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Editer en sciences humaines
Arabyan Marc ; Pétillon Sabine
LAMBERT-LUCAS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782359352368
Désormais chez la plupart des éditeurs, "Jobs go direct from computer to press". La préparation de copie s'opère à l'écran et non plus sur papier, sous la responsabilité de l'auteur et non plus de l'éditeur, ce qui change radicalement les méthodes de production. Autrefois apanage des imprimeurs et des correcteurs d'imprimerie, l'orthotypographie est aujourd'hui supposée connue des auteurs. Bien à tort, car elle compte des centaines de règles et d'usages que la plupart d'entre eux ignorent. D'où le présent ouvrage et ses trois objectifs : 1. Faire le bilan de vingt-cinq années (1994-2019) d'édition universitaire en sciences du langage et partager ce bilan avec les collègues ; 2. Signaler des difficultés de mise en pages, de typographie et de ponctuation, domaines très dégradés par l'influence des usages anglo-étatsuniens, et dénoncer l'envahissement de l'édition scientifique française par ces mêmes usages ; 3. Faire connaitre ce qu'il faut savoir du contrat d'édition, de traduction, du droit de la propriété intellectuelle, des droits d'auteur, du droit de libre citation, et discuter de l'évolution des pratiques en la matière.
Un micro-ordinateur n'est pas une machine à écrire perfectionnée. C'est une photocomposeuse simplifiée. Associée à une imprimante, c'est même tout un atelier d'imprimeur. S'en servir correctement suppose un minimum de connaissances en matière de typographie et de mise en pages. On n'a retenu dans ce manuel que ce qui concerne la confection d'ouvrages de librairie (et non de périodiques) imprimés en noir et blanc (ce qui exclut tout ce qui concerne les couleurs) : deux restrictions qui définissent ce qu'il est suffisant de savoir pour faire un livre à l'aide d'un traitement de texte.
Au tournant du XVIIIe siècle, Louis de Courcillon abbé de Dangeau (1643-1723) fonde la phonologie. Il décrit pour la première fois 33 "sons simples" de la langue française par paires oppositives minimales, découvre l'opposition entre consonnes sourdes et sonores, identifie les liquides, définit /??/, /??/, /oe?/ et /??/, comme des "voyèles nazales", étend le concept de nasales aux consonnes /m/ et /n/, explique pourquoi les graphies "au" (ou "eau"), "eu" et "ou" sont des "voyèles simples". Il donne sur cette base deux réformes de l'orthographe d'usage. La première, que l'on peut dire "de dicto" car jamais appliquée, est inspirée de Port-Royal. La seconde, que l'on peut dire "de re" car effectivement mise en oeuvre, consiste à : Remplacer les "lettres grecques" par les "lettres latines" équivalentes : alfabet, gèografie, silabe... et supprimer "les lettres inutiles" : ébraïgue, ritme, vint (pour vingt)... Remplacer le x muet final par s : jeus, oiseaus, deus, dishuit... Remplacer les consonnes doubles prononcées simples par des consonnes simples : come, dificulté, ocasion, vilage..., on pouroit... Remplacer en (pour noter /ã/) par an : anfant, antier, consantemant... Remplacer e ouvert + consonne double par e accent grave + consonne simple : éle, cète, ènemi, lètre, nouvèle, voyèle : il jète, ils viènent... ; et réserver l'accent aigu aux fins de mots : rèformé... à quoi s'ajoutent la réduction du nombre de traits d'union : dîje, peutêtre, dishuit... et le remplacement du c cédille pars : les Fransois. Cette réforme est à peu de choses près celle que préconisait la Commission Beslais en 1965 : elle préfigure celle que recommande l'association Erofa (Dictionnaire de l'orthographe rationalisée du français. 2018) : elle attend toujours sa réalisation.