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Celestino avant l'aube
Arenas Reinaldo
1001 NUITS
13,70 €
Épuisé
EAN :9782842057053
J'aime bien me promener la nuit quand il n'y a personne pour me voir. Oui, ça me plaît parce que je peux marcher à cloche-pied. Prendre mes aises à la cime d'un arbre et danser dessus, et faire des cabrioles. Et trente-six singeries, toutes différentes. Me rouler par terre et me remettre à courir, avant de me perdre dans le brouillard et entre les branches des hijillos qui restent encore debout. J'aime être tout seul et me mettre à chanter. Celestino s'est approché de moi et m'a demandé une gorgée d'eau." Où la prendre? Où? "lui dis-je, et je lui montre mes mains vides. Mais, en vérité, c'est que j'ai très mauvaise mémoire et que je n'arrive jamais à bien apprendre une chanson. Mais ça n'a pas d'importance - j'en invente. Je préfère presque les inventer plutôt que de les apprendre par coeur.Ça y est, je suis en train d'en inventer une."Celestino, le cousin du narrateur, s'est mis à écrire des poésies. Comme un fou, il écrit sans arrêt, partout, même sur les feuilles des arbres, même sous l'orage. Incompris des membres de sa famille, il s'entête malgré leurs cris et leurs menaces. Il ne sait rien faire que rêver et pleurer. Petit paysan cubain, il se dresse contre un monde qui essaie de le foudroyer. Voué à la douleur, à la mort - de faim, de tristesse, de solitude -, il transfigure le réel avec magie pour la défense de la liberté et de l'imagination.Celestino avant l'aube, publié à Cuba en 1967, constitue le premier volet d'une pentagonie, qui compte les romans: Le Palais des très blanches mouffettes, Encore une fois la mer, La couleur de l'été et L'Assaut. Biographie de l'auteur Reinaldo Arenas (1943-1990) est un romancier et poète cubain exceptionnel. Son oeuvre littéraire hors normes ainsi que son homosexualité affirmée fui valurent d'être considéré comme un dangereux "contre-révolutionnaire", traqué, condamné et emprisonné par le régime de Fidel Castro.
Je suis en ce moment en France, à Saint-Nazaire. Je voudrais seulement demander à ce ciel resplendissant, à cet océan qu'il m'est donné de contempler pour quelques jours encore, d'abriter ma terreur. Biographie de l'auteur Reinaldo Arenas, né en 1943 dans les environs de Holguin ( Cuba ), est décédé en 1990 à New York. Romancier, nouvelliste, poète, essayiste, il a été persécuté par le régime castriste pour son homosexualité et son non-conformisme. Il s'est exilé aux Etats-Unis en 1980. Il raconte son histoire dans son autobiographie Antes que anochezca ( Avant la nuit, Julliard, 1992, Actes Sud, 2000 ) qui a inspiré le film Before night falls réalisé par Julian Schnabel en 2001 et qui a obtenu le Grand Prix du jury de la Mostra de Venise en 2000. Il a été invité en résidence à la Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs de Saint-Nazaire.
Ecrivain, Cubain, homosexuel, Reinaldo Arenas fut une victime expiatoire idéale du régime castriste. Son autobiographie est un terrible acte d'accusation, en même temps qu'un formidable hymne à la vie dans la recherche effrenée du plaisir. La réalité crue qu'il y donne à voir est souvent intolérable.Notes Biographiques : Né en 1943 à Cuba, Reinaldo Arenas s'est donné la mort en 1990.Le succès de l'adaptation cinématographique d'Avant la nuit agrandement contribué à la redécouverte de cet écrivain majeur.
Roman traduit de l'espagnol (Cuba) par Liliane Hasson Situé à la Havane au début du XIXème siècle, ce roman nous plonge dans un monde bariolé et pittoresque de passions amoureuses contrariées, de révoltes d'esclaves...
Lorsqu'en 1855 Hippolyte Taine (1828-1893) lit, retraduit partiellement et résume l'Anabase, il fait de ce récit le premier reportage de guerre et s'enthousiasme : "Rien de plus curieux que cette armée grecque, république voyageuse qui délibère et qui agit, qui combat et qui vote, sorte d'Athènes errante au milieu de l'Asie." Au IVe siècle avant J.-C., l'expédition des Dix Mille, ces mercenaires grecs partis pour Babylone et y mettre sur le trône de l'Empire perse Cyrus, bientôt contraints de retraverser l'Asie dans l'autre sens après avoir perdu leur chef lors de la bataille de Counaxa, ressemblait-elle à cela? Taine nous donne à lire une formidable histoire abrégée qui déjà crée une vision mythique. Celle-ci n'a pas peu contribué à relancer l'intérêt pour Xénophon et l'Anabase.
Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire: ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par "le prêtre, le juge, le gouvernant". Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.
Sébastien BaillyLes Zeugmes au platÉloge d?une tournure humoristiqueAvant-propos d?Hervé Le Tellier InéditLe zeugme, c?est le sel de la langue, l?irruption du cocasse, parfois par maladresse, mais avec effet garanti. C?est l?art et la manière de lier ensemble des termes que rien ne devrait rapprocher. Le procédé a bercé votre enfance, souvenez-vous de l?injonction parentale: « Arrête de mettre le bazar et tes doigts dans le nez! »? Déjà on riait.Le zeugme est le parent pauvre de la stylistique, mais on ne fait pas de littérature sans casser des ?ufs: en recueillant le meilleur du zeugme, Sébastien Bailly en fait la démonstration, de Montesquieu à Pierre Desproges, en passant par Chloé Delaume et Pierre Dac.
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."
Résumé : Tobias Martins arrive dans l'archipel de Fernando de Noronha avec un but précis : il doit concevoir et rédiger un guide de voyages afin d'attirer de nouveaux touristes vers cette destination de rêve. Car ces îles sont l'un des secrets les mieux gardés du Brésil. Situées au milieu de l'Atlantique, dans la zone intertropicale, elles constituent une superbe réserve naturelle et un paradis pour les amateurs de surf, de plongée et de sports marins. Accompagné de sa playlist aux rythmes de samba et de bossa-nova, Tobias nous fait découvrir les paysages somptueux de l'île principale ; mais il ne tarde pas à comprendre également que, derrière la carte postale, se cache un monde bien plus complexe et dangereux. Une avarie sur l'avion qui relie Fernando de Noronha au continent, un double crime dont le mobile reste obscur, et la menace d'une gigantesque vague déferlante suffiront à montrer une fois de plus aux touristes - et à Tobias - que sous ces joyeux tropiques, les frontières entre fête, rêve et enfer ne sont jamais bien définies.
Un virus a fait disparaître la quasi-totalité des animaux de la surface de la Terre. Pour pallier la pénurie de viande, des scientifiques ont créé une nouvelle race, à partir de génomes humains, qui servira de bétail pour la consommation. Ce roman est l'histoire d'un homme qui travaille dans un abattoir et ressent un beau jour un trouble pour une femelle de "première génération". Or, tout contact inapproprié avec ce qui est considéré comme un animal d'élevage est passible de la peine de mort. A l'insu de tous, il va peu à peu la traiter comme un être humain. Le tour de force d'Agustina Bazterrica est de nous faire accepter ce postulat de départ en nous précipitant dans un suspense insoutenable. Roman d'une brûlante actualité, tout à la fois allégorique et réaliste, Cadavre exquis utilise tous les ressorts de la fiction pour venir bouleverser notre conception des relations humaines et animales.
L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse. Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite... Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie.
Résumé : Dans l'Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l'a privé de ce qu'il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les "bons garçons" , une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l'amour fou de Juan Guillermo pour l'intrépide Chelo pourrait l'extirper de la spirale de destruction dont il est captif. En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d'Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d'un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon - un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort. Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London. Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu'est l'homme en puissance.