Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Lire l'image. Emission, réception, interprétation des messages visuels
Arabyan Marc
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782738492692
La réception des images est souvent décrite en termes d'" impact ", sans que soit précisé comment elles sont faites et légendées pour provoquer tel ou tel effet sur celle ou sur celui qui les reçoit. C'est pourquoi il faut d'abord s'interroger sur le travail de création si l'on veut établir des fondements assurés à l'interprétation. Il est comme on le verra beaucoup plus facile d'apprendre ce qui se passe à l'émission - un message visuel étant toujours fondé sur une certaine nécessité - qu'à la réception, où cette nécessité se dilue dans l'esprit de chacun en un continuum de sensations et d'émotions qu'il n'est pas simple de distinguer, de nommer, de décrire. Destiné aux professeurs de français et de langues étrangères auxquels il est désormais demandé d'enseigner l'image, ce petit livre montre comment, s'il n'y a pas une seule façon de lire les images, il n'y a pas non plus trente-six façons de les faire.
Sont ici réunies les principales contributions au colloque organisé par le groupe " Ecriture " du Centre de Recherches Sémiotiques de Limoges les 20 et 21 novembre 2003. Les points de vue exposés sont multiples : anthropologiques, ethnologiques, plus généralement socio-sémiotiques et sémio-linguistiques. Ils sont fédérés par le projet commun d'interroger la matérialité des supports dans le fonctionnement de l'écriture en tant qu'entité singulière dans ses déploiements et ses significations symbolique, religieuse, sociale, culturelle, esthétique ou littéraire... Se dégage progressivement la notion de support formel, interface obligée de la prise de sens. Le volume s'adresse aux chercheurs et enseignants qu'intéressent les sciences de l'écriture.
Arabyan Marc ; Bronckart Jean-Paul ; Escudé Pierre
Tullio De Mauro (1932-2017) a été l'un des grands intellectuels européens de sa génération. Cet ouvrage lui rend hommage en mettant en évidence la richesse de son oeuvre scientifique et de son action publique. Ses recherches ont d'abord porté sur la question de la signification avec un travail sollicitant outre la philosophie du langage depuis Aristote jusqu'à Wittgenstein, la linguistique de ses maîtres italiens et celle de Saussure. Ce qui l'a amené à traduire le Cours de linguistique générale en italien en y joignant un appareil de notes désormais indispensable à la compréhension du linguiste genevois. Intéressé depuis l'enfance par la diversité des langues parlées en Italie, il publie en 1963 Storia linguistica dell'Italia unita, suivi en 2014 - soit un demi-siècle plus tard - de Storia linguistica dell'Italia reppublicana, oeuvres exceptionnelles d'ampleur et de précision, régulièrement rééditées, dans lesquelles Tullio De Mauro observe les situations linguistiques des Italiens et met en valeur la diversité langagière d'un pays où les dialectes sont toujours largement présents. Nul ne peut être disjoint, dit-il, des langues qui le construisent, et le plurilinguisme doit être défendu contre l'imposition d'une langue d'Etat unique. Ces orientations ont conduit De Mauro à intervenir sur les terrains de l'enseignement et de la politique linguistique. Ministre de la pubblico istruzione en 2000, il a promu l'educazione linguistica democratica qu'il avait contribué à élaborer dès 1975. Il n'a cessé ensuite de s'engager pour la reconnaissance du plurilinguisme, d'oeuvrer pour la création de moyens didactiques adaptés aux illettrés et aux migrants, de militer en faveur de démarches d'enseignement respectueuses des langues d'origine des allophones. Au plan théorique comme aux plans éducatifs, sociaux et politiques, l'ouvre de ce maître reste d'un brûlante actualité.
Depuis vingt ans que la peine de mort est abolie en France, plus de deux cents personnes - terroristes et grands criminels mais aussi simples voyous ou paisibles citoyens - ont été tuées par des membres des forces de l'ordre. On est fondé dans ces conditions à se demander si les policiers ne sont pas " payés pour tuer ", étant le plus souvent couverts par leur hiérarchie et innocentés au nom de la légitime défense. L'analyse de 42 cas récents de personnes de moins de trente ans décédées au contact immédiat des forces de l'ordre montre une réalité plus complexe : dans la plupart des cas, les policiers ont agi au hasard des circonstances et sous l'emprise de la peur. Quant à leurs victimes, ce sont pour l'essentiel des petits délinquants issus de l'immigration.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.