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Langage et psychanalyse, linguistique et inconscient. Freud, Saussure, Pichon, Lacan
Arrivé Michel
LAMBERT-LUCAS
26,00 €
Épuisé
EAN :9782915806052
L'inconscient est structuré comme un langage". Depuis qu'il a été proféré, l'aphorisme lacanien a fait couler des flots d'encre. Surtout de l'encre psychanalytique : à quelques notoires exceptions près, les linguistes ont observé le silence. Comme si le langage allégué par Lacan - et, bien sûr, par Freud avant lui, quoique sous d'autres formes - n'avait aucun rapport avec celui qui fait l'objet de la linguistique. C'est le problème des rapports entre le langage et l'inconscient qui est, par un linguiste, posé dans ce livre. D'abord sous l'aspect de deux filières historiques : celle qui s'établit entre Saussure et Freud par les soins, après coup, de Lacan. Et celle qui serpente de Freud à Lacan par l'intermédiaire de ce grand livre méconnu qu'est L'essai de grammaire de la langue française de Damourette et Pichon. Après quoi sont étudiés trois problèmes spécifiques, entre tous révélateurs : le sens opposé des mots (pas seulement primitifs), les célèbres formules négatives de Lacan sur le rapport sexuel et le métalangage - de l'un et l'autre il est dit qu'"il n'y en a pas" -, enfin le problème du style dans ses rapports avec l'inconscient.
Le français d aujourd hui évolue sous nos yeux à un rythme stupéfiant. Il conserve une bonne part de ses caractères de jadis et il s enrichit des innombrables innovations lexicales que lui apportent les mutations de la société et de ses moeurs.Les verbes sont les témoins privilégiés de cette évolution de la langue, parce qu ils désignent des activités qui, il y a peu encore, n étaient pas nommées, pour la meilleure des raisons: elles n existaient pas: chatter, coocooner, débloguer, fragnoler, paparazzer, titriser, twitter, verdir (au sens écolo), yourser, zipper, etc En évitant de se crasher ou de sescratcher. Ce qui ne les empêche pas de continuer, parfois sous des formes nouvelles, à brader, cafter et chiner (sans chinoiser?), à consommer et, hélas, à consumer, à (se) chambrer ou (se) cuisiner et (s )engueuler, parfois à flipper, gafferou tilter.C est l univers de ces verbes, sages ou fous, souvent sages et fous, anciens, et, surtout récents, parfois tout récents, qui révèlent les modes de vie des Français et des Francophones dans les premières années du XXIe siècle, querévèle l auteur de façon savante et drôle.
Ce livre cherche à rendre compte de la démarche d'un linguiste cherchant à entrer par la voie du langage dans le domaine de l'inconscient. De ses lectures psychanalytiques, l'auteur a conservé les éléments qui lui semblent pertinents, en particulier une confrontation entre Freud et Jarry à propos d'OEdipe. Un point de vue original. Biographie de l'auteur Michel ARRIVÉ est l'auteur de nombreux ouvrages de linguistique dont, dans la même collection, A la recherche de Ferdinand de Saussure (2007).
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu'il avait été lié au mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d'abord et toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa pensée de la "subjectivité dans le langage" et du "sémantique sans sémiotique", il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement qu'on a retrouvé dans ses archives 370 feuillets manuscrits classés dans un dossier sobrement intitulé "Baudelaire", datant pour l'essentiel de 1967.
Le statut de plus en plus complexe des didascalies dans le théâtre contemporain rend difficiles la définition et la délimitation de ces unités textuelles longtemps considérées comme secondaires par rapport aux dialogues. D'où l'intérêt de s'interroger en termes linguistiques sur leurs fonctions et sur leur fonctionnement selon qu'elles appartiennent à un état passé ou présent de la production dramatique. Après une mise au point sur la nature, les formes et les fonctions des didascalies, on s'interroge sur la voix qui s'exprime à travers elles. Est-ce celle de l'auteur de la pièce ou relève-t-elle d'un narrateur, le didascale, interne à la fiction ? On étudie ensuite différentes classes de didascalies : les didascalies spatio-temporelles dont la fonction majeure est de préciser le contexte et le cadre dans lesquels se déroulent les interactions entre les personnages ; les didascalies gestuelles qui permettent d'inférer les identités, les qualités, les états affectifs des personnages, éclairant ainsi le sens de leurs relations et de leurs interactions. La deuxième moitié de l'ouvrage s'attache à rendre compte du style didascalique de Bernard-Marie Koltès puis analyse les relations syntagmatiques entre les différentes classes de didascalies présentes dans En attendant Godot de Beckett. Traitant à la fois de poétique et de stylistique, l'ouvrage s'adresse tant aux linguistes qu'aux littéraires.