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Contes et légendes de Kabylie
Arezki Djamal ; Lintignat Isabelle
FLIES FRANCE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782910272661
Il était une fois une jeune fille qui avait sept frères. Adolescente, elle fut victime de la jalousie de ses belles-soeurs. Celles-ci lui firent manger sept oeufs de serpent, dissimulés dans des boulettes de pâte. Au bout de quelques jours, elle se plaignit des douleurs au ventre qui gonflait à vue d'oeil. La croyant enceinte, on la chassa de la maison. Elle quitta la maison paternelle et erra à travers champs quand un vieux sage la croisa et s'enquit de sa situation. Elle lui expliqua. Perspicace, celui-ci ne tarda pas à déceler l'origine du mal qui la tourmentait depuis tant de jours. Pour la guérir, il égorgea un mouton, en fit rôtir la viande en la salant beaucoup, puis il la donna à manger à la jeune fille. Une fois bien rassasiée, la fille fut suspendue par les pieds à un arbre, la bouche ouverte au-dessus d'une bassine pleine d'eau. Le vieux se mit à remuer vigoureusement l'eau. Les serpents sortirent les uns après les autres, poussés par l'intense soif qui les tenaillait. Le vieux sage les attendait avec son gourdin pour les tuer au fur et à mesure.
Résumé : La Délégation officielle. En Algérie, voici venu le temps de la démocratie et du libéralisme, du travail et de la rentabilité. Comment sortir des années de plomb et remettre les comédiens au travail ? C'est parce qu'ils sont trop habitués à être assistés et à faire dans la propagande de l'ancien régime que le directeur du théâtre national invente pour son petit monde une délégation officielle. Mais la démocratie fait déferler sur le plateau des ouvriers en grève et des politiciens démagogues et violents. L'intervention inopinée des spectateurs porte la confusion à son paroxysme... Sisao. Dans ses pérégrinations nocturnes, Ramo voyage. Il évoque un lieu mystérieux, entre prison et asile, "le Festival", d'où il s'est échappé. Il fait des rencontres qui ressemblent tantôt à des cauchemars tantôt à des rêves. Subjugué par la personnalité de son ami Arnold, Ramo raconte comment il a écrit, pour le compte du "Festival", une sanglante pièce de théâtre. Comment, il s'est vu obligé, lui, de monter sur scène pour tuer le dernier personnage. Depuis, Ramo est toujours en fuite. Y aurait-il des créateurs dépassés par leur création ?
Algérie, la guerre intérieure. Comment résister au lent et irrépressible mouvement de montée de la violence ? Comment vivre la peur, partager la haine, sentir l'étau se resserrer inexorablement ! Comment renoncer peu à peu à toute liberté, y compris celle d'aimer ? Dans ce premier roman d'une implacable douceur et grâce à une écriture toute en poésie sobre, Arezki Mellal plonge dans cette Algérie noire où chaque instant de l'existence individuelle, même le plus intime, est contaminé par une terreur sciemment orchestrée. Maintenant, ils peuvent venir, conte cruel d'une époque qui cherche enfin à sortir de l'ombre, vibre d'un espoir d'ailleurs et d'une intensité de vie qui seuls pourraient préserver l'humanité en ces temps de mort.
Il desserra son burnous fébrilement, comme s'il voulait se dégager de tout ce que son coeur contenait de rancoeur envers ces jeunes qui déguerpissaient à tout prix, même au péril de leur vie. " Dans les années 1990, comment échapper au terrorisme grandissant en Algérie ? Une tentative d'assassinat pousse Slimane, un jeune caricaturiste, à quitter son pays natal. L'exil, loin des siens, ne gomme cependant pas toutes les craintes. Après quelques années, le sentiment d'avoir abandonné une part de soi-même est grandissant et devient de plus en plus insupportable... Arezki Bouzidi est originaire de Kabylie. La forte tradition orale de cette région a marqué l'auteur dès son plus jeune âge, l'a initié à l'art de la narration et l'a conduit à développer son imaginaire.
Le social renvoie à un univers de protection et de valeurs par l'affiliation de chaque individu à un système de solidarité et d'assistance. Ce livre présente les évolutions de l'état "social" , les mutations de l'intervention sociale au Canada, en Espagne et en France. La nouvelle gestion publique avec sa recherche de rationalité, de rentabilité et d'efficacité, peut-elle impulser une nouvelle dynamique d'innovation des pratiques dans le social ?
A l'automne de l'an mil, la tribu des Junkuja planta ses tentes à l'orée d'une haute montagne pour y passer l'hiver. Les beaux jours d'automne s'écoulèrent dans la joie, les danses et les chants. Un soir, alors que les hommes jouaient et chantaient devant leurs tentes, une pluie givrante et une tempête de neige interrompirent leurs réjouissances. Une superbe jeune femme apparut devant eux. Elle avait la peau blanche comme la neige, ses cheveux brillaient comme de l'or au soleil et ses yeux étaient bleus comme un ciel de printemps. Les hommes dévisagèrent avec émerveillement la femme sublime qui leur parla d'une voix cristalline : - Je suis la femme du Roi Brouillard, la Reine des Neiges. Je vis loin d'ici, au pays de la neige éternelle. On m'a appris qu'ici sur terre, les hommes connaissent l'amour qui peut rendre heureux ou malheureux. J'ignore ce que le bonheur, la douleur ou l'amour veulent dire. Je veux connaître le feu de la passion, même si la glace et le gel règnent dans mon corps, même si le froid endurcit mon coeur. Lequel d'entre vous saurait m'offrir son amour ? Un jeune homme de la tribu se leva et s'approcha de la belle dame : - Je veux t'aimer et tu m'aimeras aussi. Il prit la belle étrangère dans ses bras, mais desserra vite son étreinte, car elle était aussi glacée que la neige. Il l'embrassa sur les lèvres, qui étaient froides comme de la glace, la conduisit dans sa tente et, le lendemain, ils se marièrent.
Au temps jadis, bien avant que les hommes aient appris à domestiquer les rennes, un jeune Lapon était parti à la chasse. Il avait déjà chassé toute la matinée dans la montagne, quand un épais brouillard se leva, l'empêchant de voir à un mètre devant lui. Mais il entendait des cris de berger appelant ses bêtes, et le son de clochettes qui semblait venir d'un nombreux troupeau. Et quand le brouillard se leva, il aperçut une jeune fille belle comme le jour, revêtue d'une tunique bleue, endormie auprès d'une souche. Un troupeau de rennes domestiques paissait dans l'herbe auprès d'elle. Le jeune homme devina que c'était la Fille du Soleil, dont ses parents lui avaient souvent parlé. A l'état de veille, elle est invisible, mais quand elle dort, on peut la voir et la faire prisonnière, avec tout son troupeau. Si l'on s'y prend adroitement, on peut même la transformer en être humain et la garder auprès de soi. Mais il faut l'embrasser avant qu'elle ne se réveille. Elle est d'une beauté surnaturelle, comme d'ailleurs tous les rennes de son troupeau.