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Les eglises et la construction de la paix en ukraine
Arjakovsky Antoine
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782336496306
Ce livre unique en son genre est le fruit d'un séminaire de recherche organisé en 2024 sur le thème "Les Eglises et la construction de la paix en Ukraine". Cette recherche porte sur les causes religieuses de la guerre conduite par la Russie, non seulement contre l'Ukraine, mais aussi contre l'ensemble du monde démocratique. Grâce aux meilleurs experts sur le sujet, de différentes confessions chrétiennes et nationalités, il apparaît que cette guerre qui ravage l'Europe mais aussi plus largement le monde, compte tenu des alliances qui se sont nouées entre les belligérants (axe Russie-Iran-Chine-Corée du Nord/Coalition de Ramstein), dispose d'un volet théologico-politique. La première conclusion qui ressort des différentes analyses présentées sur la doctrine du "monde russe", utilisée par le Kremlin pour mener sa guerre génocidaire contre l'Ukraine, est que le temps est venu pour l'ensemble des Eglises, si elles veulent contribuer à une paix juste et durable, de condamner vigoureusement l'hérésie de l'ethnophylétisme russe. Elles doivent aussi prendre des mesures immédiates pour rompre avec leurs politiques d'accommodement avec le patriarcat de Moscou, et pour le sanctionner.
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
Résumé : La métaphysique oecuménique ouvre la voie à une nouvelle histoire de la conscience humaine devenue planétaire, à un grand récit ouvert à toutes les cultures, à toutes les disciplines et à toutes les traditions religieuses La notion d'oecuménisme dispose de cinq sens qu'il s'agit aujourd'hui de tenir ensemble au sein d'une nouvelle discipline, la métaphysique oecuménique. Le sens géographique du terme, employé par Hérodote, signifie le " monde habité ". Le sens politique, utilisé par Polybe, recouvre celui de " civilisation ". Le sens eschatologique de l'oikouménè, qu'on trouve chez saint Paul, est celui du " Royaume à venir de Dieu sur la terre ". Le sens ecclésiologique des Modernes, de John Mott, Georges Florovsky, Yves Congar et Rowan Williams, vise à dépasser, par le dialogue, l'enseignement, la prière et le témoignage commun, l'universel ecclésial compris de façon strictement confessionnelle. Il existe un 5e sens du mot que cet ouvrage monumental ambitionne de dévoiler, celui de synthèse en tension entre la raison conceptuelle et la croyance religieuse. La métaphysique oecuménique, qui prend au sérieux le caractère rationnel et existentiel de la foi, ne concerne plus dès lors seulement le monde chrétien. Elle s'adresse à toute personne désireuse de trouver une issue par le haut au " conflit des facultés " et aux blessures identitaires. Elle ouvre la voie à une nouvelle histoire de la conscience humaine devenue planétaire, à un grand récit ouvert à toutes les cultures, à toutes les disciplines et à toutes les traditions religieuses. Elle offre en définitive une nouvelle épistémologie spirituelle et trans-disciplinaire, à la fois personnaliste, sophiologique, ternaire et eschatologique.
Arjakovsky Antoine ; Loss Iossif ; Kasper Walter ;
Résumé : Mars 1909 est une date capitale dans l'histoire de la pensée russe : sept intellectuels de renom (Nicolas Berdiaev, Serge Boulgakov, Mihail Guershenzon, Alexandre Izgoiev, Bohdan Kistiakovsky, Piotr Struve, Simon Frank) se rassemblent pour signifier leur malaise à l'égard de l'évolution radicale et nihiliste de leurs confrères, et leur crainte qu'une telle évolution ne débouche sur une crise sans précédent... Bien que d'horizons très différents, tous avaient en commun de vouloir un renouveau de la pensée fondé sur la " primauté de la vie spirituelle ", la défense du droit, le respect primordial de la personne humaine. Le recueil de leurs interventions, jalons, connut tout de suite un immense succès et reste aujourd'hui une référence pour l'intelligentsia russe. Cent ans après la publication des jalons, huit intellectuels de différentes confessions chrétiennes, catholiques, protestants et orthodoxes, et de différentes nationalités, allemande, américaine, anglaise, française, italienne, russe, ukrainienne ont tenu à faire mémoire de ce texte prophétique. En ces temps de mondialisation, les trésors spirituels nationaux doivent être assimilés par les autres traditions intellectuelles. Qu'il s'agisse des promesses de la phénoménologie de la donation ou des implications de la théologie oecuménique et sociale, des consensus nouveaux apparaissent. Devant l'effondrement quasi simultané des " modèles " socialistes et capitalistes, il est d'un grand intérêt de découvrir aujourd'hui que la désillusion contemporaine à l'égard des idéologies et la " passion du réel " a déjà plus d'un siècle. Face à la perte totale de repères aujourd'hui une nouvelle génération d'intellectuels pourra-t-elle, cette fois, être entendue ?
Résumé : Cet essai sans concession analyse avec précision les ressorts de l'invasion militaire en Ukraine. Plus encore, il esquisse un plan de sortie de la guerre qui s'inspire à la fois des propositions du gouvernement ukrainien en faveur d'une paix juste, mais aussi de différentes recherches personnelles et collectives. L'auteur plaide avant tout pour l'adoption d'une diplomatie néo-réaliste qui ne sépare plus l'éthique de la politique. Il évoque également la création de moyens de lutte efficaces contre la propagande, la mise en place d'un tribunal spécial pour juger le crime d'agression russe ou encore l'adoption d'un nouveau plan Marshall pour l'Ukraine. Ce qui se joue actuellement en Ukraine est un avertissement pour l'ensemble de l'Occident, qui dépasse les contingences seulement historiques ou géopolitiques. Cette guerre est le symptôme d'une véritable crise existentielle et métaphysique qui doit mobiliser l'ensemble des acteurs de notre société post-moderne. Antoine Arjakovsky est docteur en histoire, codirecteur du département de recherche "Politique et Religions" du Collège des Bernardins, fondateur de l'Institut d'études oecuméniques de Lviv (Ukraine) et administrateur de la Plateforme de la mémoire et de la conscience européenne. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.