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Les inconfiants
Arfel Tatiana ; Cordier Julien
BEC EN AIR
14,90 €
Épuisé
EAN :9782367440781
Avance, recule, ah, ça y est, quelque chose va changer, ah, finalement non, on revient au point de départ. Être dans le fauteuil à bascule, c'est se bercer chaque jour de rêves dont on sait qu'on ne les réalisera pas. C'est se projeter sur un écran personnel des vies alternatives où l'on serait courageux, juste, résistant. Mon travail ici consiste à m'arracher au fauteuil à bascule. Ne me bercer de rien, car mes gars ne vivront jamais libres, jamais en paix. On continuera à les cacher derrière les murs. Ça souffre de partout et on n'y suffira pas". Alors que l'hôpital lyonnais du Vinatier vit le transfert de ses services de santé mentale de pavillons du XIXe siècle vers de nouveaux bâtiments, ce grand déménagement est l'occasion de questionner une institution en mutation. Dans ces lieux bruissent les vies éclatées de Luce, Monique, Paco, Boris, Julie et de bien d'autres. Patient, soignant, membre du personnel, visiteur... chacun, avec sa langue, ses préoccupations et sa solitude, façonne un portrait foisonnant, vif et nuancé de l'univers psychiatrique aujourd'hui.
« Le clou qui dépasse rencontre souvent le marteau ». Human Tools est une entreprise internationale de services spécialisée dans la mise en place de procédures pour d?autres sociétés. Ou plutôt: Human Tools vend du vent très cher, très côté en Bourse et très discutable. Catherine, Rodolphe, Francis, Sonia, Marc, Laura travaillent pour Human Tools. Ils en sont les clous, ils valent des clous: employés non conformes, allergiques à la cravate ou aux talons hauts, trop intelligents, trop étranges, rêveurs ou aimables, trop eux-mêmes, simplement. Parce qu?ils cherchent à travailler bien, et non à cocher des cases pour statistiques, parce qu?ils souffrent de l?absence de reconnaissance, parce que la qualité totale les a rendus malades, ils sont inscrits par Frédéric, leur grand marteau, à un séminaire de remotivation dont ils ne connaissent pas la finalité réelle. Ils y seront poussés à rationnaliser leur temps, leurs corps, leurs émotions, leur espace du dedans. Ils cesseront peu à peu de penser et sentir, et ne s?en plaindront pas: d?autres attendent pour leur prendre la place et il y a le loyer à payer. Des Clous n?est pas un roman d?anticipation. Human Tools, ses pratiques, ses dirigeants, existent déjà: il n?y a qu?à observer. Jusqu?à quand? Jusqu?à quand accepter que performances, objectifs, profits qui profitent toujours aux mêmes, puissent détruire ce qu?il y a de plus précieux en chacun? Où trouver la force de dire: ce n?est pas acceptable? Nos clous n?ont certes pas la réponse. Mais quelqu?un venu du dehors va les aider à écrire leur histoire, la jouer, la mettre à distance, à retrouver leur langue à eux, qui n?est pas le jargon américanisant de cette société où ils sont entrés sans réfléchir, à genoux, bégayant de gratitude pour le minuscule salaire qui justifierait leurs tâches discutables. Nos clous vont essayer de se redresser, même si le marteau est toujours là, pour la beauté du geste et pour leur survie. Nos clous vont avoir, à un moment, le choix. Liberté vertigineuse: qu?en feront-ils?
Armel Job a publié notamment Helena Vannek (Robert Laffont, 2002), Les Fausses Innocences (Robert Laffont, 2005), Tu ne jugeras point (Robert Laffont, 2009), Loin des mosquées (Robert Laffont, 2012). Ses romans ont remporté de nombreux prix et distinctions. La Femme manquée a été couronné du prix Emmanuel-Roblès et du prix René-Fallet.
Résumé : A soixante ans passés, Emilienne a trop vécu, et trop peu cotisé... Elle est aujourd'hui agente dans les toilettes d'une galerie commerciale - dame pipi, comme on dit. Le temps d'une journée, douze autres femmes se succèdent au miroir de cet espace sans âme. Ce petit théâtre de leur conversation intérieure est une bulle, une trêve, l'unique endroit où elles échappent au regard d'autrui. Estelle, Nedjma, Raphaëlle, Iris... Petite fille, jeune adulte ou femme tordue par l'âge, chacune a son parcours, son langage poignant ou drôle, ses fragilités et ses luttes. Mais peut-être est-ce Emilienne qui, sur le vif, leur invente à chacune une histoire ? Emilienne qui, au rythme des procédures d'hygiène, revit son existence cabossée et insoumise, scandée par les rencontres, la soif de découverte et un immense désir de liberté. La voix de l'éclatante Emilienne mène le choeur de ces héroïnes du quotidien, et les rassemble dans une même conviction : nous ne sommes pas des poupées.
Joy Sorman est née en 1973. Elle a reçu le prix de Flore pour son premier livre Boys. Boys. Boys (Editions Gallimard, 2005). Elle est l'auteur de Du bruit, Gros Oeuvre, Paris Gare du Nord et Comme une bête, parus aux Editions Gallimard. Elle a également publié plusieurs ouvrages collectifs dont Parce que ça nous plaît. L'Invention de la jeunesse (avec François Bégaudeau, Editions Larousse) et L'inhabitable (avec Eric Lapierre, Editions Alternatives). Frédéric Ledoux est photographe et écrivain. Il est né en 1972 à Bruxelles (Belgique) et vit en France, dans la Drôme. Son écriture photographique, tout en lenteur et poésie obsessionnelles, marie portraits en intérieur, objets du quotidien et paysages, que ce soit sur les routes de Nicolas Bouvier, dans un Népal en pleine mutation ou aux prises avec ses propres souvenirs. Aux Editions Le Bec en l'air, il a déjà publié L'Usure du monde: Hommage à Nicolas Bouvier (2008), Le Simulacre du printemps (avec un texte d'Ingrid Thobois, collection "Collatéral", 2008) et Brumes à venir (2012).
Arnaud Maryvonne ; Bougnoux Daniel ; Chamoiseau Pa
Qu'est-ce que ça veut dire, l'humain ? Comment se représenter cette notion toujours en devenir devant ou entre nous, et toujours à construire ? Comment penser ou délimiter, à l'époque de la mondialisation, notre idée de l'humanité ? N'allons pas nous raccrocher à une idée un peu fausse, ou rance, de l'humain : l'humanité réside entre nous en partage. Cette notion équivoque suggère que celle-ci ne se donne jamais que "partagée" par le don réciproque des langues, des cultures, en même temps qu'elle demeure irréductiblement morcelée. On ne sait pas très bien ce qu'est ou ce que peut l'humanité, dont nous ne possédons qu'une parcelle, dont nous ne connaîtrons jamais qu'un minuscule échantillon. "Les autres" figurent indéfiniment cette part manquante, énorme, qu'il nous reste sans cesse à documenter et à explorer. Part manquante est aussi un terme de physiciens, ce qu'ils désignent comme l'antimatière, que nous ne connaissons pas, n'ayant accès qu'à la matière qui exige toutefois, pour exister, cette part qui nous échappe. Dans nos rues comme dans toute l'étendue du ciel noir, des corps s'élaborent et parfois se frôlent, à des distances incommensurables. Comment jamais mesurer l'homme ?
Dans le village d?enfance de Denis Dailleux, en Anjou, vivait une femme de caractère, véritable personnage de roman : Juliette, sa grand-tante, décédée en 2017 à l?âge de 100 ans. Entre le photographe et son modèle, entre la vieille femme et le jeune homme, une complicité unique a instauré pendant plus de 15 ans un jeu grave et drôle, mélange de séduction, d?âpreté et de malice.4e de couverture : Dans le village d?enfance de Denis Dailleux, en Anjou, vivait une femme de caractère, véritable personnage de roman : Juliette, sa grand-tante, décédée en 2017 à l?âge de 100 ans. Entre le photographe et son modèle, entre la vieille femme et le jeune homme, une complicité unique a instauré pendant plus de 15 ans un jeu grave et drôle, mélange de séduction, d?âpreté et de malice.