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Les nourritures divines. Essai sur les interdits alimentaires
Assouly Olivier
ACTES SUD
23,00 €
Épuisé
EAN :9782742739523
Quatrième de couverture LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS Se nourrir : la banalité quotidienne de ce geste vient d'être brutalement interrogée par les récentes crises alimentaires qui ont ravivé chez le consommateur des peurs archaïques. L'innocuité des aliments ne saurait cependant suffire à les décréter "bons" à manger. Même si la plupart des pratiques alimentaires de nos contemporains semblent émancipées des législations religieuses, dans toutes les cultures, les repas impliquent de sélectionner des aliments et c'est hors tout motif religieux que les Coréens consomment la chair des chiens et les Français celle des grenouilles... C'est sans doute parce que la nourriture constitue l'archétype de tout ce qui est hors de l'homme et qu'il doit faire sien en l'incorporant que chaque religion a élaboré, à travers ses ouvrages sacrés, une manière "morale" d'avaler des parties du monde. Les prohibitions alimentaires évoquées dans le présent ouvrage concernent, de près ou de loin, presque deux milliards de chrétiens, plus de un milliard de musulmans, huit cents millions d'hindous et près de quatorze millions de juifs. Parce que l'acte de se nourrir, s'il s'effectue au présent ne cesse pour autant de se conjuguer au passé, il convenait d'interroger la rémanence, dans le rapport de nos contemporains à leurs nourritures, d'un héritage religieux dont sont pétries les différentes civilisations afin de relativiser les interprétations hygiénistes, médicales ou diététiques trop souvent privilégiées par les sociétés actuelles dans leur tentative de rationnaliser à l'excès le geste alimentaire. Né en 1967 à Paris, Olivier Assouly enseigne la philosophie. Dans le cadre de l'Institut français de la mode, il est, avec d'autres chercheurs, cofondateur du FRIC (Forum de recherche sur les imaginaires de consommation).
Résumé : Une réflexion philosophique sur la signification culturelle et anthropologique de la viande dans une perspective qui n'est pas uniquement liée à l'animal. On ne mange pas de la viande simplement parce qu'on a besoin de protéines. Il y a dans la consommation de l'animal une structure sacrificielle et donc un phénomène culturel lié à des structures archaïques qui persistent et qu'il faut analyser. C'est ce que propose ce livre dans lequel Olivier Assouly, auteur d'une remarquée Philosophie du goût publiée dans la collection Agora, nous rappelle que le mot viande vient du latin " vivanda " terme signifiant " ce qui sert à la vie ". La consommation carnée ne répondrait pas tant à des règles morales qu'à la nécessité aveugle et innocente de vivre. La viande fait question en raison du soupçon pesant sur son caractère impérieux, vital, nourrissant. L'ouvrage vise à reconsidérer sa définition, car en impliquant l'entretien de la vie, rien ne paraît requérir que l'aliment nommé viande provienne obligatoirement d'un organisme animal. Viande est " tout ce qui entretient la vie ".
Constatant que les crises alimentaires de ces dix dernières années ont ravivé des peurs archaïques, Olivier Assouly montre dans quelle mesure le geste alimentaire demeure solidaire d'un système de valeurs élaboré dans les différentes civilisations par les grandes religions.
L'oeuvre de Jacques Derrida (1930-2004) ne laisse indemne ni son lecteur, ni ses détracteurs, ni son auteur lui-même, qui a été le premier à réfléchir à sa propre production conceptuelle. C'est d'ailleurs cette réflexion qui l'a poussé à forger de nombreuses notions - trace, différance, archi-écriture, logocentrisme, phallogocentrisme... -, comme autant de jalons dans sa théorisation de la « déconstruction ». Son projet philosophique ? Une longue et exigeante explication de l'histoire de la philosophie et de ses institutions, explication ayant souvent conduit à un questionnement politique. C'est avec cette démarche qu'il a notamment analysé l'écriture et la parole, la métaphysique de la présence, l'animal ou encore la différence sexuelle. Vingt ans après la mort de Jacques Derrida, Olivier Assouly nous donne des clés pour comprendre la démarche philosophique novatrice et interroger l'héritage du penseur de la déconstruction, concept ô combien discuté aujourd'hui dans le débat public.Table des matières : Abréviations Introduction Chapitre premier - Métaphysique de la présence I. L'épreuve de la phénoménologie II. L'écriture entre remède et poison III. Le problème du « signe » IV. De la trace aux techniques de la présence Chapitre II - La clôture de la métaphysique I. L'exemplarité de Freud II. La déconstruction III. Limites de la linéarité philosophique IV. Autobiographie Chapitre III - Déconstruire des institutions I. La question de l'animal II. Différence des genres III. L'institution de la philosophie IV. De l'économie du don à la justice Bibliographie
Professeur de philosophie, Olivier Assouly consacre ses travaux au goût ainsi qu'aux thèmes qui lui sont associés — saveurs, nutrition, jouissance, dégoût, faim — faisant émerger un questionnement inédit au coeur d'une tradition occidentale où, à l'inverse de la dimension esthétique du goût, ils n'ont qu'une place mineure. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Les Nourritures divines. Essai sur les interdits alimentaires (Actes Sud, 2002), Les Nourritures nostalgiques. Essai sur le mythe du terroir (Actes Sud, 2004), Le Capitalisme esthétique. Essai sur l'industrialisation du goût (Le Cerf, 2008) et Les Nourritures de Jean-Jacques Rousseau. Cuisine, goût et appétit (Garnier, 2016). En 2019 sort chez Pocket dans la collection " Agora " L'Organisation criminelle de la faim.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Une dramatique vérité familiale dévoilée par deux jeunes gens dans une maison-mausolée élevée à la mémoire de ceux qui ont péri dans un incendie. Etrange et obsédant. Prix polar international de Cognac 2010.Notes Biographiques : Né en 1958 à Osaka, Keigo Higashino est l'une des figures majeures du roman policier japonais. Son oeuvre, composée d'une soixantaine de romans et d'une vingtaine de recueils de nouvelles, connait un succès considérable. Plus d'une vingtaine de ses ouvrages ont été porté à l'écran et il a remporté de nombreux prix littéraires dont le prestigieux prix Edogawa Rampo ainsi que le prix du meilleur roman international du Festival Polar de Cognac 2010 pour La maison où je suis mort autrefois. Le Nouveau est son neuvième roman à paraître dans la collection "Actes Noirs".