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Qu'est-ce que l'oecuménisme ?
Arjakovsky Antoine
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204147354
La désunion des chrétiens reste scandaleuse. Les théologiens du xxe siècle ont voulu la résoudre. Sans succès. Ce livre montre comment l'oecuménisme n'est pas simplement un but, mais une méthode et plus encore un paradigme. En surmontant leurs fractures, c'est aux divisions de l'humanité que les disciples de Jésus doivent oeuvrer. Révolutionnaire. " Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ", déclare le Christ dans l'évangile de Jean. Si les différentes Eglises chrétiennes ont fondé des traditions dissemblables, leur dessein est cependant de s'unir en Dieu. Retraçant l'aventure oecuménique à travers ses grandes figures, dates et étapes, Antoine Arjakovsky montre comment, par-delà la réunion des baptisés, elle permet d'envisager et d'appréhender la nécessaire convergence entre les croyants du monde entier. Prenant appui sur Nicolas Berdiaev, John Milbank, mais aussi Emmanuel Levinas ou Abdennour Bidar, reprenant l'esprit de rapprochement entre les Eglises chrétiennes initié en Europe au XXe siècle et de la rencontre interconfessionnelle d'Assise en 1986, il dessine une voie de conciliation entre chrétiens, juifs, musulmans mais aussi hindouistes et bouddhistes, afin de dégager une conception de l'oecuménisme plus juste, plus vraie, plus paisible et plus respectueuse de l'environnement à l'échelle planétaire. Il y parvient en proposant une science nouvelle fondée sur une métaphysique résolument oecuménique. Une profession de foi en l'espérance.
Le 26 novembre 1982, une image représentant une icône de la Vierge portant Jésus suinte de l'huile d'une manière inexplicable. Ceci se passe dans une simple maison du quartier Soufanieh de Damas, en Syrie, habitée par de jeunes mariés chrétiens : Myrna est catholique, Nicolas chrétien orthodoxe. C'est à partir de ce fait que se développent les événements de Soufanieh qui bouleversent la vie de Myrna et de Nicolas, puis, de proche en proche, de voisins, d'amis, de communautés chrétiennes du Proche-Orient. Après bientôt trente ans de " diffusion silencieuse ", le message de Soufanieh est connu dans le monde entier. A Soufanieh, Marie prépare ce qui sera le grand événement de l'avenir : l'Unité retrouvée des Eglises chrétiennes. Car cette Unité est la condition, impossible humainement mais indispensable, de la conversion et du salut de l'humanité. A Soufanieh, comme toujours dans le Plan de Dieu, toutes ces merveilles sont humbles en apparence. C'est pourquoi il faut les regarder de près. Précisément, Antoine Arjakovsky nous propose une rencontre lumineuse avec la messagère de l'unité.
Arjakovsky Antoine ; Loss Iossif ; Kasper Walter ;
Résumé : Mars 1909 est une date capitale dans l'histoire de la pensée russe : sept intellectuels de renom (Nicolas Berdiaev, Serge Boulgakov, Mihail Guershenzon, Alexandre Izgoiev, Bohdan Kistiakovsky, Piotr Struve, Simon Frank) se rassemblent pour signifier leur malaise à l'égard de l'évolution radicale et nihiliste de leurs confrères, et leur crainte qu'une telle évolution ne débouche sur une crise sans précédent... Bien que d'horizons très différents, tous avaient en commun de vouloir un renouveau de la pensée fondé sur la " primauté de la vie spirituelle ", la défense du droit, le respect primordial de la personne humaine. Le recueil de leurs interventions, jalons, connut tout de suite un immense succès et reste aujourd'hui une référence pour l'intelligentsia russe. Cent ans après la publication des jalons, huit intellectuels de différentes confessions chrétiennes, catholiques, protestants et orthodoxes, et de différentes nationalités, allemande, américaine, anglaise, française, italienne, russe, ukrainienne ont tenu à faire mémoire de ce texte prophétique. En ces temps de mondialisation, les trésors spirituels nationaux doivent être assimilés par les autres traditions intellectuelles. Qu'il s'agisse des promesses de la phénoménologie de la donation ou des implications de la théologie oecuménique et sociale, des consensus nouveaux apparaissent. Devant l'effondrement quasi simultané des " modèles " socialistes et capitalistes, il est d'un grand intérêt de découvrir aujourd'hui que la désillusion contemporaine à l'égard des idéologies et la " passion du réel " a déjà plus d'un siècle. Face à la perte totale de repères aujourd'hui une nouvelle génération d'intellectuels pourra-t-elle, cette fois, être entendue ?
Résumé : La métaphysique oecuménique ouvre la voie à une nouvelle histoire de la conscience humaine devenue planétaire, à un grand récit ouvert à toutes les cultures, à toutes les disciplines et à toutes les traditions religieuses La notion d'oecuménisme dispose de cinq sens qu'il s'agit aujourd'hui de tenir ensemble au sein d'une nouvelle discipline, la métaphysique oecuménique. Le sens géographique du terme, employé par Hérodote, signifie le " monde habité ". Le sens politique, utilisé par Polybe, recouvre celui de " civilisation ". Le sens eschatologique de l'oikouménè, qu'on trouve chez saint Paul, est celui du " Royaume à venir de Dieu sur la terre ". Le sens ecclésiologique des Modernes, de John Mott, Georges Florovsky, Yves Congar et Rowan Williams, vise à dépasser, par le dialogue, l'enseignement, la prière et le témoignage commun, l'universel ecclésial compris de façon strictement confessionnelle. Il existe un 5e sens du mot que cet ouvrage monumental ambitionne de dévoiler, celui de synthèse en tension entre la raison conceptuelle et la croyance religieuse. La métaphysique oecuménique, qui prend au sérieux le caractère rationnel et existentiel de la foi, ne concerne plus dès lors seulement le monde chrétien. Elle s'adresse à toute personne désireuse de trouver une issue par le haut au " conflit des facultés " et aux blessures identitaires. Elle ouvre la voie à une nouvelle histoire de la conscience humaine devenue planétaire, à un grand récit ouvert à toutes les cultures, à toutes les disciplines et à toutes les traditions religieuses. Elle offre en définitive une nouvelle épistémologie spirituelle et trans-disciplinaire, à la fois personnaliste, sophiologique, ternaire et eschatologique.
Résumé : La crise profonde que traverse la démocratie française (affaire Cahuzac, passage en force sur la loi Taubira, baisse dramatique de la culture éthique et religieuse des citoyens...) est une crise de la philosophie politique libérale. Cette double crise n'est pas propre à la France. On la trouve également au sein de l'Union européenne et en ex-URSS. Un retour à la philosophie personnaliste des années 1930 pourrait permettre aux démocraties contemporaines de restaurer la confiance entre la société civile et l'Etat. Ceci exige de comprendre à nouveau la personne comme un être en relation, une réalité irréductible aux catégories d'électeur ou de consommateur, un individu qui ne trouve son accomplissement que dans la profondeur de l'Esprit. L'auteur donne vingt propositions de première urgence pour mettre en oeuvre cette petite révolution de la philosophie politique.
Sommes-nous aujourd'hui encore capables de jouir d'une oeuvre ? Savons-nous encore lire un texte, voir un tableau, écouter une sonate ? La question est d'importance. Nous vivons à l'ère moderne - celle qu'inaugurèrent Rimbaud et Mallarmé. Tous deux prophétisèrent la fin d'un monde, celui - classique - où le mot désignait une chose. Depuis lors, on s'est acharné à théoriser la fin du discours, l'arbitraire du signe, le texte autoréférentiel, l'autonomie de la structure, la mort de Dieu d'abord, de l'homme ensuite. Même les compositeurs ont proclamé la mort de la musique, et les artistes la fin de l'Art... De tout cela, il nous reste un lourd héritage : nous vivons, en effet, à l'époque que George Steiner appelle l'ère de l'Epilogue. C'est l'ère où le monde n'a plus de sens, où le sens d'une oeuvre, quelle qu'elle soit, n'est plus la raison d'être de notre lecture, mais où, au contraire, chacune de nos lectures accorde une raison d'être à l'oeuvre. Les intentions du créateur n'importent plus, seul compterait ce qu'arbitrairement nous mettrions dans l'oeuvre que nous déconstruirions. Face à cette mode de l'indécidable, de l'interchangeabilité du sens, George Steiner, nourrissant ses réflexions d'exemples puisés dans la littérature, la musique et la peinture, nous convie à parier à nouveau sur le sens, et même sur le scandale radieux de la transcendance : il y a bien un accord et une correspondance entre le mot et le monde, entre, d'une part, les structures de la parole et de l'écoute humaines et, d'autre part, les structures, toujours voilées par un excès de lumière, de l'oeuvre. C'est grâce à ce pari que nous pourrons jouir de l'oeuvre et comprendre sa nécessité.
L'enfer a terrorisé des générations de croyants. Même si c'est dans le christianisme que l'imaginaire infernal a été le système le plus durable et le plus organisé, il existe dans toutes les civilisations. Miroir de nos hontes, de nos remords et du mal partout répandu, ses métamorphoses sont aussi vieilles que l'humanité. Et il y a fort à parier qu'elles dureront autant qu'elle...
Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l'histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu'à l'avènement de l'islam, qui persécuta ceux qu'il percevait comme les adeptes d'une religion dualiste et idolâtres. Il faut dire que les Iraniens eux-mêmes avaient, au cours des siècles, oublié jusqu'à la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, et avaient surchargé son message d'éléments étrangers à sa pensée. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que la langue des Gathas, proche du sanskrit védique, soit enfin déchiffrée. Le message de ces hymnes d'une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu'il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants. Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d'enfer, de royaume de Dieu. Khosro Khazai Pardis, l'un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s'en dégage et leur influence à travers les siècles.
Il y a près de 3 300 ans, au Proche-Orient, est apparue l'idée d'un Dieu unique. Qui est ce Dieu, par rapport aux multiples dieux qui l'environnent? Quel est le sens des Dix Commandements? Comment les Juifs voient-ils ce Dieu, que disent-ils de lui? Quels sont les liens entre la Torah écrite - la Bible - et la Torah orale - le Talmud? Quel est le sens de la Loi, de l'Exil? Qui était Jésus pour les premiers chrétiens? Pourquoi l'ont-ils appelé Christ et Fils de Dieu? Pourquoi parlent-ils d'un Dieu "Trinité"? Sans jargon, chacun avec sa science et sa conviction, trois spécialistes répondent aux questions d'Hélène Monsacré et de Jean-Louis Schlegel.