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Ressources pour l'architecture écologique. Tome 3, Intelligences de l'existant
Arab Noura ; Fleury François
ECOLE DES MINES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782385426026
Les bâtiments existants sont précieux à plusieurs titres. En les construisant, les femmes et les hommes y ont mis leur intelligence, leur labeur, leurs valeurs. Leur édification a pollué et consommé des ressources prises sur la nature. En les habitant, nous les avons chargés d'émotions, de mémoire, de repères. Faut-il encore démolir pour reconstruire ? Comment tirer le meilleur parti de cette ressource exceptionnelle ? Cet ouvrage, troisième et dernier tome consacré aux ressources pour l'architecture écologique, explore la façon dont l'intervention sur le bâti existant constitue désormais la situation de référence pour penser l'architecture de demain. Il montre les défis et les opportunités d'une relation à l'existant qui lui attribue de nouvelles valeurs, tout en étant plus à l'écoute de ses qualités intrinsèques. Chercheurs, pédagogues, architectes et ingénieurs explorent ici les implications de cette posture en matière d'enseignement, de pratique professionnelle, de stratégie territoriale et réglementaire. Cet ouvrage a vocation à croiser les regards pour questionner nos modèles, inspirer et fournir des appuis pour une architecture qui se réapproprie ses créations passées.
La métropolisation n'est pas naturelle mais le fait de décisions privées et publiques. Les acteurs publics, opérateurs de la métropolisation, ont, à cette fin, construit un agir métropolitain, c'est-à-dire un ensemble de doctrines, de politiques publiques et d'actions opérationnelles. Cet agir métropolitain s'est adossé à des convictions sur les bienfaits de la métropolisation (création de richesse et d'emploi) et sur ses effets d'entraînement. Or, si la métropolisation a produit nombre d'effets escomptés, les métropoles sont aujourd'hui dans une situation où la métropolisation et ses bienfaits cohabitent avec des crises aggravées. Aussi, les acteurs publics engagent une bifurcation dans l'agir métropolitain. Il ne s'agit plus (ou plus seulement) de soutenir la métropolisation mais d'assurer le fonctionnement soutenable des ensembles urbains métropolisés qu'ils ont contribué à créer et dont il est désormais reconnu qu'ils constituent un problème. Ni discours critico-normatif, ni récit alternatif, l'ouvrage s'appuie sur une relecture de trente ans d'actions en faveur de la métropolisation pour examiner non pas ce qui devrait changer mais ce qui est en train de changer pour répondre aux problèmes des espaces métropolisés. Il défend que l'action publique métropolitaine, l'agir métropolitain, se (re)construisent dans et à partir des pratiques opérationnelles, rendant visibles les innovations en cours mais aussi les difficultés à surmonter pour agir. L'ouvrage explore ce moment de bifurcation en se focalisant sur les enjeux qui ont été au coeur du développement des métropoles et qui sont requestionnés : l'emploi, le cadre de vie, l'immobilier d'entreprise et le développement économique. La bifurcation qui se dessine revient à opérer un déplacement considérable de regard, d'objectifs, de pratiques planificatrices et opérationnelles, un déplacement aussi dans la qualification des activités et emplois stratégiques ou encore de ce qui fait qualité du cadre de vie.
Résumé : "Je m'appelle Hana, Hana Thierry. Dit comme ça, on ne sait pas trop d'où je viens. Hana, ça fait prénom du monde, universel, un truc sans origine et facile à prononcer. [... ] Thierry, c'est bien français, pas besoin de m'expliquer. Au collège, on m'appelle même Hana Babtou. Mon nom est bien blanc, mais moi je suis brune, j'ai le cheveu frisé, crépu même. Le teint basané. Une Arabe, quoi. Ni mon prénom ni mon nom ne le gommeront". Née d'un couple franco-marocain, Hana, qui a grandi dans une banlieue plutôt favorisée, au sein d'une famille de classe moyenne, éduquée, laïque, se retrouve au collège dans la ville d'à côté, au coeur du quartier des Hirondelles. Un collège de REP+, dans lequel elle découvre la misère, les drames de l'exil, les élèves indisciplinés, la prégnance de la religion, mais où, surtout, elle découvre des amis formidables, des histoires de vie incroyables, une énergie communicative, des profs engagés et passionnants. Où, en définitive, elle ouvre les yeux sur le monde. Et dans cet entre-deux où Hana navigue, entre le Maroc et la France, entre son nom et son apparence, entre la culture de sa famille et celle de son collège, entre ce que les gens projettent sur elle et ce qu'elle est au fond, Hana découvre l'espace exact pour devenir une jeune fille épanouie.
Derrière la rhétorique et l'idéologie du changement en urbanisme, omniprésentes, qu'apprend-on des pratiques effectives ? L'ouvrage répond en questionnant acteurs et instruments du changement ainsi que les cadres théoriques et méthodologiques pour l'étudier. Est-il possible d'élaborer une théorie du changement en urbanisme ? Si les sciences humaines et sociales ont fait du changement une préoccupation déjà ancienne, sa théorisation reste un chantier ouvert en urbanisme. A l'heure d'une rhétorique enchantée sur l'innovation et de l'inflation des discours de renouveau, l'objectif est de questionner la dimension polysémique et idéologique du changement et d'apporter des éclairages aux défis théoriques et méthodologiques que pose l'étude du changement en urbanisme. Dans cette perspective, l'ouvrage assume une définition ouverte du changement et s'appuie sur des études de cas pour aborder le changement en pratiques. Il met en évidence le fait que les acteurs du changement ne sont pas toujours ceux qui s'en réclament, le caractère ouvert des instruments du changement, sa dynamique structurée par une dialectique irréductible entre rupture et continuité, entre innovations et permanences. L'ouvrage apporte ainsi une contribution singulière à la recherche sur le changement en urbanisme ; il intéressera aussi les étudiants des filières en urbanisme et aménagement autant que les professionnels de l'urbanisme confrontés à la conduite du changement.
Les initiatives associant artistes et professionnels de l'urbanisme se multiplient et reçoivent un écho très favorable. Cet ouvrage étudie ce phénomène qui, pour être fortement valorisé, reste mal connu. Il explore cinq expérimentations intégrant artistes, professionnels de l'urbanisme et usagers dans une démarche de réflexion sur l'espace urbain et examine ces nouvelles formes de collaborations, leurs objectifs, les activités et les méthodes déployées, leurs effets. A partir d'observations, d'entretiens et d'outils puisés dans le champ de l'urbanisme et de la sociologie (sociologie des organisations et de l'action et sociologie de l'art pour l'essentiel), l'ouvrage questionne autant l'approche de l'espace urbain par les artistes que les relations sociales à l'oeuvre dans la rencontre entre mondes de l'art et de l'urbain. L'ouvrage révèle l'importance accordée par les artistes au terrain et à la subjectivité dans l'appréhension de l'espace, il éclaire leur rôle perturbateur qui décadre le professionnel de l'urbanisme de ses pratiques habituelles et qui positionne les usagers dans un rôle actif. Ces expérimentations redéfinissent un cadre d'intervention et proposent de nouvelles formes de relations entre ces acteurs mais elles soulignent aussi une tension entre les attendus artistiques et les finalités opérationnelles des urbanistes. Enfin, les auteurs montrent à travers la notion "d'entrepreneurs de méthodes" comment, dans un contexte de montée en puissance de l'approche sensible, d'un recentrage sur l'individu et d'un questionnement sur les outils urbanistiques se tisse un réseau composé de professionnels de l'art et de l'urbanisme favorables à la promotion de ces recompositions dans les pratiques de l'urbanisme.
La parution en 2001 du " Manifeste Agile " a consacré le déploiement des méthodes " agiles " dans le monde informatique. Mais exigeantes dans leur mise en oeuvre, ces méthodes recouvrent souvent dans les faits un ensemble de pratiques assez éloignées de leurs bases théoriques. Cet ouvrage est donc l'occasion de repréciser les fondements théoriques des méthodes agiles et de rendre compte des retours d'expérience en entreprise. II s'adresse à un public large. Les chercheurs y trouveront une revue de la littérature rassemblant les principaux travaux de recherche relatifs à ces méthodes. Les praticiens débutants y verront une présentation didactique des fondements de plusieurs méthodes agiles : Scrum, Extreme Programming et Développement Lean. Les praticiens confirmés pourront bénéficier de retours d'expériences inédits sur la mise en oeuvre des méthodes agiles dans des contextes d'entreprise spécifiques.
Entre 2012 et 2019, Baptiste Coulmont et Pierre Mercklé ont tenu une chronique régulière dans le journal Le Monde. Au coeur de leur démarche : rendre compte de la sociologie telle quelle se fait aujourd'hui. Dans le foisonnement des enquêtes, ils ont choisi les plus instructives. Celles qui nous expliquent pourquoi les top-modèles ne sourient pas, quelles sont les bonnes raisons de croire au Père Noël, comment contourner l'impôt sur la fortune, ou si la participation des hommes aux tâches ménagères est un facteur de divorce. Celles qui nous montrent comment les sociologues travaillent, avec des enquêtés qui meurent, qui mentent ou qui s'insultent. Celles qui nous rappellent que nous n'avons tous ni les mêmes ressources, ni les mêmes désirs. Rassemblées pour la première fois dans cet ouvrage, ces chroniques sociologiques traversent une décennie d'enquêtes, de grandes questions sociales et de petites énigmes sociologiques. Elles nous rappellent qu'il faut de tout pour faire le monde social tel qu'il est. Et elles montrent comment les sciences sociales peuvent aider, avec les armes et les outils de l'enquête, à mieux comprendre la société, dans toute sa diversité et toute sa complexité.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.