Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Assemblée des femmes. Edition bilingue français-grec
ARISTOPHANE/MILANEZI
BELLES LETTRES
13,50 €
Épuisé
EAN :9782251455716
Si donc vous m'en croyez, vous pouvez encore être sauvés. C'est aux femmes qu'il nous faut abandonner la cité" , dit Praxagora au peuple athénien (v. 209- 211). Pour sauver Athènes, les femmes, déguisées en hommes, proposent de changer les lois. Fatiguées de subir les conséquences de l'incompétence des hommes, les femmes, qui d'ordinaire s'occupent de diriger la maison, vont prendre le pouvoir. Tout est désormais mis en commun, les biens, les enfants, les partenaires sexuels : le pouvoir masculin, la propriété, le mariage sont abolis. Fini le débat politique à l'assemblée, c'est l'économie du ménage qui triomphe. A condition de respecter les nouvelles lois, les hommes bénéficieront de l'administration des femmes : nourris, habillés, ils pourront s'adonner aux plaisirs de l'amour et de l'oisiveté, abandonnant la politique qui, dorénavant, est subordonnée au monde domestique. Comédie grinçante, dans laquelle Aristophane propose à ses concitoyens de rire de la corruption et de l'impéritie des dirigeants de la cité, de la mentalité d'assistés de l'ensemble du peuple, l'Assemblée des femmes, représentée en 392 avant notre ère, nous montre que le projet utopique d'une cité dirigée par des femmes, véritable monde à l'envers où le pouvoir est féminisé, est voué à l'échec.
Le même souffle éperdu et tout-puissant emplit Eschyle et Aristophane. Ce sont les deux inspirés du masque antique.". "Ce qui le rend admirable dans ses moments de haute inspiration, c'est une grande simplicité, l'absence de toute enflure et, dans la familiarité et l'émotion, une retenue qui confère à ses propos une allure mâle.".
Les Muses, en cherchant un temple qui ne disparût jamais, trouvèrent l'âme d'Aristophane." - Platon Ce volume contient: - LES ACHARNIENS - LES CAVALIERS - LES NUÉES - LES GUÊPES - LA PAIX
Quatrième de couverture La puissance comique de l'œuvre d'Aristophane, seul vestige de l'ancienne comédie athénienne, et l'éternelle actualité des thèmes de ses pièces (critique de la guerre et des «marchands de canons», satire du monde politique et de ses démagogues...) ont fait admettre depuis longtemps son théâtre parmi les chefs-d'œuvre ; mais encore faut-il pouvoir lire Aristophane. Cette nouvelle traduction des onze pièces qui nous restent de lui, très fidèle à la lettre même du texte grec, respecte aussi leur forte inscription dans la vie quotidienne athénienne, en évitant autant que possible les transpositions trop faciles. Les réjouissantes inventions de ce virtuose de la langue sont restituées sans être affadies. L'humour peut alors être saisi à la fois dans toute sa finesse, dans sa fantaisie débridée et, le cas échéant, dans sa grossièreté : ne nous méprenons pas, le vieil Aristophane surprend, trouble et choque encore.Il fallait en outre que le lecteur puisse se représenter concrètement ce qu'était un spectacle dramatique grec ; une grande attention a donc été portée aux questions de mise en scène. Aristophane apparaît alors tel qu'il est, à l'image d'une culture que l'on a trop souvent tendance à assimiler à la nôtre : différent, étrange, mais universel, parce que d'une très profonde humanité. --Ce texte fait référence à l'édition Cuir/luxe .
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.