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La peau d'un autre
Arnaud Philippe
SARBACANE
15,50 €
Épuisé
EAN :9782848655628
Lui, 14h44Il ne sait pas pourquoi il s'est collé au mur du couloir. Debout. Il plaque ses mains dessus, essoufflé d'avoir couru depuis les premières maisons de la rue. Ne pas être vu. Pas encore. Deux portes fermées de son côté et une presque en face, entrouverte. Sa destination... Mais pourquoi cette position, plutôt que de s'accroupir. Peu importe. Il s'avance, dans le silence, se sent presque léger malgré sa reptation boiteuse.Une porte déjà passée lorsqu'il entend un bruit - derrière lui - qui le change en pierre. Il imagine la directrice en train de s'affairer à son bureau. Se souvient de respirer... Le silence revient. Plaqué au mur toujours, comme un miroir à traverser. L'éblouissement de la paroi blanche éclairée au néon, les aspérités contre ses doigts, les coups sourds dans sa poitrine et le frottement de ses vêtements contre la paroi, tout est amplifié, et tout paraît pourtant lointain - putain de réverb', aurait dit Serge... Reste concentré. Il y est presque, passe l'angle du couloir; son regard plonge à travers la porte-fenêtre qu'il aperçoit, là-bas. La salle de classe. L'espace d'un instant il rêve les caméras de télévision, des dizaines, qui viendront faire le siège. Bientôt.Un sourire invisible, encore un pas. De l'intérieur de la salle qu'à présent il longe s'échappe une voix tranquille. Voix de femme. Fugitive, une image - Léa. Il les tient, il y est. Une incontrôlable excitation l'oblige à se détacher du mur. Rictus fixe et dents serrées. Frottements, fourmillements.Peu importe, il est au bout. Ce qui remonte dans sa gorge à cette seconde précise a une saveur de bile étrange, cependant qu'il fait face à la porte, place devant lui sa mitraillette. Ultime respiration, et soudain dans sa bouche le goût des palétuviers, reflux d'enfance.Il va pour enfoncer la porte, oubliant qu'elle est entrebâillée, chancelle avant de foncer... la referme derrière lui, rageusement. L'écho du claquement hante l'air, puis s'évanouit. Je donne je prends. Il a réussi.
À l?origine de ce livre, il y a deux passions: la littérature et la culture anglaise.Car à force d?entendre dire que le français disparaît dans la communication globale anglo-saxonne, onen oublierait l?affinité profonde entre le français et l?anglais. Mallarmé comme Borges ? qui furent l'unl'autre professeur d?anglais ? disaient que français et anglais étaient en « rapport historiquepermanent ».La tentation existe cependant de considérer les classiques de la littérature anglaise, de Swift à Waugh,en passant par Sterne, Fielding, D. H. Lawrence, Stevenson ou Shaw, comme des monuments d?unautre temps. Ces auteurs ont pourtant quelque chose de vital, et peut-être même d?urgent, à nousdire. Orwell, dont il est également question ici, se moquait des livres à « prétentions littéraires ».Ce travail ne prétend à rien, sinon à distraire le lecteur en l?instruisant un peu. Il ne s?agit pas de fairelittéraire, ni de parler sur la littérature, mais de relire tout simplement ces auteurs, en essayant depenser à partir de la littérature, le roman étant, comme chacun sait, la continuation de la pensée pard?autres moyens.De tous côtés, on nous répète aujourd?hui, pour s?en réjouir ou le déplorer, que le statut« exceptionnel » autrefois dévolu à la littérature n?est plus. Comme si l?on voulait en finir une fois pourtoutes avec la question: Qu?est-ce que la littérature? Quitte à être à contre-courant, le désir del?auteur est bien de se confronter une nouvelle fois avec cette question, à son avis, loin d?être forclose,et d?exercer son droit de suite, comme l?indique le titre de cet essai. Droit de suite, c?est-à-direexercice de prérogatives sur la bibliothèque. Grâce aux classiques de la littérature de langue anglaise,que s?agit-il de recouvrer si ce n'est la jouissance?Les voies du roman européen passent par l?Angleterre. Et il faut bien l?avouer: la littérature anglaiseest la plus riche, la plus universelle, la plus libre, la plus souveraine, la plus merveilleuse, la plusvivante, et la plus drôle du monde.
Présentation de l'éditeur Ils vivent dans deux mondes différents. Jean-Jules grandit à ciel ouvert dans son pays, le Cameroun, à l'abri du manguier où il retrouve chaque jour son ami Mohamadou. Olivier naît en France, en guerre contre le monde entier sans savoir pourquoi. De l'enfance à l'adolescence, Jean-Jules mord la vie à pleine dents, pendant qu'Olivia déchire la sienne de toute sa rage. Pour se rencontrer, il leur faudrait traverser les mers et les enfers...
Résumé : Les philosophes ne rient pas souvent. Le sage ne rit qu'en tremblant, dit le proverbe. Non ridere, sed intelligere, il ne faut pas rire, mais comprendre, disait Spinoza. Les rares moments où les philosophes "lâchent prise", et se laissent aller à la plaisanterie sont d'autant plus intéressants. Philippe Arnaud les recense ici, de Socrate à Michel Foucault, dans de courts chapitres érudits et plaisants. Ce livre ne vise pas à l'exhaustivité. Il n'a qu'une ambition, celle d'instruire en amusant. Philippe Arnaud vit à Paris. Il enseigne la philosophie.
De quoi est fait Un roi sans divertissement ? Fondé sur la triple distinction de la rhétorique antique, le présent essai aborde l'oeuvre de Giono comme la mise en récit d'une histoire par une écriture. Avec les outils de la poétique et de la narratologie, il tente de décrire les procédés de composition qui définissent l'art du conteur, de mettre au jour une dialectique entre les formes de la narration et la vision du monde de l'auteur.
Selon la tradition, Stig et Tilde doivent partir sur une île, pour y survivre loin des adultes pendant un mois. Seulement, ça s'annonce mal : leur bateau s'échoue sur la mauvaise île, et Tilde découvre d'étranges têtes de bois sculpté dans la forêt. Il semblerait que cette île soit habitée...
Les animaux sauvages ne vivent pas seulement dans la nature. il y en a aussi tout une ribambelle, de toutes sortes, bien cachés autour de nous derrière les poubelles, dans nos parcs ou au bord des routes et même, dans nos maisons... A toi de jouer à les faire apparaître, en soulevant un à un tous les volets de ce livre ! C'est parti pour un grand moment de jeu de découvertes !
Je m'appelle Shirley Banana à cause que c'est Soeur Eustochia qui m'a appelée comme ça le jour où j'ai atterri à la Fosse-aux-Gosses. La vie, ici, c'est pas du pâté de foie gras. On fait rien que des corvées et des prières. On pourrait en faire, des trucs rigolos, si y avait pas la Mère Supérieurement embêtante, qui nous menace tout le temps avec Dieu, comme si qu'Il avait rien de mieux à faire qu'à descendre nous punir... Jusqu'au jour où qu'il est vraiment descendu. Et même qu'après papotage, il a dit que je pouvais le remplacer peur une journée...
Eustis le vagabond a d'étranges pouvoirs de divination... Rien de plus normal : il faisait partie autrefois de la cour de Dionysos, le dieu de l'ivresse. Ah, quelles fêtes c'étaient ! Maudit des dieux, il se retrouve condamné à partager le quotidien des humains, dans un monde tristement dépourvu de magie. Jusqu'au jour où Hécate, la reine des spectres, lui confie une mission : le voilà parti en quête de son monde perdu, accompagné d'un drôle de fantôme et d'un petit professeur à la vue basse...
En 1872, un riche gentleman londonien, Phileas Fogg, parie vingt mille livres qu'il fera le tour du monde en quatre-vingts jours. Accompagné de son valet de chambre, le dévoué Passepartout, il quitte Londres pour une formidable course contre la montre. Au prix de mille aventures, notre héros va s'employer à gagner ce pari.
Présentation de l'éditeur Arthur déteste Charville, cette ville de province grise et triste où il est né un jour de 1854, et où il vit avec sa mère et ses deux sœurs. Alors, pour tromper la monotonie des jours, Arthur dévore livre après livre. Et puis il rêve d'un oiseau multicolore, bleu, vert, rouge, qu'il appelle Baou et qui lui inspire des poèmes. Car Arthur se fiche d'être un élève modèle. Il veut être poète, même si c'est être voyou...
Résumé : Parvana a onze ans et n'a jamais connu son pays autrement qu'en guerre. Une guerre de cauchemar qui interdit aux femmes de sortir non voilées ou sans l'escorte d'un homme, père ou mari. Assez grande pour être soumise à ces interdits, Parvana doit pourtant trouver une façon de les contourner. Car depuis que les talibans ont emprisonné son père, c'est sur elle seule que repose la survie de la famille...
Résumé : Florence, 1478. Silvio adore peindre. Son souhait le plus cher serait de vivre de sa passion. Mais lorsqu'on n'est qu'un petit peintre des collines, une telle ambition n'est-elle pas une folie ? Un jour, pourtant, on lui commande le portrait d'une jeune héritière, à Florence. Mais la route est longue et dangereuse, et les jaloux rôdent...