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Le prix du monothéisme
Assmann Jan ; Bernardi Laure
AUBIER
22,40 €
Épuisé
EAN :9782700723625
Extrait Extrait de l'introduction : Dans l'Antiquité, selon une datation qui fluctue entre la fin de l'Âge de bronze et l'Antiquité tardive, s'est produit un tournant qui a marqué, de façon plus décisive que toutes les transformations politiques, le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. Il s'agit du passage des religions «polythéistes» aux religions «monothéistes», des religions cultuelles aux religions du livre, des religions spécifiques à une culture aux religions universelles. En bref, des religions «primaires» à des religions «secondaires» qui, du moins dans la façon qu'elles ont eu de s'appréhender elles-mêmes, sont moins dérivées des religions primaires dans le cadre d'un processus évolutif qu'elles ne s'en sont plutôt détournées, en un acte révolutionnaire. La distinction entre religions «primaires» et religions «secondaires» renvoie à une proposition de Théo Sundermeier, spécialiste de l'histoire des religions et des missions. Historiquement, les religions primaires se sont développées durant des siècles et des millénaires dans le cadre d'une culture donnée, d'une société donnée, et, la plupart du temps, d'une langue donnée auxquelles elles sont indissociablement liées. Les univers cultuels et les panthéons de l'Antiquité égyptienne, babylonienne et gréco-romaine relevaient de ces religions. Les religions secondaires, en revanche, sont des religions nées d'un acte de révélation et de fondation, construites sur la base des religions primaires et qui s'en démarquent selon un schéma identique, en les qualifiant de paganisme, d'idolâtrie et de superstition. Toutes les religions «secondaires», qui sont dans le même temps des religions du livre, des religions universelles et (à l'exception peut-être du bouddhisme) également des religions monothéistes, portent sur le «paganisme» des religions primaires un regard condescendant. Quand bien même elles ont récupéré un grand nombre d'éléments des religions primaires au cours d'un processus d'«acculturation syncrétiste», elles n'en sont pas moins marquées dans l'appréhension qu'elles ont d'elles-mêmes par le pathos d'une «acculturation antagoniste», et se représentent clairement ce qui est incompatible avec leur vérité (ou orthodoxie).
Résumé : Moise l'Egyptien ou l'histoire de la confrontation symbolique entre Israël et l'Egypte. Trait d'union entre ces deux univers religieux. ce Moïse égyptien n'appartient pourtant pas à la tradition canonique et relève d'une " contre-histoire ", qui place au premier plan des éléments réprimés dans la mémoire officielle. Elle commence avec Aménophis IV, pharaon égyptien du XIVe siècle avant notre ère qui imposa le premier monothéisme, et s'achève avec le livre de Freud, L'Homme Moise et la religion monothéiste (1939). Avec un sens aigu des enjeux spécifiques à chaque époque, Jan Assmann retrace l'entreprise de " déconstuction " qu'ont opérée, entre autres, John Spencer (1630-1693), Spinoza, Schiller et Freud, qui ont tous oeuvré, selon des modalités différentes, à la réhabilitation de la religion égyptienne. Cet engouement culmine avec l'égyptophilie de la fin du XVIIIe siècle et décroît jusqu'à sombrer dans l'oubli à l'époque romantique. Politique, philosophique et religieux, le débat mosaïque rencontre quelques-unes des préoccupations essentielles de la civilisation occidentale : le rapport à l'autre, la vérité, la tradition... Il permet également à l'auteur de poser les fondements d'une histoire de l'antisémitisme qui empnmte certaines de ses notions à la psychanalyse.
La parole vivante est Maât. Maât est le discours solidaire, intégrant... L'Etat est là pour que Maât soit réalisée: la Maât doit être réalisée pour que le monde soit habitable. L'Etat pharaonique ne s'entend donc pas comme une institution de force, de violence et d'assujettissement comme il est peint dans l'Exode, mais comme une institution de libération: libération de l'homme par la main de l'homme... La Maât établit les liens qui lient le monde humain à celui des dieux et assurent l'intégration universelle." Ces quelques lignes de l'ouvrage de Jan Assmann, professeur à l'université de Heidelberg, montrent l'importance des découvertes de cet illustre égyptologue. Son livre est sans nul doute l'un des plus importants de l'histoire de l'égyptologie, car il met en lumière les valeurs fondamentales qui ont présidé à la création de la civilisation pharaonique et ont nourri sa pensée pendant trois millénaires.
Comment une société se souvient-elle? Quel rôle joue la mémoire dans la construction d'une identité culturelle? En quoi l'invention de l'écriture a-t-elle modifié en profondeur le rapport que les civilisations antiques entretenaient avec leur propre mémoire? Ce sont ces questions qu'examine ici jan Assmann, à travers l'étude comparée de plusieurs grandes civilisations de l'Antiquité - l'Egypte, les Hittites, la Mésopotamie. Israël et la Grèce. La notion de "mémoire cultrelle" est au coeur de ce grand livre, devenu depuis sa parution en Allemagne une référence pour tous les historiens, sociologues, ethnologues qui s'intéressent au thème de la mémoire.
Van Orman Quine Willard ; Largeault Jean ; Laugier
Au centre de ce volume se trouve " L'épistémologie naturalisée ", sans doute le texte le plus influent de Quine : référence de la philosophie analytique dans sa version naturaliste, il a été utilisé non seulement comme manifeste philosophique des sciences cognitives, mais aussi comme signal d'un renoncement à l'antipsychologisme des pères fondateurs de la philosophie analytique. Quine y affirme que l'épistémologie devient " un chapitre de psychologie ", puisqu'elle étudie " un phénomène naturel, à savoir un sujet humain physique " et sa production de théorie (output) à partir de données sensorielles (input). Il reverse la question épistémologique à la psychologie, la renvoyant au schème conceptuel de la science dans son ensemble. L'inverse vaut aussi : la science naturelle, par un effet de " mise en abyme ", est finalement contenue dans l'épistémologie. On comprend pourquoi il est important que l'épistémologie soit naturalisée, et non, comme on l'imagine parfois, l'esprit, l'intentionnalité ou le langage. Naturaliser signifie renoncer à toute fondation extérieure à la nature, et certainement pas retrouver de nouvelles certitudes dans la science. Un naturalisme second ne serait plus fondé sur le modèle des sciences de la nature, mais sur notre nature, qui est sociale. Cet ouvrage a ainsi lancé le débat crucial sur les variétés du naturalisme : Sellars, Strawson, Putnam puis McDowell ont travaillé à élaborer ce naturalisme de la seconde nature. Le naturalisme devient alors simplement une position immanente, refusant toute argumentation transcendantale et toute position d'arrogance de la philosophie comme de la science. La réflexion sur le naturalisme, sur ses limites et sa nature, est certainement un élément essentiel de l'héritage philosophique de Quine aujourd'hui, et l'acquis le plus durable de la Relativité de l'ontologie.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Aussi complet sur le fait religieux que sur les rapports entre la religion et la société, cet ouvrage dresse un panorama des croyances du monde entier. Il est une véritable source de connaissances sur les fondements et les rites du judaïsme, du christianisme, de l'islam, des religions orientales.
Sommes-nous aujourd'hui encore capables de jouir d'une oeuvre ? Savons-nous encore lire un texte, voir un tableau, écouter une sonate ? La question est d'importance. Nous vivons à l'ère moderne - celle qu'inaugurèrent Rimbaud et Mallarmé. Tous deux prophétisèrent la fin d'un monde, celui - classique - où le mot désignait une chose. Depuis lors, on s'est acharné à théoriser la fin du discours, l'arbitraire du signe, le texte autoréférentiel, l'autonomie de la structure, la mort de Dieu d'abord, de l'homme ensuite. Même les compositeurs ont proclamé la mort de la musique, et les artistes la fin de l'Art... De tout cela, il nous reste un lourd héritage : nous vivons, en effet, à l'époque que George Steiner appelle l'ère de l'Epilogue. C'est l'ère où le monde n'a plus de sens, où le sens d'une oeuvre, quelle qu'elle soit, n'est plus la raison d'être de notre lecture, mais où, au contraire, chacune de nos lectures accorde une raison d'être à l'oeuvre. Les intentions du créateur n'importent plus, seul compterait ce qu'arbitrairement nous mettrions dans l'oeuvre que nous déconstruirions. Face à cette mode de l'indécidable, de l'interchangeabilité du sens, George Steiner, nourrissant ses réflexions d'exemples puisés dans la littérature, la musique et la peinture, nous convie à parier à nouveau sur le sens, et même sur le scandale radieux de la transcendance : il y a bien un accord et une correspondance entre le mot et le monde, entre, d'une part, les structures de la parole et de l'écoute humaines et, d'autre part, les structures, toujours voilées par un excès de lumière, de l'oeuvre. C'est grâce à ce pari que nous pourrons jouir de l'oeuvre et comprendre sa nécessité.
Qu'est-ce qui unit les Juifs et les Chrétiens ? Qu'est-ce qui les sépare ? Et ce qui les sépare les oppose-t-il ? C'est à ces questions fondamentales, entre spiritualité et humanisme, que répond Raphy Marciano, qui dirigea pendant longtemps l'Institut universitaire Elie Wiesel. Nourri par plus de quarante ans de rencontres, Marciano présente ainsi aux lecteurs sa vision d'un dialogue moderne, impossible mais nécessaire. Il nous offre sa propre lecture de l'histoire juive, passée et contemporaine, tout en commentant finement Nostra Aetate - la déclaration du concile Vatican II sur les relations de l'Eglise catholique avec les religions non chrétiennes. Un ouvrage clair, engagé, vivifiant, qui cherche à lever tous les préjugés, grâce à la redécouverte des figures et des textes que Juifs et Chrétiens partagent.
Le roi comprend soudain qu'il manque une religion à son peuple. Oui, mais laquelle? Afin de trancher cette épineuse question, il organise le Grand Tournoi de la Vérité, opposant un juif, un athée, un chrétien, un musulman, un hindou et un bouddhiste. Que le plus sage gagne!