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Les images et les mots. Décrire le cinéma
Arnaud Diane ; Zabunyan Dork
PU SEPTENTRION
22,00 €
Épuisé
EAN :9782757407707
Il y a aujourd'hui une crise de la description des images du cinéma, si l'on en croit une déclaration de Jean-Luc Godard pour qui les cinéphiles devraient s'inspirer du quotidien de sport L'Equipe ? : "?Dans le compte-rendu que je lis, je retrouve vraiment ce qui s'est passé la veille ?", dans la mesure où les journalistes sportifs décrivent toujours finement les gestes et les actions qu'ils ont vus auparavant au stade. L'ironie du propos doit nous conduire à dépasser la plainte qui l'enveloppe, et à examiner dans le détail les manières dont la fonction descriptive se développe devant un film ou une séquence filmique ? : pour l'analyste, le théoricien des images, l'historien du cinéma, le philosophe cinéphile. Dans une époque où le discours sur le cinéma est confronté à d'importantes mutations (critique frontale et indifférenciée de la circulation des images, profusion des commentaires via les blogs internet), cet ouvrage répond à la nécessité de penser les protocoles contemporains de la description filmique. L'idée est de faire appel à des spécialistes de l'image pour apprécier avec eux comment s'est construite leur pensée du cinéma depuis une pluralité d'opérations descriptives. L'articulation entre l'objet et la méthode de description est constamment interrogée, à travers des contributions sur des réalisateurs très variés (de Hitchcock à Pasolini, d'Orson Welles à Gus Van Sant) et des objets filmiques spécifiques ? : fictions, remploi d'images, gestuelle des corps en action, dimension sonore du cinéma, etc. pour défendre une pratique descriptive toujours singulière et jamais définitive.
Le héros du film ouvre les yeux et, au lieu de se réveiller dans le monde réel, le voici propulsé à l'intérieur d'un songe ou d'un univers parallèle. Du cinéma de Méliès au Magicien d'Oz et autres classiques, le faux réveil a plus d'une fois mis en scène l'entrée du spectateur dans la projection. Grâce à des scénarios d'une complexité fabuleuse (Un jour sans fin, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Inception), les films contemporains refont la part belle à ce motif visuel et narratif. Le plus souvent, les récits enchâssés établissent dans l'après-coup la nature onirique ou virtuelle de la réalité à laquelle on s'est éveillé. Le faux réveil déploie une nouvelle perspective esthétique qui consiste à différer la sortie du film, tantôt en douce, tantôt en sursaut ou en boucle. En douce : les oeuvres de Luis Bunuel, Federico Fellini, Jacques Rivette ou Apichatpong Weerasethakul prennent l'allure d'une promenade surréelle entre la veille et le rêve. En sursaut : dans les univers à sensations fortes de John Carpenter, Wes Craven, Brian De Palma ou David Lynch, le pouvoir fantastique du réveil est d'assurer la résurrection de la fiction pour prolonger la mystique du cinéma. En boucle : d'eXistenZ à Réalité, les réveils faussés se répètent possiblement à l'infini. Vouloir se réveiller ad vitam aeternam, c'est croire que le cinéma repose encore et toujours sur un imaginaire de la rupture et de la résurgence.
L'histoire du chef-d'oeuvre d'Ettore Scola, depuis le film italien de 1977 jusqu'à ses différentes mises en scène théâtrales françaises, racontée par des universitaires et par ses principaux créateurs. L'ouvrage s'inscrit dans une démarche dialogique qui met en résonance le film d'Ettore Scola, Une journée particulière (Una giornata particolare, 1977) et ses transpositions théâtrales ultérieures en langue française, parmi lesquels la récente version de la metteure en scène suisse Lilo Baur (2023) fait l'objet d'une attention spécifique. Mêlant contributions universitaires et entretiens avec plusieurs créateurs, cette réflexion collective sonde autant le processus intermédiatique que le film italien et ses mises en scène théâtrales francophones dans leurs spécificités propres, s'attachant toujours à les situer dans leurs contextes de production respectifs. Ce livre est ainsi l'occasion de (re)découvrir l'oeuvre de Scola et ses actualisations, porteuses d'un discours sur la condition des femmes et des homosexuels qui crée maints échos entre le passé fasciste italien et le présent de nos sociétés.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.