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Les Aït Ayad. La circulation migratoire des Marocains entre la France, l'Espagne et l'Italie
Arab Chadia ; Tarrius Alain ; Ma Mung Emmanuel ; P
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753507807
Le livre de Chadia Arab raconte une histoire: celle des Ait Ayad et de leurs migrations. L'histoire d'une population qui ne peut se comprendre à une échelle micro-locale, mais seulement en changeant d'échelle et en la replaçant dans un contexte mondialisé. L'ouvrage analyse la construction d'un espace migratoire tel qu'il se forme entre le Maroc et l'Europe, en suivant des itinéraires migratoires d'une population depuis son espace de départ, Beni Ayatt près de Beni Mellal, jusqu'à ses multiples destinations en Europe. Cette approche porte une attention particulière à la manière dont s'organise une filière migratoire, celle de la confédération tribale des Ait Ayad, population berbérophone du Moyen Atlas marocain. Elle s'intéresse à leurs mobilités dans l'espace et le temps. Il s'agit ainsi de rendre intelligible la complexité des différents champs migratoires créés par les Ait Ayad des années 1960 à aujourd'hui. Ces champs se sont structurés à des périodes historiques distinctes, et ils aboutissent à des relations spatiales différentiées. Des années 1960 aux années 1980, se constituent ainsi les champs migratoires vers la France essentiellement entre Angers, Dijon et Lunel, puis, à partir des années 1990 vers l'Italie entre Bergame, Lecco, Milan et quelques années plus tard vers l'Espagne entre Lorca, Villajoyosa, Almeria.. Ces parcours sont révélateurs de nouvelles formes de migrations internationales, qu'on ne peut plus concevoir comme statiques mais au contraire prenant forme dans une société en mouvement. Les circulants, chez les Ait Ayad, ont diversifié les pôles d'arrivée. Leur espace migratoire s'est donc complexifié à travers le temps et les territoires migratoires et grâce aux circulations des individus. Biographie de l'auteur Chadia Arab, géographe, a soutenu à l'université de Poitiers au laboratoire MIGRINTER la thèse dont est tiré ce livre. Elle a été accueillie au centre Jacques Berque en sciences humaines et sociales de Rabat durant trois années en tant que boursière du ministère des Affaires étrangères français. Elle poursuit ses recherches sur la migration féminine marocaine vers les pays d'Europe méditerranéenne et les pays du Golfe arabe.
Face à l'urgence environnementale, la gestion des déchets urbains s'impose comme un enjeu majeur pour les collectivités locales, les citoyens et les entreprises. Cet ouvrage propose une réflexion sur la transition vers des pratiques fondées sur la prévention, la réutilisation, et la valorisation des matériaux. Il souligne le rôle essentiel des autorités publiques locales dans l'écologisation des systèmes de gestion des déchets urbains : comment intégrer ces enjeux dans les politiques publiques, redéfinir les modes de traitement et inventer de nouveaux services ? A travers l'étude d'expériences menées depuis les années 2010 qui marquent le tournant vers une gestion circulaire des déchets, les auteurs analysent l'évolution des infrastructures, les innovations des opérateurs et les dynamiques intercommunales. Destiné aux élus locaux, professionnels, chercheurs et citoyens engagés, ce livre offre une réflexion théorique nourrie d'exemples concrets pour comprendre les mutations en cours et tracer des voies vers un avenir plus durable.
Les bâtiments existants sont précieux à plusieurs titres. En les construisant, les femmes et les hommes y ont mis leur intelligence, leur labeur, leurs valeurs. Leur édification a pollué et consommé des ressources prises sur la nature. En les habitant, nous les avons chargés d'émotions, de mémoire, de repères. Faut-il encore démolir pour reconstruire ? Comment tirer le meilleur parti de cette ressource exceptionnelle ? Cet ouvrage, troisième et dernier tome consacré aux ressources pour l'architecture écologique, explore la façon dont l'intervention sur le bâti existant constitue désormais la situation de référence pour penser l'architecture de demain. Il montre les défis et les opportunités d'une relation à l'existant qui lui attribue de nouvelles valeurs, tout en étant plus à l'écoute de ses qualités intrinsèques. Chercheurs, pédagogues, architectes et ingénieurs explorent ici les implications de cette posture en matière d'enseignement, de pratique professionnelle, de stratégie territoriale et réglementaire. Cet ouvrage a vocation à croiser les regards pour questionner nos modèles, inspirer et fournir des appuis pour une architecture qui se réapproprie ses créations passées.
Derrière la rhétorique et l'idéologie du changement en urbanisme, omniprésentes, qu'apprend-on des pratiques effectives ? L'ouvrage répond en questionnant acteurs et instruments du changement ainsi que les cadres théoriques et méthodologiques pour l'étudier. Est-il possible d'élaborer une théorie du changement en urbanisme ? Si les sciences humaines et sociales ont fait du changement une préoccupation déjà ancienne, sa théorisation reste un chantier ouvert en urbanisme. A l'heure d'une rhétorique enchantée sur l'innovation et de l'inflation des discours de renouveau, l'objectif est de questionner la dimension polysémique et idéologique du changement et d'apporter des éclairages aux défis théoriques et méthodologiques que pose l'étude du changement en urbanisme. Dans cette perspective, l'ouvrage assume une définition ouverte du changement et s'appuie sur des études de cas pour aborder le changement en pratiques. Il met en évidence le fait que les acteurs du changement ne sont pas toujours ceux qui s'en réclament, le caractère ouvert des instruments du changement, sa dynamique structurée par une dialectique irréductible entre rupture et continuité, entre innovations et permanences. L'ouvrage apporte ainsi une contribution singulière à la recherche sur le changement en urbanisme ; il intéressera aussi les étudiants des filières en urbanisme et aménagement autant que les professionnels de l'urbanisme confrontés à la conduite du changement.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.