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Du malheur de mêler Dieu aux affaires humaines. La "question juive" dans tous ses états
Aron Jacques
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782343232119
Ce livre clôture une longue réflexion sur la soi-disant "question juive" européenne, qui se serait radicalisée sous le Reich allemand de 1871, après sa défaite militaire de 1918, au cours de la république de Weimar, pendant les premières années du IIIe Reich, pour culminer dans un génocide spécifique des populations juives durant la Seconde Guerre mondiale. Jacques Aron pense que ce phénomène ne s'éclaire que dans l'évolution de son contexte historique et en référence avec le rôle mythique disproportionné attribué au judaïsme, terreau de tous les monothéismes. Ces derniers, en effet, se réservent encore dans les institutions politiques, même démocratiques, un rôle d'instance morale "extérieure" échappant par nature à toute décision rationnelle des individus concernés. L'analyse fait appel à des témoignages d'époque, dont plusieurs enquêtes publiques sur le sujet, menées en 1894, 1907 et 1932, soit 6 mois avant l'arrivée des nazis au pouvoir.
Le philosophe allemand d'origine juive Theodor Lessing (1872-1933) est un penseur original dont l'oeuvre est encore largement méconnue du public francophone. Devenu une figure emblématique de l'opposition à l'ascension du nazisme, il fut l'objet à partir de 1925 d'une virulente campagne de diffamation qui aboutit à son assassinat le 31 août 1933, en Tchécoslovaquie où il avait cherché refuge. Cet essai se propose non seulement d'éclairer les circonstances de sa vie et de sa mort, mais surtout de mieux faire connaître l'évolution de sa pensée et de son action à travers un choix de textes rédigés entre 1906 et 1933, et toujours inédits en français.
Cet essai est consacré au plus important dictionnaire historique et étymologique allemand conçu sous le IIIe Reich par une équipe de linguistes ralliés au régime. Engagé dès 1934, ce projet sans précédent n'a pu être mené à son terme du fait de la Seconde Guerre mondiale. Quatre volumes en ont été publiés entre 1939 et 1943. Après la défaite du nazisme, lu matière des tomes suivants a dû être complètement remaniée ; les quatre derniers volumes paraîtront entre 1954 et 1957, adaptés vaille que vaille au nouveau contexte politique : occupation militaire, entrée dans lu guerre froide et division du pays en deux Etats rivaux. Ce mélange d'érudition, d'opportunisme et de compromissions politiques représente un témoignage d'autant plus précieux sur une période de l'histoire européenne, que cet ouvrage de référence a été acquis ou fur et à mesure de sa parution par toutes les bibliothèques universitaires et utilisés par des générations de philologues germaniques. Il engage dès lors à une réflexion renouvelée sur le rôle de la langue et de ses rapports complexes avec tous les enjeux de société, qu'ils soient économiques, politiques, culturels. Il remet en question les limites de la recherche scientifique dans les sciences humaines.
Après la Première Guerre mondiale, trois généraux, un Allemand, un Français et un Anglais, ayant pris une part active au conflit, comprennent qu'il est plus ardu et plus utile de préparer la paix que la guerre qui ne résout jamais aucun problème de l'humanité. Le général allemand Paul baron von Schoenaich publie en 1924 le manifeste pacifiste traduit et présenté ici : De la guerre précédente à la suivante. Ses collègues Alexandre Percin et Ian Hamilton le soutiennent et le préfacent. La Seconde Guerre mondiale interviendra un peu plus tard qu'ils ne l'avaient craint. Leur démarche demeure cependant d'une grande actualité.
Constantin Brunner (1862-1937) fut non seulement un philosophe original mais aussi l'analyste le plus profond des phénomènes de la haine vouée aux Juifs, de la montée de l'antisémitisme politique et du national-socialisme. Allemand d'origine juive, comme il se définissait lui-même, il préconisa sous la république de Weimar l'unité des Allemands, juifs et non juifs, contre ces dangers menaçant le fragile Etat démocratique. Aux Juifs, il demandait une participation active à leur propre émancipation, considérant le sionisme comme une réponse inappropriée, étrangère à l'histoire allemande et de nature à diviser davantage encore les communautés juives, les écartant de leur seul objectif commun: la défense contre l'exclusion politique et sociale. Sa doctrine universaliste et sa rigueur de pensée mettent en cause la confusion dans laquelle baignaient, à ses yeux, ces Allemands d'origine juive, prisonniers de leurs mythes anciens, athées, agnostiques ou peu religieux pour nombre d'entre eux, mais encore imprégnés dans leur ensemble par une religion nationale qui fut, des siècles durant, le substitut de l'antique nation disparue. Cette analyse lucide n'a, sous bien des aspects, rien perdu de son actualité, même si, en réaction à l'émotion du judéocide que Brunner n'a pas vécu, l'Etat d'Israël, qu'il regardait comme une utopie lourde de menaces, a vu le jour en 1948. Il n'est pas certain que la victoire si chèrement acquise sur le nazisme nous permette même aujourd'hui un accès aisé à la pensée de Brunner. Qui, Allemands, Israéliens, Français, auxquels Brunner est encore si peu accessible, Européens, Juifs dispersés dans le monde, peut s'ouvrir à lui sans anachronisme et retenir de ses réflexions l'essentiel, l'universalisme et la réciprocité des principes, si nécessaires à la construction d'une société multiculturelle débarrassée du racisme et de tous ses préjugés ?
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.