Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Qualité de l'emploi et productivité
Askenazy Philippe ; Erhel Christine
ULM
9,00 €
Épuisé
EAN :9782728805716
En France comme dans la plupart des pays européens, la croissance de la productivité du travail a ralenti depuis 2008, tendance qui semble désormais toucher aussi les Etats-Unis, mais dans une proportion moindre. Les explications souvent avancées se révèlent insuffisantes, qu'elles insistent sur les problèmes de mesure liés aux "investissements intangibles", sur l'atonie durable de la demande en Europe ou encore sur la nature du progrès technique, qui induirait des gains de productivité durablement faibles. Cet opuscule explore une autre dimension : les ajustements de l'emploi. Du maintien de l'emploi des diplômés au développement de l'autoentreprenariat, ils contribuent massivement au ralentissement de la productivité, notamment en période de récession. Au-delà de ce constat, les auteurs mettent en débat la stratégie de lutte contre le chômage par la baisse du coût du travail et par la flexibilité, qui peut conduire non seulement à dégrader la qualité de l'emploi, mais aussi à affaiblir la dynamique de la productivité.
Résumé : Face au glaçant constat du chômage de masse qui ne cesse de progresser, c'est l'ensemble de la politique économique française en matière de croissance et d'emploi qui, dans cet ouvrage, est décortiqué et remis en perspective à la lumière des idées économiques du moment et des choix opérés par les autres nations développées. Il en ressort une impressionnante série d'erreurs politiques nées des aveuglements successifs des gouvernants et des experts qui les assistent. Mais la France demeure une nation riche et dynamique et cet ouvrage propose une voie possible pour rebondir. Pour ce faire, il faudra changer de paradigme et s'interroger sur les besoins du futur. Un "bon sens" étrangement oublié ces dernières décennies. La présente édition est actualisée jusqu'à 2014 (la crise et ses fondements, la fin de Sarkozy et son bilan, une première description des 2 ans Hollande, et dans le dernier chapitre le portrait de la France aujourd'hui).
Savons-nous bien parler de la pénibilité du travail aujourd'hui ? Rien n'est moins sûr. La " souffrance au travail ", le " harcèlement moral " ou encore les " métiers difficiles " forment un lexique flou qui tend à psychologiser, à criminaliser ou à limiter le problème. Ce qui est sûr cependant, c'est qu'elle augmente, occasionnant maladies et accidents dans des proportions inédites depuis longtemps et le plus souvent sous-estimées. Quelles en sont les causes réelles, au-delà des explications psychologiques et idéologiques toujours réductrices ? Comment lutter contre ? Comment redonner un langage social et politique à cette question ?
Economiques 2 continue à défricher les nouveaux territoires de l'économie politique. Autour de Philippe Askenazy et de Daniel Cohen se sont rassemblés des auteurs qui partagent leur approche concrète et pragmatique des faits.Cette nouvelle édition de questions d'économie contemporaine s'appuie, comme la précédente, sur les travaux de recherche du Cepremap, le Centre pour la recherche économique et ses applications. Trois thèmes principaux ont été retenus. Le premier traite de la crise financière, qui reste entourée d'une certaine opacité sur les mécanismes qui l'ont produite. Le second traite porte sur ce qu'on appelle depuis longtemps le « mal français ». Quelles sont la nature, l'origine et les solutions éventuelles à apporter à ce phénomène? Le troisième thème développe les menaces qui pèsent de plus en plus sur l'Etat-providence. Une refonte majeure de notre système de protection sociale permettrait-elle de le pérenniser tout en le rendant plus efficace? Ce volume est la suite de la magistrale entreprise commencée avec Economiques 1.
Pourquoi et comment il est urgent de changer? D?abord démonter les fausses évidences, par exemple les idées infiniment ressassées et fausses par les élites politiques et la plupart des journalistes selon lesquelles les marchés seraient bons juges de la santé économique d?un pays; l?envolée des dettes seraient le résultat d?un excès de dépenses; l?Europe défendrait le modéle social européen; l?euro serait un bouclier contre la crise; la dette publique reporterait le prix denos excès sur nos petits enfants; réduire les déficits serait le meilleur moyen de retrouver la croissance... Ensuite proposer au regard de chaque fausses évidences plusieurs mesures vitales pour refonder nos sociétés.
Tous les combats politiques de Simone Weil (dans le syndicalisme ouvrier, aux côtés des Républicains en Espagne, à Londres auprès de la France libre) se sont accompagnés d'une intense activité d'écriture, à la fois tentative d'agir sur la conjoncture politique et travail moral d'accommodation avec le monde. Cette écriture est à l'image d'un engagement impossible et nécessaire: sans illusion mais imposé par l'expérience du déracinement, en particulier dans l'épreuve de la guerre. Les lectures présentées ici, centrées sur les années 1937-1943, suivent les différentes formes que prend une oeuvre écrite au contact du malheur, une écriture en guerre, déchirée et critique.
Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.
Chacun a pu voir dans la presse ou à la télévision des images impressionnantes de Pékin asphyxié par la pollution. La croissance économique spectaculaire de la Chine s'est appuyée sur une industrie très énergivore. Placé face à une crise écologique inédite, l'Etat chinois a dû réagir, adoptant début 2018 une nouvelle loi fiscale sur la protection de l'environnement et annonçant son ambition de devenir un champion de l'écologie. Lors des accords de Paris, il s'est aussi engagé à réduire considérablement son intensité carbone d'ici 2030. Cette inflexion est toute récente. Pour évaluer la capacité de la Chine à réussir ce virage écologique, il faut tenter de comprendre tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Les auteures passent en revue les évolutions politiques et sociétales qui donnent de l'espoir, tout en soulignant l'ampleur des résistances et des difficultés pratiques. L'empire du Milieu s'est-il réellement engagé dans une transition écologique exemplaire ou n'est-ce qu'un mirage ?