Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Joël 3 (2, 28-32). L'effusion de l?Esprit
Arnold Matthieu ; Aragione Gabriella ; Dahan Gilbe
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204119870
Joël 3 (2, 28-32 selon la Vulgate) a été médiatisé par la citation qu'en fait Pierre en Actes 2, 17-21, le jour de la Pentecôte, au moment de l'effusion de l'Esprit. Mais, au-delà de cette application pratique à un moment donné, comment les promesses contenues dans ces quelques versets ont-elles été comprises dans l'exégèse juive et dans l'exégèse chrétienne ? Joël vise-t-il un moment particulier de l'histoire ou estce une promesse eschatologique ? Le fait que cette promesse nomme enfants et vieillards, esclaves hommes et femmes implique t-il une conception "démocratique" de cette effusion de l'Esprit ? Quels sont les prodiges qui la précéderont ? Et qui seront les rescapés dont parle le Prophète - les habitants de Jérusalem, les juifs, les croyants, l'ensemble de l'humanité ? Tout au long des siècles, les exégètes chrétiens et juifs ont essayé de répondre à ces questions. Après avoir rappelé les différentes thèses de l'exégèse actuelle concernant le livre de Joël et la péricope, le volume étudie d'abord l'exégèse rabbiniq ue ancienne, exploitant surtout des textes ressortissant au genre littéraire du midrash. Puis l'exégèse chrétienne des trois premiers siècles, notamment dans ses aspects polémiques (contre les juifs, contre les hérésies), avec des textes de Justin, d'Irénée et de Tertullien, mais également la réfl exion approfondie d'Origène. L'exégèse chrétienne du Moyen Age occidental se livre à une approche rigoureuse de la péricope, à travers une étude critique, sémantique, historique, n'oubliant pas de tirer des enseignements au-delà même du contexte précis du texte. L'étude sur les débuts de la Réformation fait la part belle aux partisans des idées évangéliques et à ceux qui veulent élargir la portée du texte à toutes les classes de la société et aux femmes (des textes remarquables d'Argula von Grumbach, Catherine Zell et Ursula Weyda sont notamment analysés). Ce volume est issu de la dixième des "Journées bibliques" organisées par le Laboratoire d'études des monothéismes/Institut d'études augustiniennes (CNRS-EPHE Sciences religieuses-Paris IV) et le Groupe de recherche sur les non-conformistes religieux des XVIe et XVIIe siècles et l'histoire des protestantismes (GRENEP, Faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg). Ont participé à cet ouvrage : Matthieu Arnold, Gabriella Aragione, Gilbert Dahan, Catherine Dejeumont, Ron Naiweld, Annie Noblesse-Rocher.
Résumé : Médecin, pasteur, théologien, philosophe ou encore musicien : nombreux sont les qualificatifs qui définissent Albert Schweitzer (1845-1965). Alsacien nourri des cultures allemande et française, écrivain prolifique, adversaire du nationalisme puis des armes nucléaires et précurseur de l'aide humanitaire, il fut sa vie durant fidèle à sa foi protestante et à son idéal humaniste. Avant même le prix Nobel de la paix qu'il obtint en 1953, il s'est rendu célèbre par son éthique du respect de la vie et l'hôpital qu'il fonda à Lambaréné, au milieu de la forêt équatoriale, qui fit de lui une figure emblématique. De Kaysersberg et Gunsbach au Gabon en passant par Strasbourg, Paris ou Berlin, Matthieu Arnold se fonde sur des sources inédites pour nous guider sur les traces d'un Albert Schweitzer aux multiples facettes.
Résumé : Le combat de Martin Luther (1483-1546) contre les dérives de l'Eglise de son temps a été à l'origine d'un renouveau de la piété, mais aussi de la fracture de la chrétienté occidentale qui perdure jusqu'à aujourd'hui. A l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme, Matthieu Arnold suit Luther à travers l'ensemble de sa vie et de son oeuvre : ses grands traités, sa traduction de la Bible, sa correspondance, ses catéchismes, ses cantiques, ses prédications ou encore ses Propos de table. Il nous fait découvrir ainsi un personnage plus riche et plus complexe que le pourfendeur de la papauté ou l'adversaire d'Erasme : le porte-parole d'un message réconfortant et le génial inventeur de la langue allemande ; un mari facétieux, promoteur de l'instruction des femmes ; un homme d'une intense sensibilité religieuse, qui fut appelé à s'exprimer aussi dans le domaine de l'éducation, de l'économie et de la politique. Grâce à l'étude des écrits de ses contemporains, Matthieu Arnold resitue Luther dans son époque pour mieux en mesurer l'influence, dans tous les milieux sociaux.
Arnold Matthieu ; Bain Emmanuel ; Ciccolini Laetit
Soyez parfaits, comme votre Père est parfait ! Commandement qu'il paraît impossible d'observer, tant la perfection ne semble pas être de ce monde et tant la distance entre le Père et ses créatures est incommensurable ! Le commandement de Lv 19, 2, qui exigeait la sainteté, était-il plus réalisable ? Les exégètes ont été confrontés à cette difficulté et ont trouvé diverses solutions, la plus courante étant celle d'une relativisation. Ce volume est entièrement consacré à l'histoire de l'exégèse de ce verset, des Pères au XVIIe siècle, après un éclairage donné par l'exégèse contemporaine. Celle-ci le situe par rapport à l'enseignement de Jésus, dans le sermon sur la Montagne et dans les évangiles synoptiques, mais étudie également l'arrière-plan du motif de la perfection dans la littérature juive ancienne, notamment dans les écrits de Qumrân. La tradition patristique élabore la réflexion sur le modèle divin : les textes de Pères grecs (Clément d'Alexandrie, Origène, Basile) et de Pères latins (Cyprien, Ambroise, Jérôme, Augustin) sont analysés : la notion stoïcienne de perfection permet d'affiner l'étude, de même que la crise arienne. Les exégètes du Moyen Age replacent soigneusement le verset dans son contexte et se livrent à une étude rigoureuse de l'adverbe de comparaison (" comme votre Père ") : on aboutit à des notions différentes de la perfection chez les franciscains et chez les dominicains, ce que permet de constater la technique spécifique de la distinctio. Pour le XVIe siècle, ont été privilégiés les commentaires d'Erasme, Martin Luther, Martin Bucer et Jean Calvin : si la recherche philologique est bien présente, la dimension éthique prédomine. Enfin, pour le XVIIe siècle, sont exploités des textes d'une grande richesse de Godefroy Hermant, Pierre Nicole, Cornelius a Lapide, Benedetto Mandina, Michel Palain et autres : ces auteurs insistent sur le fait que l'homme est créé à l'image de Dieu et voient dans l'injonction de Mt 5, 48 un impératif de charité. Ce volume est issu de la onzième des "Journées bibliques" organisées par le Laboratoire d'Etudes des monothéismes/Institut d'études augustiniennes, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses Paris IV) et le Groupe de recherche sur les non-conformistes religieux des XVIe et XVIIe siècles et l'histoire des protestantismes, EA 4378 (GRENEP, Faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg).
Biographie de l'auteur Professeur d'histoire du christianisme moderne et contemporain (faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg), Matthieu Arnold est membre de l'Institut universitaire de France. Il a consacré de nombreux ouvrages à Luther et à la Réformation. Il réunit dans cet ouvrage vingt-cinq contributions qui invitent à nuancer les oppositions tranchées entre prédication protestante et prédication catholique.
Lorsque Jésus veut parler de, Dieu et de ce qu'il espère des humains, pourquoi choisit-il de raconter des histoires ? Les courts récits fictifs, à portée symbolique, que sont les paraboles sont ciselés pour ouvrir de nouveaux champs de réflexion. Elles visent à secouer l'apathie et susciter une action fraternelle selon une visée universelle et attentive aux plus faibles, aux plus pauvres, aux bannis de la société. Camille Focant présente ici une interprétation des 32 récits paraboliques des évangiles, offrant au lecteur un commentaire complet des différents genres de paraboles que l'on y rencontre. Un livre indispensable pour mieux comprendre l'enseignement de Jésus.
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
Résumé : Les textes gnostiques anciens n'étaient accessibles qu'à travers les citations des Pères de l'Église acharnés à les combattre, quand, en 1945, on découvrit à Nag Hammadi (Haute-Égypte) douze livres reliés en cuir et plusieurs feuillets d'un treizième : toute une bibliothèque gnostique sur papyrus, en traduction copte, qui procurait enfin la rédaction complète de plusieurs écrits discutés par les philosophes néoplatoniciens et les hérésiologues chrétiens, comme l'Évangile de vérité, attribué à Valentin, le Livre des secrets de Jean, ou le célèbre Évangile de Thomas. La Pléiade propose la première traduction française intégrale de cette bibliothèque, complétée par les textes, en partie parallèles, du manuscrit de Berlin. De genres très divers (apocalypses, évangiles et actes apocryphes, dialogues de révélation, homélies, rituels initiatiques, etc.), ces écrits relèvent de plusieurs courants. Polymorphe par essence, le gnosticisme n'a jamais constitué une religion institutionnelle. Qu'est-ce que la gnose dont se réclament les gnostiques ? C'est le pouvoir pour l'homme de recouvrer ce qu'il y a en lui de divin. La voie qui mène à cette connaissance passe à la fois par la tradition authentique des grands ancêtres, gratifiés de révélations secrètes, et par l'intuition spirituelle de chacun. Exploration de la conscience et quête des livres disparus sont les deux faces indissociables d'une même remontée vers l'être. Se connaître soi-même, c'est aussi bien connaître Dieu et le chemin de l'ascension, inverse de la déchéance d'ici-bas. La disparition des communautés gnostiques n'a pas entraîné celle de l'idée même de gnose : au seuil du XXIe siècle, le rêve d'une connaissance totale et rédemptrice de la destinée humaine continue de hanter nos contemporains.
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.