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Idéologies et action publique territoriale ? La politique change-t-elle encore les politiques ?
Arnaud Lionel ; Le Bart Christian ; Pasquier Romai
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753503403
On sait aujourd'hui beaucoup de choses sur l'action publique en général, et sur les politiques locales en particulier. Par-delà la complexité des échanges entre les différents niveaux institutionnels, une hypothèse nourrit l'ensemble des travaux sur ces politiques: celle de leur croissante standardisation. En matière d'action publique, tout le monde ferait à peu près la même chose d'un territoire à l'autre. La variable politique, et bien sûr le clivage droite-gauche au premier chef, aveuglante en période électorale, perdrait toute pertinence à mesure que le processus décisionnel se durcit. L'objectif de cet ouvrage collectif est d'évaluer cette dissolution supposée du politique en intégrant, aux côtés des partis politiques traditionnels, l'analyse des nouveaux acteurs de l'action publique locale: mouvements sociaux, associations, chambres de commerces, cabinets d'expertise... La territorialisation croissante des processus de production de l'action publique s'accompagne en effet de recours croissants à des formes de coopération et d'action fondées sur le partenariat, les dispositifs contractuels ou les dynamiques de projets. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage mettent ainsi en évidence une série de déplacements. Le déclin des grandes idéologies partisanes a laissé la place à de nouvelles idéologies professionnelles qui s'accommodent parfaitement des logiques de différenciations territoriales. Souvent faiblement élaborées sur le plan doctrinal, ces idéologies professionnelles ont la force du mou et de l'implicite, c'est-à-dire qu'elles s'adaptent à des configurations locales variées et n'excluent ni les compromis ni les orientations plurielles. Les grands modèles d'intelligibilité du monde ont laissé la place à un pragmatisme raisonné et standardisé.
En ces temps de crise, l'innovation est plus que jamais une priorité pour les entrepreneurs et les dirigeants d'entreprise. Concrètement, comment continuer à produire des solutions innovantes, tout en ayant conscience du monde qui nous entoure ? Arnaud Groff et Lionel Meneghin proposent de disnover, c'est-à-dire de faire évoluer les pratiques de management de l'innovation pour que celui-ci soit à la fois économique, social et écologique. Entrepreneur et philosophe, ils offrent une analyse croisée et montrent que c'est en mobilisant l'intelligence collective que les projets aboutiront à la vraie innovation, celle qui profite à tous et préserve la planète. Innovez autrement, disnovez ! donne des éléments de lecture et de compréhension, ainsi que des outils concrets, permettant à chacun de construire sa vision de l'innovation. Une base de réflexion indispensable pour tous ceux qui souhaitent innover en tenant compte des spécificités de notre XXIe siècle. "Ce livre tente d'introduire un nouveau paradigme d'innovation qui est humaniste, socialement inclusif et écologiquement vertueux". Navi Radjou
Arnaud Lionel ; Le Bart Christian ; Pasquier Romai
Une hypothèse nourrit l'ensemble des travaux sur les politiques locales : celle de leur croissante standardisation. Au questionnement " does politics matter ? " des années 1970 et 1980, en particulier autour de la réalité du pouvoir des maires, les chercheurs répondent dans la décennie suivante en invoquant les multiples facteurs qui pré-déterminent le champ de possibilité de l'action publique. Tout le monde ferait à peu près la même chose partout, plus ou moins vite, plus ou moins bien, en fonction des ressources disponibles. La variable politique, aveuglante en période électorale, perdrait toute pertinence à mesure que le processus décisionnel se durcit. Cette livraison de Sciences de la Société propose au contraire de prendre au sérieux l'approche des politiques territoriales en termes d'idéologie. Si l'usage du mot est encore étroitement associé à la tradition marxiste, nos objectifs sont moins critiques qu'analytiques : il s'agit de mettre en évidence les doctrines et les valeurs sous jacentes à certaines décisions en matière de politiques publiques. Cette notion permet également d'interroger les rapports avec d'autres concepts annexes, comme ceux de " référentiel " ou de " paradigme ", qui se concentrent peut-être davantage sur les mécanismes administratifs et politiques. En ce sens, se poser la question " does ideology matter ? " permet de se rappeler que les idées travaillent toujours en faveur de certains et au désavantage d'autres, notamment parce qu'elles parviennent à construire une " unité " par delà les différences.
Arnaud Lionel ; Ollitrault Sylvie ; Sala Pala Valé
Voilà déjà trois décennies que les sciences sociales s'interrogent sur l'émergence d'identités plurielles, fluides, éclatées, ambiguës, dans des sociétés désormais qualifiées de "post-industrielles", "post-modernes", "post- fordistes", "post-coloniales" ou "post-patriarcales", et invitent à repenser l'articulation entre la production de ces identités et la pluralité des rapports sociaux de domination. Dans ce contexte, le projet théorique et empirique de cet ouvrage collectif est de construire une analyse des mobilisations qui tienne compte des multiples rapports inégalitaires entre majoritaires et minoritaires et de l'imbrication de ces rapports de domination. Quelles sont les contradictions nées de cette imbrication et comment sont-elles concrètement gérées par les individus et les groupes sociaux en lutte pour la transformation de l'ordre matériel et symbolique? En vue d'éclairer ces débats, les contributions réunies ici croisent les apports théoriques de plusieurs sous-champs de la sociologie: sociologie des mouvements sociaux, sociologie des rapports de genre, de classe et de race, sociologie des identités. Les terrains empiriques très variés qu'elles mobilisent permettent de croiser les regards et de mettre en perspective la situation française.
Le Périgord et le Quercy sont assurément les régions de France les plus dotées en châteaux. Si la plupart d'entre eux expriment pleinement la vigueur de l'architecture militaire du Moyen Age et si quelques-uns déploient les fastes décoratifs de la Renaissance, tous constituent les principaux ornements de paysages où la nature est préservée. Souvent juchés au sommet de promontoires abrupts, ces châteaux vus du ciel apparaissent pour certains assaillis à l'aube par des déferlantes de brouillard, pour d'autres semblant flotter sur des vagues de buis taillés ou émerger d'une mer de vignes. Autant de sensations que les auteurs-photographes de ce livre ont tenu à partager avec les lecteurs en volant sans relâche et au plus près des sites afin de parfaire leurs clichés. Au-delà du plaisir visuel que procure l'ouvrage, il est également un guide de visite. Des notices précises révèlent les particularités stylistiques ou historiques de ces châteaux exceptionnels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.