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André Verdet. Du multiple au singulier
Armengaud Françoise
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782747548151
Pariant comme André Breton sur " le demain joueur ", André Verdet rêve, comme lui, d'une création une et indivisible, car surgie de l'unité primordiale, celle du " Où ", ce non-lieu " ouvert " autant qu'" obscur ", d'où procède l'Univers. Aussi le " Où " est-il l'appellation verdétienne de l'Être présocratique. " Où " poétique, au sens propre du terme, creuset de toute création cosmique ou humaine, échue ou à naître, correspondant tant à la définition de l'Être chez Parménide que chez Empédocle. Fervent de la connaissance, Verdet est poète-astronome, dans toute la plénitude du terme. Il renoue avec l'attitude encyclopédique des Présocratiques, ou avec celle des poètes du XVIè siècle, en se pliant aux exigences de la totalité du cursus imposé par la contemplation aux multiples regards : celui de l'astronome qui observe et théorise la mécanique céleste, celui du philosophe, qui médite sur les rapports entre l'homme et l'Univers, et celui du poète, qui les rassemble et les transcende en ce que lui-même nomme la " Supervision ", celle qui ouvre et traverse le miroir du réel, pour se mouvoir dans l'Obscur. Avec une ampleur toute bachelardienne, André Verdet, qui est aussi le " poète troubadour " des Provences, associe l'exigence du sensible et le goût de la rigueur. Ses luttes antinazie et antifasciste ont nourri une réflexion suivie sur le problème éthique et politique du mal, sur la valeur de l'utopie et sur la marche de l'Histoire. Enfin sa méditation sur l'art et les ressorts de la créativité s'est appuyée sur l'amitié et les confidences des grands peintres du XXè siècle : Braque, Léger, Matisse, Picasso, Miro, Chagall. Comme l'a souligné Jean Hamburger: " Les âmes plurielles se font rares. Je veux dire que dans ce siècle où chacun se spécialise en un chemin solitaire on ne rencontre plus guère de poète qui soit aussi peintre, sculpteur, céramiste, passionné de musique, amateur d'astronomie et féru de sciences. André Verdet est un créateur-inventeur de tous ces trésors. " Passionné autant qu'informé et rigoureux, le présent ouvrage retrace et éclaire les diverses étapes du cheminement complexe et foisonnant de ce poète hors normes.
Résumé : Conviction du caractère central, encore de nos jours, de la notion de sacrifice, pour archaïque voire désuète qu'elle puisse paraître à un esprit occidental - mais au sein même de l'Occident n'est-elle pas vivace dans les pratiques des monothéismes juif et musulman ? N'est-elle pas également centrale, au moins métaphoriquement et théologiquement, dans le christianisme ? Or ce sont les animaux qui en font les frais. Est-ce juste ? Non ! Il convient d'autant plus de s'interroger sur l'éventuelle permanence d'un sacrificiel hors rituel, à la fois sourd, obscur et plat, dénué de toute opérativité positive, celui de l'abattage industriel et de la nourriture carnée, banalement et excessivement consommée aujourd'hui, voire revendiquée comme si la protéine animale faisait partie des Droits de l'homme. Conviction que la " question " des animaux n'est pas un " à côté " ou un " en dehors " de l'humain, mais lui est consubstantielle. Ce n'est donc pas non plus un " hors politique ", et ce, à bien des titres. Rôle " fondateur " (dit-on) des sacrifices dans les cités antiques ou dans les sociétés sans écriture. Pratiques perverses et mortifères à court terme comme à long terme dans les économies modernes. Il faut poser le défi : quelle société voulons-nous pour vivre en paix et en équité non seulement entre humains mais entre " animaux humains " et " animaux non-humains " ? Conviction quant au rôle des artistes et des poètes pour franchir les barrières érigées par des philosophies étriquées, réductionnistes, arrogantes et cyniques (au sens trivial du terme), entre humain et animal, et pour nous donner quelque chose aussi bien de la familiarité que de l'énigme. Elisabeth de Fontenay n'a-t-elle pas affirmé : " Il faut des artistes, virtuoses de la confusion, pour accorder aux animaux une compassion qui élargisse le coeur au point de faire vaciller le propre de l'homme ". Conviction que les animaux sont nos semblables et nos frères. Si la reconnaissance du visage animal, de la parole animale, de la dignité animale, rencontre l'argument de l'anthropomorphisme, elle en triomphe haut la patte. La simple justice requiert pour les animaux leurs droits à vivre libres sur leurs indispensables territoires, à n'être ni chassés, ni pourchassés, ni capturés ni mangés ni appropriés ni exploités de quelque manière que ce soit. Telles sont les principales inspirations de cet ouvrage aux tonalités souvent malheureuses (d'indignation) et parfois heureuses (de jubilation), diverses comme le sont nos relations avec les animaux.
Résumé : " L'art d'oblitération, oui ; ce serait un art qui dénonce les facilités ou l'insouciance légère du beau et rappelle les usures de l'être, les " reprises " dont il est couvert et les ratures, visibles ou cachées, dans son obstination à être, à paraître et à se montrer. [...] Vous dites : l'oblitération interrompt le silence de l'image. Oui, il y a un appel du mot, à la sociabilité, l'être pour l'autre. Dans ce sens-là, évidemment, l'oblitération mène à autrui ". C'est à partir et autour de ces propos du philosophe Emmanuel Levinas commentant l'?uvre de Sacha Sosno que l'auteur développe quelques méditations vagabondes et plurielles. Mais le présent ouvrage s'attache également à interroger l'évolution de cet artiste à la carrière hors normes, né à Marseille en 1937, et qui aujourd'hui vit et sculpte en France, sur la côte d'Azur (Nice), et aux Etats-Unis (New York). Sacha Sosno - qui brûla ses premières toiles à l'âge de 19 ans après sa rencontre avec Yves Klein - fut reporter photographe en Irlande, au Biafra et au Bangladesh avant d'entreprendre d'oblitérer " par le vide " ou " par le plein " les archétypes de la statuaire classique, ?uvrant par là même à remanier/déconstruire notre mémoire culturelle. Adepte un temps de l'Art sociologique, il a exposé un peu partout dans le monde, et, devenu l'un des rares artistes à jeter un pont entre l'architecture et la sculpture, il a ainsi " contribué à une renaissance de nos villes " qu'il appelle de ses v?ux. L'auteur s'efforce enfin de situer Sacha Sosno dans les mouvances de l'art contemporain, en le confrontant au minimalisme, au conceptualisme et au postmodernisme.
Résumé : Voici douze études, sur des artistes, des romanciers, des poètes, des philosophes, où l'on trouvera presque toujours un enjeu de discernement entre des registres (entre des genres, entre des discours) voisins, irréductibles et proches, voire rivaux : philosophie/poésie (Platon, Levinas, Wittgenstein), littérature/philosophie (Camus) ; le savoir et le croire (Moore et Wittgenstein), etc. " Partage " est donc à entendre comme dans " partage des eaux " : délimitation de frontières au gré des pentes et des courants, au fil des immanences respectives. Or l'image empruntée à l'hydrologie - et qui peut se poursuivre en ligne de faîte, ligne de crête, clivage, ou encore ligne de faille... - fait assez vite place à une autre image encore plus familière : au sens du partage du pain (ou toute autre chose), c'est-à-dire à la fois la mise en commun, la partition et la répartition ; partage de l'innovation sémantique entre les locuteurs, chez Francis Jacques ; exploration des ratés, refus et dénis du partage chez Nathalie Sarraute et Monique Wittig (et rôle réparateur de la littérature) ; partage (impérieux) d'une vision métaphorique des choses chez Victor Hugo, chez André Verdet, ou chez Violette Leduc ; partage de l'effet sémantique entre texte et image chez Jean Le Gac. Aux perspectives sémantiques classiques d'étude des textes philosophiques et littéraires, l'auteur a voulu ajouter l'approche pragmatique. Cette approche fait, par exemple, de la métaphore une injonction à un "voir comme" (dont le dialogisme et l'interrogativité sont mis en évidence par Francis Jacques). Non seulement le " faire voir " que l'on reconnaît habituellement comme la capacité de l'image pittoresque, ou le " donner à voir " comme à prendre ou à laisser, mais une intimation : non seulement offrir une vision, mais y contraindre ; non seulement la proposer, mais l'imposer. Par la métaphore, l'écrivain communique ce qu'il y a de plus singulier et de plus libre, et aussi de plus autoritaire dans sa vision. C'est finalement, chez Victor Hugo, comme chez André Verdet ou chez Violette Leduc, un impérieux " voir à ma manière " qui est suggéré. La métaphore devient une interrogation/imposition toute personnelle et singulière des signes du monde.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.