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Pour une démocratie personnaliste
Arjakovsky Antoine
LETHIELLEUX
13,45 €
Épuisé
EAN :9782249622700
La crise profonde que traverse la démocratie française (affaire Cahuzac, passage en force sur la loi Taubira, baisse dramatique de la culture éthique et religieuse des citoyens...) est une crise de la philosophie politique libérale. Cette double crise n'est pas propre à la France. On la trouve également au sein de l'Union européenne et en ex-URSS. Un retour à la philosophie personnaliste des années 1930 pourrait permettre aux démocraties contemporaines de restaurer la confiance entre la société civile et l'Etat. Ceci exige de comprendre à nouveau la personne comme un être en relation, une réalité irréductible aux catégories d'électeur ou de consommateur, un individu qui ne trouve son accomplissement que dans la profondeur de l'Esprit. L'auteur donne vingt propositions de première urgence pour mettre en oeuvre cette petite révolution de la philosophie politique.
Ce livre unique en son genre est le fruit d'un séminaire de recherche organisé en 2024 sur le thème "Les Eglises et la construction de la paix en Ukraine". Cette recherche porte sur les causes religieuses de la guerre conduite par la Russie, non seulement contre l'Ukraine, mais aussi contre l'ensemble du monde démocratique. Grâce aux meilleurs experts sur le sujet, de différentes confessions chrétiennes et nationalités, il apparaît que cette guerre qui ravage l'Europe mais aussi plus largement le monde, compte tenu des alliances qui se sont nouées entre les belligérants (axe Russie-Iran-Chine-Corée du Nord/Coalition de Ramstein), dispose d'un volet théologico-politique. La première conclusion qui ressort des différentes analyses présentées sur la doctrine du "monde russe", utilisée par le Kremlin pour mener sa guerre génocidaire contre l'Ukraine, est que le temps est venu pour l'ensemble des Eglises, si elles veulent contribuer à une paix juste et durable, de condamner vigoureusement l'hérésie de l'ethnophylétisme russe. Elles doivent aussi prendre des mesures immédiates pour rompre avec leurs politiques d'accommodement avec le patriarcat de Moscou, et pour le sanctionner.
Arjakovsky Antoine ; Arnaud Jean-Baptiste ; Boulte
Quelles que soient nos convictions politiques, la force de notre foi religieuse ou de nos orientations philosophiques, nous nous sommes donc rassemblés pour travailler autour d'une même idée : celle de croire qu'il est possible de construire une société plus juste. A l'aube d'élections encore une fois décisives pour la France, et après deux ans de travaux, nous en avons conclu avec enthousiasme qu'il existe à portée de main une vision et un projet de société à même de répondre aux grands défis auxquels nous faisons face, des dérèglements de l'économie mondiale à ceux de notre planète. Ce projet repose sur l'Homme et sur ce qui nous relie. Aucun lien économique, aucun truchement technologique ne pourra remplacer l'amitié fraternelle entre chaque femme et chaque homme, reconnus dans leur égale dignité. Loin de nous l'idée de prétendre à une exhaustivité. Nos propositions sont des exemples. Des idées à partir desquels il peut être intéressant de construire davantage, pour participer à un renouvellement de nos paradigmes, pour une société plus juste.
Le régime russe actuel est la principale menace de conflit sur la planète aujourd'hui comme le montrent les événements récents en Géorgie, en Ukraine, en Syrie mais aussi la déstabilisation des démocraties occidentales observée par les Parlementaires européens. Ce livre raconte l'évolution du conflit croissant entre la Russie de Vladimir Poutine et les démocraties occidentales, et propose des issues à la crise. Il y a urgence, en plus du travail diplomatique, à coordonner tous les mouvements de la société civile en France et au sein des démocraties occidentales qui luttent contre le régime autoritaire et anti-démocratique russe. Il ne s'agit pas d'un combat contre la nation russe. Bien au contraire, il s'agit d'aider les Russes à retrouver le fil du développement historique de leur nation et à préparer un avenir de justice. Les Etats, s'ils veulent éviter la partie de domino qui a entraîné le monde vers la guerre en 1939, se doivent de soutenir un mouvement citoyen en faveur de la paix. Pour donner de vraies chances à la paix en Europe, un nouveau récit historico-symbolique, capable de dégager les valeurs qui animent historiquement les sociétés européennes, doit être écrit avec la participation de l'ensemble des historiens et des citoyens du continent.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
Avant que de savoir écrire, l'homme a su conter pour mieux s'ouvrir au mystère du monde, au rêve, à l'audace, à l'imagination, au désir. Les contes que nous offre ici Colette Nys-Mazure n'appartiennent pas pourtant au genre du fantastique ou de l'exceptionnel. Elle les a puisés d'abord à cette source qui l'inspire avec tant de bonheur: le quotidien des jours, la rencontre des visages. Celui d'Antoinette qui sait qu'elle va mourir mais qui attend la naissance de l'enfant avant de s'en aller. Celui de Monsieur Brice, l'instituteur retraité, qui n'en revient pas d'avoir allumé le plaisir d'apprendre dans les yeux de ces deux garçons qu'on prenait pour des cancres. Celui de Chantal et son impossible amour... Et tant d'autres, rencontrés... Il faut lire ces contes comme de "modernes paraboles", écrit Claude Goure dans sa préface: "A un moment précis, mystérieusement, il suffit d'un regard, d'un peu de tendresse, d'un peu d'amour pour se sentir aimé." Miracle du quotidien ordinaire, miracle de Noël toujours recommencé.
Dans le dialogue entre la foi et la culture, entre la conviction croyante et l'intelligence, se dressent deux belles figures lyonnaises: Joseph Vialatoux (1880-1970) et Jean Lacroix (1900-1986). Tenu à l'Université catholique de Lyon en janvier 2008, le colloque, dont ce livre rassemble les actes, a permis de valoriser l'apport et la mémoire de ces deux grands intellectuels, tous deux représentants d'une philosophie politique humaniste née à l'époque moderne et dont les valeurs permirent à leurs contemporains d'affronter avec courage et lucidité quelques-uns des grands défis que l'histoire lance à la morale, comme ce fut le cas avec l'apparition des totalitarismes. Ils témoignent ainsi dans leurs écrits et leur enseignement, en particulier dans le cadre de la Chronique et des Semaines sociales, de la fécondité du catholicisme social, prouvant ainsi la capacité de la raison et de la foi réunies de nourrir l'action. Les communications de ce colloque, marqué par le souci de la pluridisciplinarité, font valoir l'exigence d'une philosophie engagée dans l'histoire.
Résumé : Qu'est-ce que l'orthodoxie ? Qu'est-ce qu'être moine dans la tradition orientale ? Jean-Claude Noyé interroge le père Placide Deseille, fondateur des monastères de Solan (Gard) et de Saint-Laurent-en-Royans (Drôme). Il aborde avec lui les grandes thématiques liées à cet univers spirituel. Parti du monde catholique et cistercien, son parcours vers l'orthodoxie est passionnant. Au total, c'est toute une page de l'histoire de l'Eglise du XXe siècle qui s'écrit ici, faite de recherches, de tâtonnements, de convergences et de divergences, de ruptures et de rapprochements. A sa manière, le père Deseille symbolise et synthétise dans sa personne l'Eglise indivise, à laquelle il se réfère constamment. Staretz des temps modernes qui a su regrouper autour de lui un cercle de fidèles séduits par la vie mystique de l'Eglise orthodoxe, il a beaucoup à nous dire sur la vie de l'Esprit. Et sur la possibilité toujours offerte aux hommes et femmes de ce temps d'y participer...
La théologie spéculative à la rencontre des mystiques La profondeur peu commune de la vie intérieure des mystiques est, à certains égards, une énigme. Au point qu'on hésite à voir en eux des exemples à suivre et des témoins de la perfection de la vie chrétienne à laquelle nous sommes tous appelés ! Faut-il, alors, soutenir que ce ne sont que des exceptions ? D'autre part, comment expliquer une telle différence entre eux et nous, si les vertus théologales de foi, d'espérance et de charité sont les mêmes chez tous ceux qui sont en état de grâce ? Ces questions sont lourdes de conséquences ! Et, qu'on le veuille ou non, on ne peut les éluder, pour la bonne et simple raison qu'elles sont au coeur de la définition de la sainteté. Le théologien n'a donc pas le choix : il doit les affronter. Encore faut-il qu'il ouvre son intelligence aux vérités mises en lumière par les docteurs mystiques, faute de quoi son analyse ne sera pas pertinente. Ce qui, pour un disciple de saint Thomas, devrait aller de soi ; à condition tout de même qu'il ne reste pas prisonnier de l'"esprit de géométrie". C'est aussi un des enjeux de ce livre !