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Walter Gropius et le Bauhaus
Argan Giulio Carlo ; Bonan Elsa ; Bels Marie
PARENTHESES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782863646731
Grand architecte et théoricien moderne, Walter Gropius fut aussi le fondateur et le premier directeur de l'école du Bauhaus de 1919 à 1928. Inscrite dans la crise allemande de l'entre-deux-guerres, cette institution se propose comme un instrument de réforme visant à créer un modèle social inédit pour fonder un rapport positif entre l'artiste et la société, entre l'art et la technique. Cette recherche d'une finalité sociétale et éducative différente est perçue comme l'indispensable outil de construction d'une nouvelle civilisation, plus juste, plus équitable et moins violente. En 1933, le régime nazi mettra un terme à cette expérience intellectuelle et artistique qui marquera néanmoins en profondeur tous les domaines de la création au XXe siècle. L'historien de l'art italien Giulio Carlo Argan analyse avec enthousiasme l'oeuvre et, plus largement, la pensée et la personnalité de Walter Gropius pour qui design industriel, architecture et urbanisme sont unis et traversés par une même valeur civique. Depuis sa première publication en 1951, cet essai n'a cessé de susciter des exégèses qui en font l'ouvrage historique et critique de référence sur l'une des figures centrales du Bauhaus.
Les gouvernements des pays du Nord rêvent d'un monde où les populations pauvres des pays du Sud seraient retenues par une frontière globale que seule une minorité choisie pourrait traverser. Pourtant, des hommes, des femmes et des enfants des pays du Sud continuent à quitter leur terre pour s'aventurer vers le Nord, définissant l'un des enjeux politiques et humanitaires majeurs du 21e siècle. Qu'est ce qui pousse les migrants clandestins à partir ? Quelle frontière se matérialise à leur passage ? Quels sont les effets de cette frontière ? Ce livre offre une réponse à partir de la migration centraméricaine vers les Etats-Unis qui traverse l'un des systèmes frontaliers les plus sophistiqués, les plus complexes et les plus dangereux de la planète : la frontière sud des Etats-Unis et son externalisation au Mexique. Cet ouvrage alliant sociologie, ethnographie et relations internationales, fruit de nombreuses recherches de terrain en Amérique centrale, au Mexique et aux Etats-Unis est une enquête boule- versante au coeur de la migration, qui invite à réfléchir sur les effets du décalage entre les contrôles frontaliers et la réalité des flux migratoires. Ce travail a reçu le Prix de thèse des PSN en 2014.
Argan Giulio Carlo ; Wittkower Rudolf ; Perelman M
La découverte et la première formulation de la perspective sont l'?uvre de Brunelleschi; la théorisation est due à Alberti (De Pictura, 1435). Le terme "perspective" est classique, issu des anciens traités. Au Moyen Âge, le concept s'identifie à celui d'optique. science de la vision. On parle de perspective pour Giotto et pour Ambrogio Lorenzetti en observant comment ils ont mis en oeuvre plusieurs systèmes perspectifs. En quoi consiste la nouveauté de la perspective à la Renaissance? Avant tout dans le fait qu'elle se présente comme une découverte et non comme une invention: elle est retrouvée chez les anciens; elle s'intègre donc à la culture humaniste qui veut faire renaître la science antique. Par ailleurs, la perspective se présente comme un système unique. Le système perspectif du Quattrocento est la réduction à l'unité de tous les possibles modes de vision. Enfin, la perspective n'est pas une réflexion intellectuelle sur ce que voient les yeux, mais le mode même de voir selon l'esprit plutôt qu'avec les yeux. Avec la perspective, nous voyons les choses dans des rapports proportionnels: la réalité n'apparaît plus comme un inventaire, mais comme un système de relations métriques. En architecture, la proportion définit et règle les entités d'espace exprimées par des éléments singuliers. Il s'établit un rapport proportionnel entre la hauteur des colonnes et l'ouverture de l'arc, entre le diamètre moyen de la colonne et sa hauteur, entre la base, le fût et le chapiteau. Enfin, une relation précise s'établit entre le système proportionnel de l'architecture et celui du corps humain, perçu comme perfection formelle et mesure des choses. L'étude de Marisa Dalai Emiliani, qui ferme l'ouvrage, précise et approfondit le débat sur l'espace perceptif.
Résumé : Ugo Mulas et Alexander Calder : un grand photographe et un grand artiste, liés par une amitié intense. Leur rencontre a donné, entre autres, des centaines de photos qui représentent l'artiste américain, sa famille, ses oeuvres et ses maisons à Roxbury et Saché (Etats-Unis et France), prises par Mulas, comme un "album de famille qui révéla l'amour pour son travail et la joie que l'amitié me donnait". Le choix d'images présenté dans le livre, réalisé par Melina Mulas, fille d'Ugo et elle-même photographe renommée, met en évidence le caractère critique du regard de Mulas sur l'art, regard qui ne passe pas par les mots. Le photographe sut saisir, comme l'écrit Argan, "avec une incroyable finesse, l'affinité génétique entre les oeuvres et l'artiste, et en même temps leur intime contradiction, comme si la légèreté des sculptures compensait la grande masse du corps du sculpteur, et comme si leur mobilité rappelait son caractère débonnaire et bizarre, exprimé par sa mèche très blanche, toujours ébouriffée par un vent inexistant".
Dans l'univers sans fin des cartes, les cartes d'îles possèdent un charme tout particulier. Les deux mondes, des cartes et des îles, s'y croisent, laissant émerger des formes riches et colorées. Cinq artistes, collectionneurs, chercheurs ont formé le collectif Stevenson pour en explorer et en célébrer les beautés, les incongruités, les fantaisies autant que la précision et la finesse. De la mise en commun de leurs trésors cartographiques chinés, dénichés, inhumés et patiemment amassés, est né Mappa insulae. Les îles s'y montrent parfois dans leur isolement absolu, cerclées d'une épaisseur bleue qui les sépare du reste du monde ; parfois en archipel, éparpillées "comme autant de pépins crachés dans l'eau" ; parfois encore simplement suggérées, récifs tapis sous des noms calligraphiés sur les flots. De carte en carte, d'île en île, de pensées en poèmes, nous voilà embarqués pour une traversée érudite et insolite.
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.
Résumé : L'urbanisme, un plaisir ? Comment cette notion assez désuète peut-elle être associée au plaisir de faire la ville, à la modernité ? Comment la conjuguer à l'appétence pour toutes les disciplines, à la curiosité pour l'évolution des modes de vie et des modes de faire, l'invention sociale et technologique ? A travers l'action "Projet urbain" qu'elle a initiée, dirigée et animée au sein de l'administration en charge de l'urbanisme pendant près de trente ans, Ariella Masboungi a été un témoin privilégié d'une évolution favorable des pratiques dans ce domaine et d'une ouverture progressive à de nouvelles stratégies. Persuadée que la ville est la clé du développement durable, et que c'est en son sein que réside l'innovation, elle livre ici ses réflexions, ses convictions, ses "leçons" du projet urbain, n'ayant de cesse de s'inspirer de la diversité des expériences européennes, d'explorer, de capitaliser, de diffuser et, surtout, d'impulser de nouvelles directions pour construire une ville plus amène. Pourquoi tous les sujets de société conduisent-ils à l'urbanisme ? Par quels moyens peut-on produire des villes plus heureuses, équitables et stimulantes ? Comment enseigner le projet urbain et en transmettre le goût aux étudiants ? Que signifie "la fierté d'être fonctionnaire" dans le champ de l'action urbaine ? A travers les réponses ou les pistes esquissées, preuve est apportée que l'urbanisme de demain ne se fera pas sans une intelligence collective, à la fois attentive et ouverte sur le monde.