n'est pas rentrée. Parfois les gens sortent et ne reviennent pas. Parfois les malheurs surviennent. Mae le sait depuis qu'elle a six ans. Peter. Son compagnon... L'homme qu'elle était sur le point d'épouser. Mae va vite découvrir que son "fiancé" est en réalité un redoutable escroc qui a la police à ses trousses. Eplorée, elle retourne chez ses grands-parents, qui l'ont élevée et tiennent une auberge sur les bords du Saint-Laurent. Au sein d'une nature magnifique, mais qui peut se révéler dangereuse quand le fleuve se déchaîne, elle va retrouver et affronter ses souvenirs : la mort inexpliquée de ses parents dans la fonte des glaces, la disparition brutale de son inséparable ami d'enfance, Gabe, les silences de sa grand-mère... Et tenter de trouver des réponses.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...