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Des luttes indiennes au rêve américain. Migrations des jeunes zapatistes aux Etats-Unis
Aquino Moreschi Alejandra ; Hocquenghem Joani ; Le
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753528505
1er janvier 1994. Au moment où l'Accord de libre-échange nord-américain entre en vigueur et que son avènement est célébré dans le palais présidentiel à Mexico, des milliers de paysans mayas se soulèvent dans le Sud-Est du Mexique, avant de renoncer très vite à la confrontation armée. Le mouvement zapatiste apparaît alors comme une alternative tant au capitalisme néolibéral qu'au schéma révolutionnaire basé sur le modèle de la guérilla hérité des années 1960-1970. Dix ans plus tard, l'organisation et les communautés zapatistes doivent faire face à un phénomène qui depuis longtemps déjà frappe le reste des Etats du Mexique : l'émigration aux Etats-Unis. Pourquoi les militants zapatistes décident-ils d'émigrer après s'être autant investis dans la lutte pour les droits des Indiens et pour l'autonomie économique et politique ? Comment négocient-ils leur départ avec le mouvement et leurs communautés ? Quel sens donnent-ils à leur migration ? Quelles trajectoires suivent les jeunes aux Etats-Unis ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles cherche à répondre cet ouvrage. Fruit d'une recherche menée entre le Chiapas et les Etats-Unis, produit d'une observation participante réalisée durant 18 mois auprès de jeunes, ce livre constitue une réflexion novatrice sur les rapports entre migration et mobilisations collectives, entre mobilité et résistances. Il privilégie l'étude de la subjectivité de ces jeunes migrants indiens qui quittent leur communauté et, une fois la frontière franchie, font l'expérience de l'"illégalité" du racisme et de l'exploitation de leur force de travail au sein de secteurs d'emploi dégradés tels le nettoyage, la restauration, l'agriculture...
Si les chroniques de langage ont joué un rôle majeur dans les discours sur la langue au XX e siècle, ce genre y occupe encore une place centrale aujourd'hui. Particulièrement propices à l'analyse des idéologies langagières, elles sus- citent l'intérêt des scientifiques et sont un lieu d'interrogation privilégié de la sociolinguistique. Toutefois, à l'exception du Québec, on dénombre peu d'études consacrées à ce genre dans la francophonie. Pour combler ce manque, ce volume regroupe des analyses qui portent sur trois régions dites 'périphériques' : l'Acadie, la Suisse romande et la Belgique. Parallèlement, pour la première fois, y sont aussi rassemblées les voix de chroniqueuses et de chroniqueurs qui partagent leur vision de la langue, leurs motivations et leurs méthodes de travail. Enfin, l'article d'ouverture offre un état des lieux de la recherche scientifique sur les chroniques de langage et propose un trait d'union entre les témoignages directs et les analyses sociolinguistiques.
En l'absence de traitements médicaux pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et de syndromes apparentés, une multitude de solutions non-médicamenteuses ont été développées ces dernières années. Parmi ces solutions figurent les interventions psychosociales. Leur objectif : améliorer la qualité de vie, le fonctionnement psychologique et social, et préserver les capacités. Ces interventions occupent une place importante dans l'accompagnement du quotidien des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et de troubles apparentés. Elles sont des outils indispensables aux professionnels, mais elles ne sont pas toujours bien connues, ni comprises des acteurs de terrain. Au-delà des clivages entre les sphères cliniques et professionnelles, cet ouvrage adopte un angle de vue expérientiel pour décrire la maladie d'Alzheimer et les conditions de vie dans les dispositifs d'accueil et d'hébergement. Il rappelle les fondements neurobiologiques de la maladie et dresse un panorama des approches et des interventions psychosociales, ainsi que les conditions nécessaires à leur mise en oeuvre. Evaluation clinique et scientifique, et enjeux pratiques sont également abordés. Un ouvrage utile pour tout clinicien, pour aider au développement de ces interventions du point vue de la recherche, de la pratique clinique et des politiques de santé publique.
Vous parlez bien le français pour des Suisses ! " Le français est la langue maternelle d'une part importante de la population suisse depuis une époque récente, contrairement à ce que l'on pense parfois en dehors de nos frontières. En effet, jusqu'au XIXe siècle, la langue quotidienne des Romand.e.s est le patois. Le français, importé dans le territoire dès la fin du Moyen Age, est également présent et gagne progressivement du terrain jusqu'à devenir dominant dans tous les cantons romands. Cet ouvrage richement illustré met en lumière le patrimoine linguistique de la Suisse romande. Il retrace l'histoire des langues qui ont été parlées et écrites par les Romand.e.s, du Moyen Age jusqu'à nos jours, et montre comment au fil du temps, le français a remplacé les langues locales. Pour chaque période, le lecteur découvrira la place et le rôle des langues en présence - latin, patois et français - ainsi que les événements, les personnages et les textes déterminants de cette histoire. Une documentation abondante ainsi que de nombreux encadrés proposant des éclairages plus spécifiques, notamment sur des noms de lieux et de familles romands, jalonnent le texte.
Nico est un adolescent de quinze ans à qui la chance n'a pas toujours souri. Orphelin, dans une famille adoptive cruelle, il trouvera cependant une échappatoire à travers un collier très étrange. Suite à un voyage interdimensionnel, il devra faire face à de nombreux obstacles et survivre dans un monde inconnu où magie et histoire ancienne régissent. Pour cela, il faudra qu'il s'entoure de compagnons de confiance. En apprendra-t-il plus sur ses origines ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.