Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LES SCIENCES CORANIQUES GRAMMAIRE, DROIT, THEOLOGIE ET MYSTIQUE
ARNALDEZ
VRIN
43,00 €
Épuisé
EAN :9782711617661
C'est une synthèse de ses travaux sur la pensée musulmane médiévale que propose Roger Arnaldez. Il s'attache, à travers un grand nombre d'études précises, à montrer la spécificité, l'originalité et l'actualité des sciences coraniques. Toute la pensée musulmane repose sur le Coran ou s'y ramène par les commentaires. Selon la spécialité des commentateurs, les différentes exégèses sont marquées par des explications d'ordre philologique ou grammatical, juridique ou philosophique, théologique ou mystique. Les "principes du droit" (usul al-fiqh) et les "principes de la religion" (usul al-din) sont fondés sur des arguments ou bien rationnels ('aqli), ou bien tirés de la tradition (naqli). Mais c'est toujours le Coran et les traditions du Prophète, le hadit, qui révèlent explicitement ou implicitement ces principes. Roger Arnaldez montre comment les musulmans ont mis au point un certain nombre de sciences qui sont, à des titres divers, à la buse des commentaires du Coran et du hadit. L'une de ces sciences est évidemment essentielle, c'est la grammaire qui permet la compréhension des textes révélés. Si bien que toutes les sciences coraniques reposent plus ou moins directement sur la grammaire et la philologie. La pensée musulmane est ici située par rapport aux deux traditions dans lesquelles elle s'enracine, la source grecque et la source biblique, mais pour en montrer à chaque fois l'originalité. Les oeuvres des grands auteurs de l'Islam, tels Avicenne, Ibn "Arabi, Qusayri, Ibn Hazm ou encore Fahr al-Din al-Razi font l'objet de commentaires précis et détaillés. La question de la place de l'humanisme dans l'Islam est traitée de manière éclairante et stimulante. Biographie de l'auteur Roger Arnaldez, né en 1911, est islamologue et philosophe. Il a enseigné la philosophie musulmane et l'islamologie à l'Université Paris-IV Sorbonne. Il est actuellement président de l'Académie des sciences morales et politiques."
Avicenne a eu deux grands disciples, Abû'l-Barakât al-Baghdâdi et Fakhr al-Dîn al-Râzî qui se sont l'un et l'autre inspirés librement de sa pensée. Râzî, quoique très dur dans les discussions avec ses partenaires, se distingue sur le plan des idées par un esprit conciliateur qui cherche à rapprocher le mu'tazilisme et l'ash'arisme, en s'appuyant sur sa vaste connaissance des sciences coraniques et de la philosophie, voire des sciences profanes de son temps, et sur sa sensibilité aux graves problèmes, tant politiques que religieux et culturels, qui déchiraient alors le monde musulman. Son commentaire du Coran, préparé par sa grande synthèse philosophique, les Mabâhith al-mashriqiyya, est rempli de trouvailles originales qui font de lui un penseur très attrayant.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.