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Christian Bobin. Ecrire aux animaux
Armengaud Françoise
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782336486017
On pourrait dire de Christian Bobin qu'il murmure à l'oreille des animaux. Mais le poète préfère leur écrire. Il confie à Françoise Armengaud : "? le matin où j'ai reçu votre projet, je travaillais à une lettre adressée - à une alouette. Elle fait déjà quinze pages ? ". Ecrire aux animaux, c'est les considérer comme des sujets et des interlocuteurs. Au fur et à mesure des livres, ils se révèlent davantage encore : ils sont nos "? maîtres ? ", nos "? modèles ? " et nos guides spirituels. Tels des anges, ils savent "? remettre en vie la vie ? " et participent, comme le désigne la tradition juive, à la "? réparation ? " du monde. Christian Bobin est sensible aux massacres permanents des animaux, voire leur disparition programmée. Il exprime cependant sa confiance dans la jeunesse contemporaine mobilisée contre ce qu'il appelle dans son avant-dernier ouvrage "? un monde enténébré par ses lumières ? ". Le regard émerveillé du poète sur les animaux n'est pas seulement redevable à une inspiration franciscaine amplement saluée naguère, mais l'un des puissants fils conducteurs de l'oeuvre.
Née en 1935, Anita Tullio est une artiste inventive, pionnière, intransigeante. Elle compte aujourd'hui parmi les très grands contemporains dans ce que Valéry appelait " le plus noble des arts ", car le plus périlleux… Par ce récit-poème d'une rencontre, l'auteur a voulu porter un témoignage subjectif sur une subjectivité à l'uvre, esquisser un portrait, méditer sur une vocation et sur une destinée.
Résumé : Voici douze études, sur des artistes, des romanciers, des poètes, des philosophes, où l'on trouvera presque toujours un enjeu de discernement entre des registres (entre des genres, entre des discours) voisins, irréductibles et proches, voire rivaux : philosophie/poésie (Platon, Levinas, Wittgenstein), littérature/philosophie (Camus) ; le savoir et le croire (Moore et Wittgenstein), etc. " Partage " est donc à entendre comme dans " partage des eaux " : délimitation de frontières au gré des pentes et des courants, au fil des immanences respectives. Or l'image empruntée à l'hydrologie - et qui peut se poursuivre en ligne de faîte, ligne de crête, clivage, ou encore ligne de faille... - fait assez vite place à une autre image encore plus familière : au sens du partage du pain (ou toute autre chose), c'est-à-dire à la fois la mise en commun, la partition et la répartition ; partage de l'innovation sémantique entre les locuteurs, chez Francis Jacques ; exploration des ratés, refus et dénis du partage chez Nathalie Sarraute et Monique Wittig (et rôle réparateur de la littérature) ; partage (impérieux) d'une vision métaphorique des choses chez Victor Hugo, chez André Verdet, ou chez Violette Leduc ; partage de l'effet sémantique entre texte et image chez Jean Le Gac. Aux perspectives sémantiques classiques d'étude des textes philosophiques et littéraires, l'auteur a voulu ajouter l'approche pragmatique. Cette approche fait, par exemple, de la métaphore une injonction à un "voir comme" (dont le dialogisme et l'interrogativité sont mis en évidence par Francis Jacques). Non seulement le " faire voir " que l'on reconnaît habituellement comme la capacité de l'image pittoresque, ou le " donner à voir " comme à prendre ou à laisser, mais une intimation : non seulement offrir une vision, mais y contraindre ; non seulement la proposer, mais l'imposer. Par la métaphore, l'écrivain communique ce qu'il y a de plus singulier et de plus libre, et aussi de plus autoritaire dans sa vision. C'est finalement, chez Victor Hugo, comme chez André Verdet ou chez Violette Leduc, un impérieux " voir à ma manière " qui est suggéré. La métaphore devient une interrogation/imposition toute personnelle et singulière des signes du monde.
Un hôpital. Un homme cassé. Une plage. Au-delà, cette ligne d'horizon qui l'obsède, le fait gamberger, exerce sur lui une inéluctable fascination. Cette obsession peu à peu le dévoile, révèle la souffrance morale que la souffrance physique cache de moins en moins. Berçant - tel Baudelaire - son infini sur le fini des mers, que voit-il ? Un horizon intérieur ? Le terme de l'être dans le terme de la vision ? Au fil d'une écriture paradoxalement joyeuse et inventive, le lecteur vit lui-même l'expérience de la quête et de la douleur de l'homme qui voulait marcher sur l'horizon.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.