Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LE CENT DE ROUGE PROFOND - 100 PLANS DU CINEMA, 100 AUTEURS
ASTIC GUY
ROUGE PROFOND
21,00 €
Épuisé
EAN :9791097309220
Ce livre anniversaire, florilège de textes et de plans puisés dans les cinémas du monde, fête les vingt ans d'existence de Rouge Profond et le centième ouvrage publié. Tout a commencé en 1999 sous la forme d'une revue, Simulacres, en compagnie de Jean-Baptiste Thoret, entre Liège, Paris et Pertuis, tout en passant par l'Italie de Dario Argento pour y puiser un nom (profondo rosso). L'aventure livre s'est amorcée à partir de 2003, un temps avec Christian Tarting, les collections "Birdland" et "Stanze" complétant la collection de cinéma "Raccords". Depuis 2008, un seul pilote pour assurer les incursions de Rouge Profond dans le réseau dense de l'édition, toujours suivant des voies indépendantes. Et deux nouvelles collections sont apparues : "Débords" et "Décors". Sans compter l'amour renouvelé pour la revue, avec la publication de trois titres : Tête-à-tête, Ciné-Bazar, La Fémis présente. Un voyage au long cours poursuivi avec les deux compagnons de route des débuts : Ici & ailleurs (La Roque d'Anthéron) pour la maquette et les réalisations éditoriales, Harmonia Mundi (Arles) pour la diffusion-distribution. Aujourd'hui, Rouge Profond poursuit sur sa lancée depuis Aix-en-Provence, avec le soutien des libraires et l'intérêt accru des lecteurs. S'il fallait une bande son pour vous plonger dans les pages de ce rouge Cent, ce serait la voix de David Bowie à l'ouverture de Lost Highway, sur cette route de nuit défilante, aux bords indéfinis : "Funny how secrets travel."
Bienvenue dans cette danse macabre de mots et d'images où se côtoient littérature, cinéma, peinture, bande dessinée et série télé. Les données du temps et de l'espace déstabilisées, c'est une exploration inquiète de l'entre-deux qui vous attend, dans des localisations intermédiaires aux frontières battantes sises outre-Manche, outre-Atlantique, dans l'archipel japonais et même de l'autre côté, dans l'envers du monde et du réel, jusqu'aux enfers. Avec pour repère éblouissant Stephen King, qui a fait du Maine une contrée propice aux débordements du pire. Le mauvais genre se plaît dans les zones limites, les bouts de monde, les états transitoires. Pas de franche homogénéité où tout s'accepte d'un bloc, la préférence va aux chausse-trapes, aux passages, aux seuils, aux glissements de terrain, aux sorties de route. Au générique de cette épouvanthologie une distribution cinq étoiles Clive Barker, Arnold Böcklin, Danny Boyle, John Carpenter, Chris Carter, Mark Z Danielewski, Bret Easton Ellis, Terence Fisher, Juan Carlos Fresnadillo, Lucio Fulci, Hideshi Hino, Tobe Hooper, Kiyoshi Kurosawa, John Landis, David Lynch, Arthur Machen, Neil Marshall, Richard Matheson, Takashi Miike, Nobuo Nakagawa, Hideo Nakata, Mark Robson, Gary Sherman, Takashi Shimizu, Dan Simmons, Sono Sion, Christopher Smith, Bram Stoker, Jacques Tourneur, Billy Wilder, Edgar Wright.
Biographie de l'auteur Codirecteur des éditions Rouge Profond et co-rédacteur en chef de Simulacres (1999-2003), Guy Astic consacre ses écrits au cinéma et au roman européen contemporains ainsi qu'au fantastique sous toutes ses formes. Il a publié, aux éditions Kimé, La Tambour littérature. Günder Grass romancier (2004), réalisé un guide " Librio " sur le fantastique (1999) et un autre sur le roman (2002), dirigé deux ouvrages collectifs sur Stephen King, conçu plusieurs anthologies pour la collection " Points-Virgule " des Editions Seuil, notamment Suite fantastique (2002). Il a fait paraître, dans la même collection " Raccords ", Le Purgatoire des sens. Lost Highway de David Lynch (2004).
Réalisateur expérimenté, Jacques Tourneur a su tirer des scénarios qui lui étaient confiés des mondes et des visions à part entière, quel que soit le genre abordé - le film d'aventures médiévales avec La Flèche et le Flambeau, le western avec Northwest Passage, le film noir avec Nightfall ou le fantastique avec La Féline. Il n'a pu, en revanche, mettre en images ses propres histoires, pourtant prometteuses, comme l'illustrent les quatre scénarios présentés ici et rédigés entre 1966 et 1967, entre la Californie et Paris. Trois d'entre eux (Satanique, Grosse sorcière au balai tordu et Murmures dans des chambres lointaines), conçus à Hollywood, confirment son penchant pour le fantastique et la nature trouble du réel. Le dernier, Lazare, est un scénario écrit en français dont les rôles principaux étaient envisagés pour Bourvil et Louis de Funès ou Jean Gabin et Fernandel. A ces scripts s'ajoutent les aphorismes du cinéaste, dignes de ses mises en scène dépouillées, nuancées, poétiques à force de retenue et de profondeur. Cet ensemble, inédit, est complété par l'unique entretien filmé avec Jacques Tourneur, réalisé par Jacques Manlay et Jean Ricaud en 1977, à Bergerac. Près de trente minutes de conversation au cours desquelles l'artiste évoque son parcours hollywoodien, sa prédilection pour le mystère et sa passion du cinéma
The Walking Dead. Un succès planétaire avec des records d'audience aux Etats-Unis. Cette série nous fascine et nous tient en haleine parce qu'elle traite notre plus grande hantise. Toute son histoire s'inscrit au point précis où commence et finit le temps des hommes : le moment post-apocalyptique. Tout a disparu de nos manières incorporées de dire le bien et le mal, de distinguer l'humain et l'inhumain. Nos institutions et nos conventions se sont désintégrées. Il ne s'agit plus de chercher comment nous pourrions nous sauver mais de considérer lucidement la possibilité d'un nouveau départ. Avons-nous besoin d'un chef ? Chacun a-t-il le droit de punir et de tuer ? Peut-on être père dans un univers sans mère, sans école et sans travail ? Devons-nous fuir ou nous enraciner ? Qu'est-ce au fond qu'une vie d'homme ? Cette série est âpre et souvent douloureuse. Elle ne pose pas d'autres problèmes que les nôtres mais les pose autrement en cassant le monde qui nous offrait ses solutions de fortune. Elle établit ainsi une nouvelle distance focale avec tout ce que nous avons bâti. C'est l'intégralité des rapports humains qu'elle intime de réinventer. A la façon propre d'une série, à coup de flashes philosophiques, elle nous contraint à penser. Aucun dogmatisme, nulle volonté de fonder ou légitimer. Cet essai sera votre guide de survie conceptuel dans un monde catastrophé.
Biographie de l'auteur Codirecteur des éditions Rouge Profond et co-rédacteur en chef de Simulacres (1999-2003), Guy Astic consacre ses écrits au cinéma et au roman européen contemporains ainsi qu'au fantastique sous toutes ses formes. Il a publié, aux éditions Kimé, La Tambour littérature. Günder Grass romancier (2004), réalisé un guide " Librio " sur le fantastique (1999) et un autre sur le roman (2002), dirigé deux ouvrages collectifs sur Stephen King, conçu plusieurs anthologies pour la collection " Points-Virgule " des Editions Seuil, notamment Suite fantastique (2002). Il a fait paraître, dans la même collection " Raccords ", Le Purgatoire des sens. Lost Highway de David Lynch (2004).
Déployant une analyse détaillée et illustrée des films, des Prédateurs à Unstoppable, en passant par Top Gun, Jours de tonnerre, True Romance, Domino, Le Fan, Spy Game, Le Dernier Samaritain, Le Flic de Beverly Hills 2, Ennemi d'Etat, Man on Fire, USS Alabama, Déjà vu, Revenge, L'Attaque du métro 123, l'ouvrage embrasse toute la carrière de Tony Scott, disparu le 19 août 2012. Frère cadet de Ridley Scott, le metteur en scène britannique a redéfini durant trois décennies les codes du cinéma d'action hollywoodien. Son approche technique précise et rigoureuse du métier de réalisateur, tout comme sa démarche artistique référentielle et innovante font de son oeuvre singulière un ensemble riche et intense traversé de motifs hyperboliques récurrents. On reconnaît bien le style du cinéaste, qui n'a cessé de tendre vers une recherche épurée sur la forme, puisant dans la peinture du XVe siècle ou dans l'expressionnisme du XXe siècle. Tel un plasticien, Tony Scott a peaufiné ses préférences esthétiques pour atteindre un cinéma essentiellement sensitif et a fait de notre monde contemporain une mécanique à laquelle ses protagonistes doivent se confronter, par l'action : "Harder, Better, Faster, Stronger", pour reprendre les Daft Punk. Le livre est préfacé par Harry Gregson-Williams qui a composé la musique de six films de Tony Scott.
Le cinéma d'Hollywood est un art de la plénitude: ses histoires embrassent le monde, ses images sidèrent et transportent, ses créateurs ne s'imposent aucune limite, tous les genres sont représentés et la démangeaison d'infini y est permanente. Ignorant la hiérarchie culturelle, Pierre Berthomieu propose dans ce premier volume, allant des origines aux années 1960, une histoire inédite de l'art hollywoodien: histoire des formes, des styles, histoire des artistes (acteurs, réalisateurs, scénaristes, décorateurs, musiciens). Hollvwood est à l'origine de codes et de genres précis (le film biblique, le film historique et romantique comme Autant en emporte le vent, les musicals...), d'esthétiques sans cesse enrichies, d'échanges artistiques (théâtre, opéra, musique, cinéma, animation, télévision), mais aussi d'icônes (King Kong, Marilyn Monroe...), d'inventions (le Technicolor, le Scope), d'oeuvres d'auteurs à part entière (Cecil B. DeMille, Michacl Curtiz, Clarence Brown, John Ford, Alfred Hitchcock, Orson Welles, George Stevens, King Vidor, Robert Wise...). Feuilletoniste à sa façon, l'auteur reconstitue la saga hollywoodienne, avec ses familles et ses rituels, ses héritages et ses révolutions, alternant parcours chronologiques et approches transversales, privilégiant les filiations (échos, écarts), les transferts d'un cinéaste à l'autre, d'une forme à l'autre, les persistances ou infléchissements thématiques. Il saisit les liens de l'intérieur de la création, en remontant aux sources: il recourt à d'abondants documents visuels - près de trois mille illustrations -, à des propos d'artistes publiés pour la première fois en France.