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Le jardin de Sanayeh
Assaf Roger ; Sanbar Elias
ESPACE INSTANT
13,00 €
Épuisé
EAN :9782375720776
Sur un plateau de théâtre, une troupe reçoit le scénario de la prochaine pièce qu'ils doivent répéter. Celle-ci est basée sur des faits authentiques ? : accusé du meurtre de sa logeuse en 1979, Ibrahim Tarraf Tarraf est exécuté en public en 1983, sur les lieux du crime, le Jardin de Sanayeh à Beyrouth. En pleine guerre civile, les miliciens insurgés se sont emparés de la prison et ont libéré tous les prisonniers. Mais le condamné en question refuse de prendre la fuite, clame qu'il est innocent et veut être jugé de nouveau. La suite est une mise en théâtre impromptue ? : chacun des personnages est inventé et improvisé par les comédien·ne·s, chacun voulant tout à la fois dénoncer les tares de la société et montrer son talent. Mais chacun interprète les faits à sa façon, les esprits s'échauffent et se révèle un climat miné par le sectarisme inconscient, le racisme vulgaire et la criminalité impunie. Le comédien qui joue l'assassin dévoile alors les principaux artifices du jeu de l'acteur pour donner l'illusion de la vérité? : mentir pour dire vrai ?? Finalement toute la troupe se réunit sur le plateau pour décider de la dernière scène. Pendre ou ne pas pendre ?? Les avis sont partagés... Roger Assaf, né à Beyrouth en 1941, est un comédien et metteur en scène libanais. Après des études d'art dramatique à Strasbourg, il participe à la création de différentes structures théâtrales à Beyrouth, et ses mises en scènes seront présentées notamment au festival de Nancy et au Rond-Point à Paris. Il est considéré comme l'un des plus importants animateurs d'un théâtre arabe socialement et politiquement engagé, basé sur un travail d'investigation de la mémoire collective liée aux guerres qui se sont succédé au Liban depuis le début du XXe siècle. Il vit aujourd'hui en France.
Des graffitis sur les murs de Beyrouth pendant le siège de la ville en 1982 étaient signés Ayyoub (en français Job). En 1993, pour célébrer le cinquantenaire de l'Indépendance du Liban, une troupe de comédiens invente la biographie de ce personnage (resté inconnu) en en faisant le héros et le conteur de l'Histoire de Beyrouth à travers les épisodes les plus importants que la capitale a traversés au XXe siècle. Cette célébration est entrecoupée par les interventions des femmes dont les époux ou les enfants ont disparu pendant la guerre civile et dont le sort est inconnu jusqu'à ce jour. Leurs récits et leurs revendications sont le contrepoint tragique du récit héroïcomique auquel Ayyoub prétend donner une dimension épique. Né à Beyrouth en 1948, Elias Khoury est dramaturge, romancier et critique littéraire. Défenseur de la cause palestinienne, grièvement blessé pendant la guerre civile, il a dirigé plusieurs revues, notamment avec Mahmoud Darwich. Ses romans, dont La Porte du soleil, sont publiés chez Actes Sud. La Mémoire de Job a été représenté en 1994 au théâtre du Rond-Point à Paris, dans une mise en scène de Roger Assaf.
Résumé : "Harmattan, voilà une opération qui vient conclure de manière emblématique les dix premières années de la vie opérationnelle du Charles de Gaulle ! Dix ans déjà. Dix ans de longs déploiements, en Océan Indien, en Méditerranée ou en Atlantique. Dix ans, et toujours la même passion, la même volonté animant l'équipage pour répondre à la vocation de ce bâtiment exceptionnel être déployé sans préavis, souvent en premier, partout où la France souhaite montrer avec force sa volonté d'agir et user habilement de la liberté des mers pour s'affranchir au mieux des contraintes terrestres. Alors que débute mon commandement, je ressens beaucoup de fierté à conduire cet outil, son équipage et les savoir-faire déployés à bord. Un ensemble à pleine maturité, en particulier grâce aux performances exceptionnelles et la grande polyvalence apportées par le Rafale. Un ensemble parfaitement taillé pour répondre aux défis géopolitiques et maritimes de demain".
L'"Etat islamique", visage d'épouvante de l'islam radical, continue à sévir. Afin de freiner son expansion, une nouvelle coalition mondiale s'est formée, dans l'espoir de venir à bout de ce monstre. Pour éclairer l'actualité de façon constructive et tracer un pont entre l'Orient et l'Occident, cet ouvrage propose un retour historique et une analyse philosophique du radicalisme, aux sources millénaires et religieuses. Il produit aussi une analyse géopolitique des formes contemporaines de l'islam radical. Enfin, il dresse le bilan géostratégique de la situation internationale depuis le 11 septembre. Antoine J. Assaf nous livre un décryptage éclairant pour comprendre les transformations à l'oeuvre. Il nous invite à appréhender avec recul les enjeux et les problématiques d'une réalité complexe, loin des fantasmes, des amalgames ou des simplifications.
En prison, deux criminels planifient des cambriolages qui, invariablement ratés, les ramènent sans cesse à leur cellule de départ. Un guide philosophe et un sans-logis tombent sur le sac d'un écrivain dans lequel se trouvent une bombe prête à exploser quatre-vingts jours plus tard et un bout de papier sur lequel figure une adresse qui les lancera à la recherche de l'écrivain. Deux inspecteurs à la table surdimensionnée de leur laboratoire analysent, révisent et répètent les traces laissées par un meurtrier... Trois espaces, trois mondes, trois temps : vingt ans du parcours d'un criminel, quatre-vingts jours sur la route d'un sans-logis, vingt-quatre heures de la vie d'un inspecteur. Trois épisodes qui pour nous lecteurs se déroulent en un même lieu et en même temps.
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.
L'Ukraine, terra incognita pour le théâtre français, l'affaire est désormais classée. Après des décennies de silence, une fenêtre s'ouvre sur un théâtre. Nous voilà en terre de catastrophes : le Holodomor, la famine génocidaire organisée par Staline dans les années 1930, plusieurs millions de victimes, un événement longtemps dissimulé au reste du monde ; Tchernobyl, à l'inverse, un nom assuré de passer à la postérité. Et puis l'effondrement de l'Union soviétique, l'indépendance, la transition, la révolution orange et celle du Maïdan, enfin l'annexion des territoires du sud-est par la Russie. Terrain de Grand Jeu... Avec notamment le premier texte dramatique traduit du tatar de Crimée, ainsi que le texte lauréat du domaine étranger aux Journées de Lyon des auteurs de théâtre. Avec Au début et à la fin des temps, de Pavlo Arie ; Les Fugitifs égarés, de Neda Nejdana ; L'Hymne de la jeunesse démocratique, de Serhiy Jadan ; Miel sauvage, d'Oleh Mykolaïtchouk ; En direct, d'Oleksandr Irvanets ; Le Labyrinthe, d'Oleksandr Viter ; En détail, de Dmytro Ternovyi ; Arzy, légende tatare, de Rinat Bektashev ; L'Evangile selon Lucifer, d'Anna Bagriana. Textes traduits de l'ukrainien, du russe et du tatar de Crimée par Estelle Delavennat, Maxime Deschanet, Iryna Dmytrychyn, Bleuenn Isambard, Shirin Melikoff, Aleksi Nortyl, Iulia Nosar, Omer Özel et Tatiana Sirotchouk.
Début 2013, Plamen Goranov, photographe et alpiniste bulgare, est l'un des chefs de file des manifestations qui se déroulent en Bulgarie, en protestation contre la pauvreté, la corruption et la faillite de l'Etat. Le 19 février, à Varna, il déclare publiquement qu'il s'immolera le lendemain à 17 heures si l'administration locale refuse de démissionner. Le lendemain, il met ses menaces à exécution, avec plusieurs heures d'avance, sans laisser aucune lettre. Plus d'une douzaine d'immolations dans l'espace public suivront. Son destin évoque naturellement ceux de Jan Palach, après l'écrasement du printemps de Prague, ou du Tunisien Mohamed Bouazizi, déclencheur des printemps arabes. L'Etat parle de Plamen Goranov, le premier à s'être immolé en Bulgarie, mais parle de nous aussi, des Etats que nous créons et de l'état dans lequel nous sommes aujourd'hui.