Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Images et mots de l'horreur/2/Territoires de l'effroi
Astic Guy
ROUGE PROFOND
16,00 €
Épuisé
EAN :9782915083958
Bienvenue dans cette danse macabre de mots et d'images où se côtoient littérature, cinéma, peinture, bande dessinée et série télé. Les données du temps et de l'espace déstabilisées, c'est une exploration inquiète de l'entre-deux qui vous attend, dans des localisations intermédiaires aux frontières battantes sises outre-Manche, outre-Atlantique, dans l'archipel japonais et même de l'autre côté, dans l'envers du monde et du réel, jusqu'aux enfers. Avec pour repère éblouissant Stephen King, qui a fait du Maine une contrée propice aux débordements du pire. Le mauvais genre se plaît dans les zones limites, les bouts de monde, les états transitoires. Pas de franche homogénéité où tout s'accepte d'un bloc, la préférence va aux chausse-trapes, aux passages, aux seuils, aux glissements de terrain, aux sorties de route. Au générique de cette épouvanthologie une distribution cinq étoiles Clive Barker, Arnold Böcklin, Danny Boyle, John Carpenter, Chris Carter, Mark Z Danielewski, Bret Easton Ellis, Terence Fisher, Juan Carlos Fresnadillo, Lucio Fulci, Hideshi Hino, Tobe Hooper, Kiyoshi Kurosawa, John Landis, David Lynch, Arthur Machen, Neil Marshall, Richard Matheson, Takashi Miike, Nobuo Nakagawa, Hideo Nakata, Mark Robson, Gary Sherman, Takashi Shimizu, Dan Simmons, Sono Sion, Christopher Smith, Bram Stoker, Jacques Tourneur, Billy Wilder, Edgar Wright.
Günter Grass poursuit, depuis plus de cinquante ans, une ?uvre non conformiste bousculant les classifications. Déterminantes dans le champ artistique, ses publications comptent aussi dans le débat public. La plupart d'entre elles suscitent des réactions souvent passionnelles, obligent à reconsidérer des événements clés trop vite digérés ou normalisés - à l'instar de la chute du mur de Berlin, des catastrophes écologiques ou de la domination du tout-économique. L'engagement de l'écrivain plasticien est réel, intense: il envisage le contenu comme résistance, la forme comme éveil de l'esprit critique et politique. Pour ceux qui s'interrogeraient sur ce que peut la littérature - avec un diagnostic souvent pessimiste à portée de main -, des réponses se trouvent dans le pouvoir de saisissement, de morsure et de questionnement qu'exerce l'écriture de Grass, revenant inlassablement sur la peau tendue de la page et martelant, martelant, pour couvrir les rumeurs dominantes et l'unisson des voies toutes tracées. On peut bien alors parler de tambour littérature, vouée à suspecter tout système de pensée verrouillé. Rare aujourd'hui, anachronique à sa façon, elle privilégie la circulation vive des formes et des significations pour représenter le monde comme question, en souligner la complexité, les contradictions et les tensions.
Résumé : Lost Highway est un diamant noir dont l'obscure clarté illumine le firmament du cinéma depuis vingt-cinq ans. A l'image de l'hôtel perdu au bout d'une route surgie de nulle part, investi par des morts ou des disparus qui refont surface, le film de David Lynch a tout du purgatoire. Purgatoire pour les personnages égarés qui n'arrêtent pas de passer les frontières de mondes incompatibles ; purgatoire pour les corps en souffrance, dont le cinéaste surexpose la vulnérabilité pour mieux explorer la violence des pulsions, pénétrer les textures de l'âme et des viscères ; purgatoire pour le spectateur plongé dans une traversée audiovisuelle inédite, lâché dans une expérience totale, au plus vif de la création, au coeur brûlant et bruyant de l'existence ; purgatoire, enfin, pour Lynch qui atteint là une forme de pureté artistique dans l'intensification de chacun des moyens d'expression mis en oeuvre. Entre excès et tensions incandescentes, abstraction et figuration ne cessent de s'aimanter et de se repousser, dans un déploiement d'énergie formelle d'autant plus retentissante qu'elle a pour cadre un monde essoufflé, une histoire déprimée. Bréviaire vertigineux de la perception, Lost Highway plonge dans l'intimité de l'image pour amener la sensibilité à s'ouvrir.
Biographie de l'auteur Codirecteur des éditions Rouge Profond et co-rédacteur en chef de Simulacres (1999-2003), Guy Astic consacre ses écrits au cinéma et au roman européen contemporains ainsi qu'au fantastique sous toutes ses formes. Il a publié, aux éditions Kimé, La Tambour littérature. Günder Grass romancier (2004), réalisé un guide " Librio " sur le fantastique (1999) et un autre sur le roman (2002), dirigé deux ouvrages collectifs sur Stephen King, conçu plusieurs anthologies pour la collection " Points-Virgule " des Editions Seuil, notamment Suite fantastique (2002). Il a fait paraître, dans la même collection " Raccords ", Le Purgatoire des sens. Lost Highway de David Lynch (2004).
Déployant une analyse détaillée et illustrée des films, des Prédateurs à Unstoppable, en passant par Top Gun, Jours de tonnerre, True Romance, Domino, Le Fan, Spy Game, Le Dernier Samaritain, Le Flic de Beverly Hills 2, Ennemi d'Etat, Man on Fire, USS Alabama, Déjà vu, Revenge, L'Attaque du métro 123, l'ouvrage embrasse toute la carrière de Tony Scott, disparu le 19 août 2012. Frère cadet de Ridley Scott, le metteur en scène britannique a redéfini durant trois décennies les codes du cinéma d'action hollywoodien. Son approche technique précise et rigoureuse du métier de réalisateur, tout comme sa démarche artistique référentielle et innovante font de son oeuvre singulière un ensemble riche et intense traversé de motifs hyperboliques récurrents. On reconnaît bien le style du cinéaste, qui n'a cessé de tendre vers une recherche épurée sur la forme, puisant dans la peinture du XVe siècle ou dans l'expressionnisme du XXe siècle. Tel un plasticien, Tony Scott a peaufiné ses préférences esthétiques pour atteindre un cinéma essentiellement sensitif et a fait de notre monde contemporain une mécanique à laquelle ses protagonistes doivent se confronter, par l'action : "Harder, Better, Faster, Stronger", pour reprendre les Daft Punk. Le livre est préfacé par Harry Gregson-Williams qui a composé la musique de six films de Tony Scott.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).
Attachée à ses racines hispaniques, Charlotte Largeron a suivi un enseignement universitaire consacré à l'art espagnol tout en portant son attention sur le cinéma de Guillermo del Toro, Alfonso Cuaron, Alejandro Gonzalez Inarritu. L'un de ses mémoires de recherches a ainsi été consacré au Labyrinthe de Pan. C'est en l'envoyant à Guillermo del Toro qu'elle a pris contact avec le cinéaste qui, sensible à son approche, a accepté d'apporter sa contribution au livre que l'auteure lui consacre.