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Le bonheur avec Aristote. Ethique à Nicomaque, Livres Ier, II & X
Thuriot Jean-François
DES EQUATEURS
5,00 €
Épuisé
EAN :9782849901939
Aristote (IVe siècle av. J.-C.), à l'exemple des philosophes qui l'avaient précédé, prend pour point de départ de ses considérations, la question du souverain bien, ou l'idée absolue de bonheur. Tout ce qu'on fait, dit-il, tout ce qu'on entreprend, a nécessairement un but, qui est, en dernière analyse, le plus grand bien possible de celui qui agit. Par conséquent, tous les arts, toutes les sciences dont l'homme s'occupe, ont pour but ou pour dernière fin un certain avantage qui doit en résulter; et comme elles sont subordonnées, à quelques égards, les unes aux autres, il doit y en avoir quelqu'une dont la fin est principale, essentielle, et telle que les autres ne soient, pour ainsi dire, que des moyens d'arriver à celle-là. Cette science principale et supérieure est la politique, qui a pour but le plus grand bonheur de l'homme, et même des hommes réunis en sociétés.
Cet ouvrage collectif qui réunit douze contributions a pour objet la relation patrimoine-mondialisation. Elle est explorée sous de multiples facettes qui évitent certains écueils: l'écueil d'une définition du patrimoine uniquement matériel puisque le patrimoine immatériel et la question de la numérisation sont largement abordés; l'écueil d'un traitement limité aux seules grandes institutions internationalisées puisque les musées et patrimoines locaux ont toute leur place dans l'analyse; l'écueil de la réduction du monde aux seuls pays industrialisés du Nord puisque des exemples issus des pays du Sud sont également intégrés; l'écueil, enfin, d'une appréhension de la mondialisation uniquement par les flux ou par des processus désincarnés et subis puisque les acteurs, leurs représentations et leurs stratégies sont au centre des réflexions. La relation patrimoine-mondialisation est ensuite travaillée dans ses multiples dimensions, conduisant certains auteurs à préférer la penser en termes d'internationalisation lorsqu'elle suppose de nouvelles formes de collaborations entre Etats par exemple, quand d'autres préfèrent l'analyser en termes de globalisation lorsqu'elle suppose l'émergence d'une pensée globalisée du patrimoine à l'échelle mondiale. La relation patrimoine-mondialisation conduit également les auteurs à s'emparer de notions et concepts devenus incontournables dans les débats actuels: diversité culturelle, patrimoine mondial, homogénéisation du monde, marchandisation de la culture. Par la variété et l'originalité de leurs contributions, ils en proposent des approches renouvelées, avec le souci d'ancrer la réflexion dans des exemples empiriques et des cas concrets.
La décentralisation implique l'attribution de compétences de l'État aux collectivités locales, mais le secteur culturel est rétif à une répartition des compétences par domaines. Une autre méthode consiste à croiser les approches par fonctions culturelles et par territoires afin de déterminer les responsabilités et les charges de chaque collectivité publique. En l'appliquant en France, on peut chercher un meilleur aménagement et développement culturels du territoire, à condition d'une coopération renforcée. Quatrième de couverture La décentralisation implique l'attribution de compétences de l'Etat aux collectivités locales, mais le secteur culturel est rétif à une répartition des compétences par domaines. Une autre méthode consiste à croiser les approches par fonctions culturelles et par territoires afin de déterminer les responsabilités et les charges de chaque collectivité publique. En l'appliquant en France, on peut rechercher un meilleur aménagement et développement culturels du territoire, à condition d'une coopération renforcée. Il faut, d'une part poursuivre dans la voie de la contractualisation initiée par l'Etat, avec les conventions de développement culturel et les contrats de plan Etat-région, en étendant le conventionnement aux collectivités locales entre elles. Il convient, d'autre part, de considérer le rayonnement culturel réel des institutions culturelles pour renégocier des partenariats à la mesure des enjeux artistiques, territoriaux et sociaux identifiés. De nouveaux modes de gestion partenariaux et de nouvelles coopérations sont à inventer en fonction des nouveaux partenaires et des nouveaux territoires qui émergent en vertu du principe de subsidiarité. Les régions sont devenues les espaces des actions culturelles structurantes et des politiques de développement et d'aménagement du territoire. Les départements sont invités à inciter à l'intercommunalité de projet, en s'appuyant sur les acteurs culturels. Les villes, quant à elles, doivent davantage prendre en compte leurs quartiers et leurs périphéries urbaines et rurales par des actions de médiation. Les pays et les agglomérations sont peut-être les territoires de demain, mais il faut alors amplifier les liens entre l'action culturelle de terrain et les politiques culturelles structurantes, pour qu'une grande partie de la population ne se sente pas exclue de l'offre culturelle institutionnelle.
Les Editions Libertaires viennent de rééditer le livre de May Picqueray " May la réfractaire, mes 81 ans d'anarchie ". En complément de cette autobiographie, il nous a semblé important de consacrer à May une " Graine d'ananar " mettant en perspectives et en valeur d'autres facettes, plus littéraires et politiques, du personnage. May Picqueray, en effet, ce n'était pas seulement cette petite femme (haute comme deux pommes trois quarts, dixit Bernard Thomas) qui envoya en 1921 un colis piégé (il explosera sans faire de victime) à l'ambassadeur des EtatsUnis à Paris, pour protester contre la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti ; qui, lors du congrès de l'Internationale syndicale rouge, en 1922, à Moscou, monta sur la table pour dénoncer des congressistes en train de se goberger alors que le peuple soviétique crevait de faim ; qui refusa de serrer la main au généralissime Trotski à qui elle était pourtant venu demander la libération de camarades anarchistes emprisonnés par les bolcheviques ; qui en 1924 fit le coup de poing au meeting de la Grange-aux-Belles lors duquel les bolchos tuèrent deux ouvriers anarchistes à coups de revolver ; qui pendant la guerre, en mai 68, au Larzac en 1975, à Creys Malville en 1977, et jusqu'à sa mort en 1983 n'en rata pas une. Ce n'était pas seulement cette femme de toutes les révoltes, de toutes les mobilisations pour des causes justes, et de mille et une rencontres avec Sébastien Faure, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexandre Berckman, Marius Jacob, Durruti, Louis Lecoin... C'était aussi la fondatrice du journal " Le Réfractaire " dans lequel elle a écrit de nombreux textes qui ne sont pas piqués des hannetons. Ce livre, avec en prime un certain nombres de témoignages inédits de camarades ayant eut l'occasion de l'approcher de prés, met l'accent sur cet aspect moins connu de May écrivain, journaliste et polémiste. Et c'est peu dire que ca dégage ! Que ça décoiffe ! Et que ça défrise ! Les patrons, les flics, les curés, les militaires... et jusqu'à certains rabougris du socialisme et, même, de l'anarchisme ! Du bonheur à l'état pur !
Le Guide du scoutisme de Robert Baden-Powell, paru pour la première fois en 1908, est un livre culte, le manifeste de générations de scouts à travers le monde. C'est à la fois une philosophie et un guide pratique, un véritable manuel de survie, une mine d'informations et de conseils éducatifs. Vous apprendrez à traquer les animaux, à reconnaître les arbres et Les plantes, à construire des cabanes et des ponts, à vous orienter en toute circonstance, à prodiguer les premiers soins aux personnes blessées et à rester en bonne santé. Une seule devise : "Toujours prêt ! "
Victor Hugo rêvait d'être " Chateaubriand ou rien ". Sa vie et son ?uvre dépasseront cette ambition. Il sera un océan à lui seul : romancier, poète, dramaturge, pamphlétaire, académicien, pair de France, député. Tout en conservant le génie de l'enfance, Victor Hugo empoigna le XIXème siècle, combattit les injustices, la peine de mort, et toutes les formes d'aliénation. Il croyait au mouvement, au progrès. Son défi était de n'avoir jamais peur. Malgré les épreuves, les deuils familiaux, l'exil, Victor Hugo choisit de vivre : " Je suis celui que rien n'arrête/Celui qui va ". Il mit sa force, son souffle dans l'amour des siens, la conquête des femmes, la création et la passion de l'humanité : " Ma vie est la vôtre, votre vie est la mienne, vous vivez ce que je vis ; la destinée est une. " Passer un été avec Victor Hugo ce n'est pas seulement se reposer à l'ombre d'un géant mais aussi voyager en sa compagnie, aimer jusqu'à l'épuisement et partager son sens de l'humour loin de l'image scolaire.
Résumé : L'Iliade est le récit de la guerre de Troie. L'Odyssée raconte le retour d'Ulysse en son royaume d'Ithaque. L'un décrit la guerre, l'autre la restauration de l'ordre. Tous deux dessinent les contours de la condition humaine. A Troie, c'est la ruée des masses enragées, manipulées par les dieux. Dans l'Odyssée on découvre Ulysse, circulant entre les îles, et découvrant soudain la possibilité d'échapper à la prédestination. Entre les deux poèmes se joue ainsi une très violente oscillation : malédiction de la guerre ici, possibilité d'une île là-bas, temps des héros de côté là, aventure intérieure de ce côté ci. Ces textes ont cristallisé des mythes qui se répandaient par le truchement des aèdes dans les populations des royaumes mycéniens et de la Grèce archaïque il y a 2500 ans. Ils nous semblent étranges, parfois monstrueux. Ils sont peuplés de créatures hideuses, de magiciennes belles comme la mort, d'armées en déroute, d'amis intransigeants, d'épouses sacrificielles et de guerriers furieux. Les tempêtes se lèvent, les murailles s'écroulent, les dieux font l'amour, les reines sanglotent, les soldats sèchent leurs larmes sur des tuniques en sang, les hommes s'étripent et une scène tendre interrompt le massacre pour nous rappeler que les caresses arrêtent la vengeance. Préparons nous : nous passerons des fleuves et des champs de bataille, nous serons jetés dans la mêlée, conviés à l'assemblée des dieux, nous essuierons des tempêtes et des averses de lumière, nous serons nimbés de brumes, pénétrerons dans des alcôves, visiterons des îles, prendrons pied sur des récifs. Parfois, des hommes mordront la poussière, à mort. D'autres seront sauvés. Toujours les dieux veilleront. Et toujours le soleil ruissellera et révèlera la beauté mêlée à la tragédie. Des hommes se démèneront pour mener leurs entreprises mais derrière chacun d'eux, un dieu veillera et jouera son jeu. L'Homme sera-t-il libre de ses choix ou devra-t-il obéir à son destin ? Est-il un pauvre pion ou une créature souveraine ? Les poèmes auront pour décor des îles, des caps et des royaumes dont un géographe, Victor Bérard, effectua dans les années 1920 une très précise localisation. La Mare Nostrum est ce haut lieu d'où a jailli l'une des sources de notre Europe, qui est la fille d'Athènes autant que de Jérusalem. Mais une question nous taraude. D'où viennent exactement ces chants, surgis des profondeurs, explosant dans l'éternité ? Et pourquoi conservent-ils à nos oreilles cette incomparable familiarité ? Comment expliquer qu'un récit de 2500 ans d'âge, résonne à nos oreilles avec un lustre neuf, un pétillement aussi frais que le ressac d'une calanque ? Pourquoi ces vers paraissent-ils avoir été écrits pas plus tard qu'aujourd'hui, par un très vieux poète à la jeunesse immortelle, pour nous apprendre de quoi seront fait nos lendemains ? En termes moins lyriques (Homère est le seul maître en la matière) d'où provient la fraîcheur de ce texte ? Pourquoi ces dieux et ces héros semblent malgré la terreur qu'ils inspirent et le mystère qui les nimbe, des êtres si amicaux ?
Aucun poète ne nous a laissé autant de vers mémorables. Aucun écrivain n'a mieux parlé de l'amour, du spleen, du voyage. Pour lui, l'été fut celui de l'enfance, saison à jamais révolue, paradis perdu que sa poésie voudrait retrouver. Moderne et antimoderne, Baudelaire reste notre contemporain, même si certaines de ses opinions peuvent nous scandaliser. Il détesta le progrès, s'intéressa à la photographie pour la disqualifier, songea à se suicider parce que les journaux multipliaient leur tirage, affronta le Mal éternel. L'oeuvre de cet homme blessé - poésie en vers et en prose, critique d'art et critique littéraire, fragments intimes, satires et pamphlets - fut d'abord condamnée pour ses provocations. Elle rejoignit bientôt les classiques. Baudelaire, qui admirait Delacroix et Manet, fut l'un des plus lucides observateurs de la désacralisation de l'art dans le monde moderne. Dandy, ami des chiffonniers, il fut l'être de tous les paradoxes et de toutes les originalités. "A sauts et à gambades", comme dans Un été avec Montaigne, Antoine Compagnon nous fait relire Les Fleurs du Mal et Le Spleen de Paris. En trente-trois chapitres, il nous invite à partager un Baudelaire inclassable et irréductible.