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Le français à table. Huitièmes Rencontres de Liré
Argod-Dutard Françoise
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753555396
Le français à table ", voilà le thème bien alléchant pour des journées de réflexion sur la langue française en France et en francophonie. C'est associer en effet les raffinements gustatifs aux productions orales de la bouche, c'est redonner aux mots leurs saveurs, à la langue spécialisée sa motivation, à l'écriture littéraire une sensualité nouvelle. C'est assurément s'attacher à l'amplification du lexique au fil de l'histoire de la langue et de ses voyages - mots exotiques, mots créées par dérivation, de manière imagée ou anthroponymique -, s'intéresser à la naissance et à l'évolution des textes spécialisées - notes de cuisiniers, " mesnagiers " ou " théâtre d'agriculture ", menus ou recettes- , s'arrêter sur l'expression littéraire d'un thème particulièrement attirant qui se charge de contenus symboliques, mis en valeur également par la peinture et la musique. Ce sont autant d'orientations que ce t'ouvrage pluridisciplinaire propose au public : lexicologues, historiens, littéraires, philosophes, journalistes, professionnels font bénéficier le lecteur de leurs travaux de recherches et de leurs derniers échanges à la table des Lyriades qui les a réunis en Anjou au cours d'un festival d'une semaine de réflexion. Véritable sujet linguistique, socio-économique et culturel, voilà, pour la huitième étape du voyage au long cours des Lyriades, une belle escale qui, sous un titre prometteur, souhaite mettre à la table de la langue française tous les gourmets et les gourmands de mots, de mets et de textes. Cet ouvrage est issu des 8es journées de la langues française (Rencontre de Liré) qui se sont tenues principalement à Angers, Liré et Ancenis, du 23 au 29 mai 2016. Il a été conçu sous la direction de Françoise Argod-Dutard, agrégée de lettres modernes, professeur d'université en langue française, présidente du conseil scientifique des Lyriades.
Voici, pour les langues d'Europe, le temps de la coexistence et des choix, dos ententes et des compromis, dans un espace en expansion géographique mais aussi en concurrence avec le monde anglo-saxon. Issues, pour la plupart d'entre elles, des mêmes racines indo-européennes. elles n'ont cessé de se différencier dans le temps et l'espace de leur croissance, même si quelques-unes restent apparentées. Comment dès lors, dans une communauté européenne aux langues multiples, passer de Babel à Pentecôte? Si, dans le monde politique, ce sont les institutions qui règlent officiellement les usages de la communication, qu'en est-il dans les échanges spécialisés, scientifiques et techniques? Comment passer d'une langue à une autre, lorsque lus notions qu'elles recouvrent diffèrent sensiblement? Comment rendre compte, par la transposition linguistique, de la spécificité d'une oeuvre, en traduire la littérarité? Comment enseigner les langues, aujourd'hui et demain? Faut-il dès lors éduquer à l'inter-compréhension? Ce sont autant de questions que se sont posées les enseignants qui ont participé au plan de formation de l'Éducation nationale, auxquelles ont réfléchi les socio-linguistes, les hommes politiques, les traducteurs, les journalistes, les représentants des institutions et tous les Français d'Angers, de Liré et d'ailleurs, spécialistes ou non, qui ont participé aux communications, tables rondes, séminaires et débats que ce volume invite à découvrir. C'est une histoire de familles dans un monde en changement, une belle escale dans le temps et l'espace que propose finalement cette cinquième étape du voyage au long cours que constituent les Lyriades renouvelées de la langue française.
Les premières manifestations littéraires sont en effet orales ou psalmodiées, la poésie peut être chantée jusqu?au XVIe siècle et la chanson française est souvent poétique ; les mélodies et les comptines préparent au langage, les rythmes libèrent les énergies physiques, la musique active les mécanismes intellectuels, la prosodie grave les paroles dans la mémoire, les arts font une large place au chant ? Voilà bien des raisons pour suivre, dans l?histoire, les alliances fluctuantes du chant et de la langue française, pour réfléchir à leur rôle social, artistique, culturel et économique. C?est ce qu?ont fait les auteurs de cet ouvrage, enseignants et chercheurs, acteurs politiques et économiques, représentants des institutions, orthophonistes, journalistes, musicologues, ethnologues, musiciens et chanteurs?, qui ont participé à des communications, conférences, tables rondes, séminaires et débats dont cet ouvrage rend compte. Véritable réflexion pluridisciplinaire sur les rapports entre langue et chanson, voilà la belle escale, bercée par la musique et le chant, dans le temps et l?espace, que propose cette septième étape du voyage au long cours que constituent les Lyriades renouvelées de la langue française.
Plus de vingt auteurs offrent aux gourmets un réservoir de découvertes gastronomiques. Les liens entre mots et mets redonnent au mots leurs goûts, à l'écriture littéraire une sensualité nouvelle !
Dans la lignée du Deffence et illustration de la Franoyse de Joachim Du Bellay, cet ouvrage témoigne de la richesse et de la vivacité de la langue française : son évolution au contact d'autres langues, son appropriation par des locuteurs étrangers, ses écrivains d'ici et d'ailleurs. Mais les auteurs soulèvent également des questions sur son enseignement comme langue maternelle ou étrangère, en ces temps de brassage culturel.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.