Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Qui est la viande ? Logique du cannibalisme invisible
Assouly Olivier
POCKET
9,90 €
Épuisé
EAN :9782266323611
Une réflexion philosophique sur la signification culturelle et anthropologique de la viande dans une perspective qui n'est pas uniquement liée à l'animal. On ne mange pas de la viande simplement parce qu'on a besoin de protéines. Il y a dans la consommation de l'animal une structure sacrificielle et donc un phénomène culturel lié à des structures archaïques qui persistent et qu'il faut analyser. C'est ce que propose ce livre dans lequel Olivier Assouly, auteur d'une remarquée Philosophie du goût publiée dans la collection Agora, nous rappelle que le mot viande vient du latin " vivanda " terme signifiant " ce qui sert à la vie ". La consommation carnée ne répondrait pas tant à des règles morales qu'à la nécessité aveugle et innocente de vivre. La viande fait question en raison du soupçon pesant sur son caractère impérieux, vital, nourrissant. L'ouvrage vise à reconsidérer sa définition, car en impliquant l'entretien de la vie, rien ne paraît requérir que l'aliment nommé viande provienne obligatoirement d'un organisme animal. Viande est " tout ce qui entretient la vie ".
Constatant que les crises alimentaires de ces dix dernières années ont ravivé des peurs archaïques, Olivier Assouly montre dans quelle mesure le geste alimentaire demeure solidaire d'un système de valeurs élaboré dans les différentes civilisations par les grandes religions.
Dans les nations industrialisées, les goûts des individus sont désormais employés à doper la consommation. L'industrialisation de la jouissance privilégie le superflu au nécessaire, la sensibilité à la raison, la séduction à la faculté de juger. Pourtant, avec l'exploitation du goût, le capitalisme est loin d'avoir découvert une terre inconnue. A l'âge classique, la noblesse de cour cultivait un style de vie commandé par les loisirs et le goût, tout en faisant du bon goût un critère de distinction et de promotion individuelle. Ces relations de compétition entre courtisans ont-elles été les premières notes en prélude au libéralisme? Si l'improductivité, au sens économique, a pu constituer une valeur fondatrice du goût, comment l'industrie a-t-elle pu transformer le goût en moteur économique de la consommation? Le devenir esthétique du capitalisme repose sur la captation et la conversion de ce qu'il aurait de plus individuel en valeurs mesurables, échangeables et massifiables, susceptibles de coloniser les moindres recoins de l'existence et de al culture. L'ouvrage montre que les enjeux du capitalisme esthétique excèdent le territoire angélique des agréments: les batailles esthétiques sont au c?ur d'une guerre économique pour le contrôle des émotions et des affections. Biographie: Professeur de philosophie, responsable de la recherche à l'institut français de la mode, Olivier Assouly a déjà publié Les nourritures divines, Essai sur les interdits alimentaires (Actes Sud, 2002), et Les Nourritures nostalgiques, Essai sur le mythe du terroir (Actes sud, 2004), et dirigé l'ouvrage collectif Goûts à vendre, Essais sur la captation esthétique (IFM-Regard, 2007).
Cet ouvrage collectif sur le roman No Country for Old Men de Cormac McCarthy (2005) et son adaptation cinématographique par les frères Coen (2007) est destiné aux étudiants préparant le concours externe de l'Agrégation d'anglais. Composé de douze articles et d'un exemple de commentaire de texte, il propose, en avant-propos, de faire un point sur la place à donner au cinéma dans les épreuves de littérature comportant une adaptation filmique et présente différentes approches. Les articles, écrits par des universitaires spécialistes de littérature et/ou de cinéma, se concentrent sur les questions incontournables soulevées par les deux oeuvres : les stratégies d'adaptation, les genres et registres littéraires et cinématographiques, l'espace et la focalisation, la violence, la mort, la destruction, ainsi que la masculinité et la vieillesse.
Au fil de l histoire et des guerres, la famine n a cessé d être exploitée à des fins militaires pour faire plier un ennemi récalcitrant. Au XXe siècle, le nazisme a porté à son comble l instrumentalisation mortifère de la faim dans ses camps de concentration. De nos jours, ce sont les stratégies économiques de l industrie agroalimentaire qui ont fait de la faim une arme qui, au lieu d affamer pour tuer, s emploient à attiser l insatiabilité du consommateur pour doper la consommation, érigeant ainsi de nouveau l alimentation en redoutable instrument de domination politique et économique.
Résumé : Alors qu'elle combat sans relâche la puissance et l'efficacité du chamanisme, une jeune et brillante psychiatre russe, Olga Kharitidi, est appelée à partir au coeur de la Sibérie à la rencontre d'une véritable charnane Oumaï. En l'initiant aux secrets de la guérison mentale, celle-ci lui fait découvrir la nature véritable de l'âme humaine. Transformée, confrontée à des expériences de plus en plus profondes, Olga Kharitidi finira par faire sienne cette magie, au point de l'intégrer à l'exercice quotidien de son métier.
La pensée sauvage" et non "la pensée des sauvages". Car ce livre s'écarte de l'ethnologie traditionnelle en prenant pour thème un attribut universel de l'esprit humain : la pensée à l'état sauvage qui est présente dans tout homme - contemporain ou ancien, proche ou lointain - tant qu'elle n'a pas été cultivée et domestiquée à des fins de rendement. Lévi-Strauss aborde donc les mythes, les rites, les croyances et les autres faits de culture comme autant d'êtres "sauvages" comparables à tous ceux que la nature engendre sous d'innombrables formes, animales, végétales et minérales. Publiée au milieu des années cinquante, "La pensée sauvage" est aujourd'hui considérée comme l'un des classiques de l'ethnologie contemporaine dont l'influence fut décisive sur l'ensemble des disciplines qui forment le domaine des sciences sociales.
Le testament des Dieux, qui seul assure la légitimité du pharaon Ramsès II, demeure introuvable. Sur la piste d'un complot diabolique qui unit les hommes de pouvoir et d'influence, le juge Pazair est déporté dans un bagne. Mû par une volonté inflexible, il parvient à s'enfuir... De retour à Thèbes, avec l'aide de sa jeune épouse Néféret, médecin réputé, et de ses fidèles amis Kem et Souti, Pazair enfin innocenté poursuit son enquête, avec l'accord tacite du souverain, tandis que meurtres, enlèvements et actes de corruption se multiplient...
L?Art de la guerre de Sunzi (Ve siècle avant J.-C.) est le premier traité de stratégie connu au monde. Stratège militaire du début de l?époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), l?auteur favorise la stratégie indirecte. Classique du genre, sa compréhension dépasse le domaine militaire et peut être étendue à la plupart des domaines de l?activité humaine. L?Occident en prit tardivement connaissance à partir du XVIIIe siècle. Quant à L?Art de la guerre de Sun Bin (milieu du IVe siècle avant J.-C.), on croyait ce texte perdu depuis plus d?un millénaire, au point de douter de l?existence de son auteur et de le confondre avec son ancêtre Sunzi. Jusqu?à la découverte, en avril 1972, de lamelles de bambou, dans un tombeau des Han de l?Ouest à Yinqueshan, dans le district de Linyi, province du Shandong. Elles portaient non seulement le texte de L?Art de la guerre de Sunzi mais aussi celui de L?Art de la guerre de Sun Bin. Elles permirent de distinguer les deux auteurs, leur originalité, et de prendre enfin connaissance de l??uvre disparue. Pour la première fois en France ces deux textes sont publiés ensemble dans la traduction de Tang Jialong.