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Comédies. Tome 3, Les oiseaux ; Lysistrata, Edition bilingue français-grec ancien
ARISTOPHANE
BELLES LETTRES
41,00 €
Épuisé
EAN :9782251000305
Représentés aux Dionysies de 414, les Oiseaux n'ont obtenu que le second rang, quant à l'accueil reçu par Lysistrata, jouée aux Lénéennes de 411, nous en ignorons tout. Fort heureusement ces deux pièces ont connu le succès qu'elles méritaient et sont aujourd'hui parmi les plus célèbres d'Aristophane. Les Oiseaux représentent une veine originale de son talent puisqu'il s'agit d'une des rares pièces qui ne soit pas liée à l'actualité. Déçus de la vie athénienne, Pisthétairos et Evelpidès quittent la cité pour vivre parmi d'étranges oiseaux, anciens maîtres d'un monde idéal, avant que Zeus ne prenne le pouvoir. Pisthétairos encourage les oiseaux à bâtir une cité entre ciel et terre et à reprendre le pouvoir usurpé par les Olympiens. La comédie, qui s'achève par l'apothéose de Pisthétairos contient des pages d'anthologies, telle l'ambassade des dieux, furieux et affamés de ne plus recevoir les sacrifices des hommes ou le récit de la création du monde. Dieux et hommes sont parodiés avec autant d'humour que de justesse. Lysistrata correspond à un sujet d'actualité. Avec la guerre du Péloponnèse, le pays est exsangue et à travers le personnage éponyme, lance un appel à la paix. Le stratagème de Lysistrata est des plus simples : contre la guerre entre cités, Lystrata propose la guerre du sexe ! Le sujet est propice à des situations et des dialogues aussi scabreux que drôles, tout en invitant à une réflexion sur la guerre. Notre édition rassemble en un seul volume ces deux chefs-d'oeuvre d'humour et occupe le tome III des Ouvres Complètes. Chaque pièce est précédée d'une notice fournissant tous les détails, notamment historiques et mythologiques, nécessaires à la bonne intelligence du texte. Des notes accompagnent la lecture. L'ouvrage est en outre assorti d'un complément bibliographique récent.
Bon drille ! Hé, compagnon de la dive Bouteille, sacré paillard, chasseur de beaux garçons - quelle allégresse ! après cinq ans d'absence je te salue en rentrant au village ! Car j'ai signé ma trêve personnelle j'ai liquidé les tracas, les batailles et tous les bataillards ! Vaut-il pas mieux, dis, bon drille, bon drille, mille fois mieux surprendre en sa maraude quelque tendron son fagot sur l'épaule à son retour de la garrigue - et puis la ceinturer, soulever, culbuter, hop ! et la dénoyauter ! Bois avec nous, bon drille, dis, bon drille ! Le bouclier, on va le pendre au clou !
Quatrième de couverture La puissance comique de l'œuvre d'Aristophane, seul vestige de l'ancienne comédie athénienne, et l'éternelle actualité des thèmes de ses pièces (critique de la guerre et des «marchands de canons», satire du monde politique et de ses démagogues...) ont fait admettre depuis longtemps son théâtre parmi les chefs-d'œuvre ; mais encore faut-il pouvoir lire Aristophane. Cette nouvelle traduction des onze pièces qui nous restent de lui, très fidèle à la lettre même du texte grec, respecte aussi leur forte inscription dans la vie quotidienne athénienne, en évitant autant que possible les transpositions trop faciles. Les réjouissantes inventions de ce virtuose de la langue sont restituées sans être affadies. L'humour peut alors être saisi à la fois dans toute sa finesse, dans sa fantaisie débridée et, le cas échéant, dans sa grossièreté : ne nous méprenons pas, le vieil Aristophane surprend, trouble et choque encore.Il fallait en outre que le lecteur puisse se représenter concrètement ce qu'était un spectacle dramatique grec ; une grande attention a donc été portée aux questions de mise en scène. Aristophane apparaît alors tel qu'il est, à l'image d'une culture que l'on a trop souvent tendance à assimiler à la nôtre : différent, étrange, mais universel, parce que d'une très profonde humanité. --Ce texte fait référence à l'édition Cuir/luxe .
Les Muses, en cherchant un temple qui ne disparût jamais, trouvèrent l'âme d'Aristophane." - Platon Ce volume contient: - LES ACHARNIENS - LES CAVALIERS - LES NUÉES - LES GUÊPES - LA PAIX
Que peut faire d'autre le dieu du théâtre, Dionysos, quand la mort d'Euripide l'a privé de tout plaisir, sinon se déguiser en Héraclès et aller chercher son auteur favori aux Enfers? Commence une quête qui va confronter le dieu fantasque aux dures réalités du monde des ombres: des grenouilles qui le célèbrent dans un grotesque chant moderniste, un monstre puant, des coups. L'art ne sert alors à rien. Chez les morts, Dionysos doit arbitrer un conflit entre Eschyle et Euripide. Aristophane offre aux spectateurs un concours tragique qui n'a jamais eu lieu, puisque Euripide a commencé sa carrière juste après la mort d'Eschyle. Le combat analyse des poétiques opposées et montre leurs ridicules: l'art sublime d'Eschyle, qui produit de la réalité grandiose, mais abrutit les spectateurs; ou au contraire l'art d'Euripide, qui prétend enseigner le langage et la dialectique aux Athéniens, mais qui, trop subtil, les rend inefficaces et fourbes. Dionysos choisit Eschyle: Athènes, tout près d'être défaite dans sa guerre avec Sparte (hiver 405), a besoin d'un auteur qui rappelle un âge ancien et meilleur. Le vieil Eschyle remonté sur terre servira à dénoncer le présent. C'est la comédie qui décide, souverainement, de ce que vaut la tragédie et des besoins politiques de la cité.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.