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Jünger et ses dieux. Rimbaud, Conrad, Merville
Arouimi Michel
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296087774
Le sens du sacré, chez Ernst Jünger, s'est d'abord nourri de l'expérience de la guerre, ressentie comme une manifestation de la violence que le sacré, dans ses formes connues, semble conjurer. D'où le désir, toujours plus affirmé chez Jünger, d'une nouvelle transcendance. Mieux que dans ses pensées philosophiques, ces problèmes se poétisent dans ses grands romans, où revivent les mythes dits premiers. Or, ces romans sont encore le prétexte d'un questionnement des pouvoirs de l'art, pas seulement littéraire. Dans la maîtrise des formes qui lui est consubstantiel, l'art apparaît comme une réponse aux mêmes problèmes que s'efforce de résoudre le sacré. La réflexion de Jünger sur l'ambiguïté du sens de ces formes semble guidée par certains de ses modèles littéraires. Rimbaud a d'ailleurs laissé moins de traces dans son oeuvre que Joseph Conrad et surtout Herman Melville, dont le BillyBudd serait une source méconnue du Lance-pierres de Jünger. La fréquentation de ses "dieux littéraires", parmi lesquels on peut compter Edgar Poe et Marcel Proust. a encore permis à Jünger d'affiner son intuition de l'ordre mystérieux qui s'illustre aussi bien dans la genèse de l'oeuvre écrite que dans un destin humain.
Les objets les plus quotidiens ont inspiré les poèmes de ce recueil, dont les différentes parties concernent autant de points de vue sur les choses qui nous entourent ; associées à nos corps, ou bien concurrentes de notre être. Transposés dans l'écriture, ces objets sont autant de jalons de l'histoire contemporaine. Les moins précieux s'imposent d'ailleurs comme le pivot d'une représentation synthétique de notre monde. Ou comme l'aiguillon d'une vision subjective des causes premières, oubliées dans la perception que la plupart des hommes ont de ce monde.
Il ne s'agit pas de [... ] copier [Rimbaud], mais de le vivre ou de le revivre"... Cet aveu de C.F. Ramuz incite a repérer les remmiscences de l'oeuvre de Rimbaud dans celle de cet écrivain suisse, poète et romancier dont le projet littéraire est soutenu par une vision de l'art et du monde qui se rapproche de celle du Rimbaud "voyant". Ce désir de "revivre" Rimbaud semble avoir été partagé par Henri Bosco, qui reconnaissait d'ailleurs la grandeur de Ramuz. Le premier roman publié de Bosco comporte plusieurs références, imprégnées d'une ironie préoccupante, à des oeuvres fort connues de Rimbaud. Même si elles ne sont pas toujours conscientes, ces réminiscences, dans les poèmes et surtout les romans de Ramuz et de Bosco, sont autant de questions posées au mystère du poète et de l'homme Rimbaud, un mystère que rend peut-être moins obscur le regard de ces deux successeurs.
Dans les textes des chansons écrits par elle-même, Mylène Farmer, guidée par ses souvenirs livresques autant que par son intuition, redécouvre la grandeur des mythes premiers. Discrédités par notre époque, ces mythes ne sont-ils qu?une réponse au danger de la violence interhumaine ? Mylène s?empare du dogme religieux, dans certaines chansons et dans les vidéo-clips qui leur sont adaptés. Cette liberté si moderne se nuance par la survivance, dans le travail de Mylène, des principes de l?art universel. Et la nostalgie du sacré n?est pas le moindre attrait de cette expérience poétique, poursuivie dans tous les albums de Mylène Farmer.
Le génie de quelques grands écrivains est d'avoir anticipé dans leurs oeuvres les diverses formes du terrorisme qui assombrit notre actualité. Ce don de divination, qui n'est pas si inconscient, n'est-il dû qu'à leur vision du cours de l'histoire, et des mythes qui s'y réfléchissent ? Quoi qu'il en soit, ce don est une arme, offerte à nos esprits, pour débrouiller le "noeud gordien" que le terrorisme représente aujourd'hui. Et cette anticipation poétique s'accompagne d'une critique du progrès de l'Occident, dans ses formes techniques ou sociales : une autre forme de terrorisme ?
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.