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Des clous
Arfel Tatiana
CORTI
20,30 €
Épuisé
EAN :9782714310460
« Le clou qui dépasse rencontre souvent le marteau ». Human Tools est une entreprise internationale de services spécialisée dans la mise en place de procédures pour d?autres sociétés. Ou plutôt: Human Tools vend du vent très cher, très côté en Bourse et très discutable. Catherine, Rodolphe, Francis, Sonia, Marc, Laura travaillent pour Human Tools. Ils en sont les clous, ils valent des clous: employés non conformes, allergiques à la cravate ou aux talons hauts, trop intelligents, trop étranges, rêveurs ou aimables, trop eux-mêmes, simplement. Parce qu?ils cherchent à travailler bien, et non à cocher des cases pour statistiques, parce qu?ils souffrent de l?absence de reconnaissance, parce que la qualité totale les a rendus malades, ils sont inscrits par Frédéric, leur grand marteau, à un séminaire de remotivation dont ils ne connaissent pas la finalité réelle. Ils y seront poussés à rationnaliser leur temps, leurs corps, leurs émotions, leur espace du dedans. Ils cesseront peu à peu de penser et sentir, et ne s?en plaindront pas: d?autres attendent pour leur prendre la place et il y a le loyer à payer. Des Clous n?est pas un roman d?anticipation. Human Tools, ses pratiques, ses dirigeants, existent déjà: il n?y a qu?à observer. Jusqu?à quand? Jusqu?à quand accepter que performances, objectifs, profits qui profitent toujours aux mêmes, puissent détruire ce qu?il y a de plus précieux en chacun? Où trouver la force de dire: ce n?est pas acceptable? Nos clous n?ont certes pas la réponse. Mais quelqu?un venu du dehors va les aider à écrire leur histoire, la jouer, la mettre à distance, à retrouver leur langue à eux, qui n?est pas le jargon américanisant de cette société où ils sont entrés sans réfléchir, à genoux, bégayant de gratitude pour le minuscule salaire qui justifierait leurs tâches discutables. Nos clous vont essayer de se redresser, même si le marteau est toujours là, pour la beauté du geste et pour leur survie. Nos clous vont avoir, à un moment, le choix. Liberté vertigineuse: qu?en feront-ils?
Armel Job a publié notamment Helena Vannek (Robert Laffont, 2002), Les Fausses Innocences (Robert Laffont, 2005), Tu ne jugeras point (Robert Laffont, 2009), Loin des mosquées (Robert Laffont, 2012). Ses romans ont remporté de nombreux prix et distinctions. La Femme manquée a été couronné du prix Emmanuel-Roblès et du prix René-Fallet.
Tatiana Arfel est née en 1979 à Paris et vit aujourd'hui dans le sud de la France. Psychologue de formation, elle anime des ateliers d'écriture auprès de publics en difficulté. Elle est cofondatrice du collectif "Penser le travail" à Montpellier. Son premier roman, L'Attente du soir, a obtenu six prix littéraires dont: le Prix Emmanuel Roblès 2009 & le Prix Biblioblog 2010.
Sales, sots, ignorants, peureux, des moins que rien " : qui porte de tels jugements sur les Indiens teenek, paysans pauvres du Nord-Est du Mexique ? Ce ne sont ni les descendants des conquistadores et des colonisateurs espagnols, ni les grands propriétaires, ni même d'autres Indiens. Ce sont les Teenek eux-mêmes. Ce sentiment de la différence, perçue négativement, a guidé l'approche d'une ethnologue déroutée par un discours indigène très éloigné des figures identitaires et de la quête des racines telles qu'elles fleurissent bien souvent aujourd'hui. L'élaboration d'une identité ethnique assez particulière et la marginalisation du groupe sont explorées par l'examen des réalités et perceptions du monde de ce microcosme indigène, face à la société mexicaine. L'analyse de la diversité culturelle, telle qu'elle est vécue par les Teenek, fait ressortir leur conception de la différence sociale.
Avance, recule, ah, ça y est, quelque chose va changer, ah, finalement non, on revient au point de départ. Être dans le fauteuil à bascule, c'est se bercer chaque jour de rêves dont on sait qu'on ne les réalisera pas. C'est se projeter sur un écran personnel des vies alternatives où l'on serait courageux, juste, résistant. Mon travail ici consiste à m'arracher au fauteuil à bascule. Ne me bercer de rien, car mes gars ne vivront jamais libres, jamais en paix. On continuera à les cacher derrière les murs. Ça souffre de partout et on n'y suffira pas". Alors que l'hôpital lyonnais du Vinatier vit le transfert de ses services de santé mentale de pavillons du XIXe siècle vers de nouveaux bâtiments, ce grand déménagement est l'occasion de questionner une institution en mutation. Dans ces lieux bruissent les vies éclatées de Luce, Monique, Paco, Boris, Julie et de bien d'autres. Patient, soignant, membre du personnel, visiteur... chacun, avec sa langue, ses préoccupations et sa solitude, façonne un portrait foisonnant, vif et nuancé de l'univers psychiatrique aujourd'hui.
Voici rééditée pour la 4ème fois cette seule édition intégrale commentée de l'ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu'ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants. Nous l'avons cette fois réédité en 1 volume de 1175 pages. Extrait de la presse unanime et élogieuse à la sortie du livre en 2009. Enfin paraît en France la première édition intégrale des 239 contes collectés par les frères Grimm, y compris les censurés, y compris les retranchés. Cette édition est indispensable à tous ceux qui aiment les livres. (...) Il y a au fond du conte, continuant de rêver, en état de rébellion à l'état pur, en état de splendeur à l'état pur, un jadis animal aussi intraitable que l'enfant incorrigible. Pascal Quignard, Le Monde des livres Les contes des Grimm doivent leur magie à la souffrance qui les fixe et la liberté qui les porte. (...) La plupart des auteurs feraient de cet enfer des machines moralistes, des manuels édifiants, ou, pire encore, des romans psychologiques. Ici, rien de tel. Lire est un acte libre. L'imagination est l'action : elle va vite, comme une vie courte réduite à l'essentiel. Philippe Lançon, Libération Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les 239 histoires recueillies par les frères Grimm, " vivent encore aujourd'hui ", comme on dit de leurs héros. Cette nouvelle traduction leur rend fraîcheur et rugosité. Isabelle Rüf, Le temps Soit donc deux beaux volumes, copieusement annotés et soigneusement illustrés (...). Postface, notes copieuses, index précis : l'appareil critique est sans faille, mais jamais pesant ? libre au lecteur de choisir de l'oublier ou d'en faire son miel. Nathalie Crom, Télérama
Résumé : Ce livre est né de dix années d'affût, et d'un si long regard que l'oeil qui observait s'est peu à peu identifié à l'oiseau qu'il pourchassait. Chasseur pacifique, chasseur d'images, qui a épié les faucons pèlerins dans une vallée débouchant sur les marécages de l'estuaire de la Tamise, entre octobre et avril, quand les étangs désertés se chargent des brumes et des silences de l'automne, des soleils pâlis et des drames de la nature, et qui, à son tour devenu proie, s'est fondu dans le paysage mouillé, s'est fait lui-même roman, journal, livre de nature, poème-jeté, comme l'oiseau, point dans le ciel, parole dans le silence. Ce livre, d'abord publié au Mercure de France, en 1968, était épuisé, nous le rééditons enrichi d'une postface de Francis Tabouret, dans la traduction d'Elisabeth Gaspar, revue.
Gaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.
Heinrich Bernd ; Homassel Anne-Sylvie ; Indoukaeva
Dans En été - Une saison d'abondance Bernd Heinrich parvient à nous communiquer son sens inépuisable de l'émerveillement en nous faisant partager la vénération qu'il éprouve pour le foisonnement du vivant, à partir de ses observations sur le terrain comme de ses recherches scientifiques. Qu'il s'agisse de réflexions sur les guerres entre les fourmis, des particularités prédatrices des guêpes, des rituels de séduction des pics verts ou de sa description de la découverte d'une route encombrée de grenouilles des bois, En été nous offre un panorama d'une beauté évidente sur les interactions complexes entre le règne animal et le règne végétal, entre le réchauffement estival et la luxuriance de la nature. Comment des cigales parviennent-elles à survivre - et à prospérer - à des températures allant jusqu'à plus de 46° C ? Les oiseaux mouches savent-ils à quoi ils seront confrontés avant d'entreprendre leur migration vers le Golfe du Mexique ? Pourquoi certains arbres cessent-ils de grandir alors qu'ils disposent encore d'une période de trois mois de temps chaud ? Avec un sens de l'émerveillement et une compétence incomparable, Heinrich étudie une centaine de questions de ce type. On comprend aisément que Heinrich soit considéré aux Etats-Unis comme le digne successeur de Thoreau, parmi les écrivains américains contemporains de la nature.