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Enfances & psy N° 49, Décembre 2010 : Emotions : leurs devenirs dans la rencontre
Apter Gisèle ; Mellier Denis ; Saint-Cast Alexandr
ERES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782749213408
Comment intégrons-nous les émotions dans notre pratique clinique ? Comment les écouter sans qu'elles nous débordent ? Comment y faire face sans les occulter ? Quelle place ont-elles dans le développement du tout-petit, de l'enfant, de l'adolescent ? Quels sont les ressorts profonds de leur émergence et de leur métamorphose ? Comme reconnaître la souffrance ? Comment le corps par ses manifestations toniques et émotionnelles peut-il nous renseigner sur l'état de nos patients, leurs malaises ou leurs mieux-être ? Comment l'art et le plaisir esthétique peuvent-ils prendre sens dans les soins à médiation ? Comment reconnaître le sens de différentes formes émotionnelles : les émotions primaires qui codent socialement nos échanges, les émotions esthétiques qui au contraire s'accordent subtilement aux variations des sensations, les émois qui signent explicitement un trouble pour le sujet et s'opposent ainsi à l'état plus étendu et diffus de l'humeur, comme au sentiment qui s'organise autour d'une représentation plus cognitive ? Entre l'approche psychanalytique classique où l'affect est envisagé comme un composant de la pulsion, et les travaux plus actuels de la psychosomatique et de la psychologie du développement, ce numéro envisage les répercutions directes de ces interrogations sur la pratique thérapeutique et invite à inclure les dimensions spécifiques du corps, de la pensée et du plaisir pour comprendre comment, dés la prévention il est question déjà du soin.
Résumé : A l'heure où les échanges culturels sont véhiculés par un anglais standardisé, même si d'autres langues de portée mondiale commencent à modifier l'équilibre des forces dans la production de la culture, Emily Apter mène une réflexion sur les zones de traduction. Traduire, est-ce perpétuer ou effacer la mémoire culturelle ? Tout est-il traduisible ? A travers une grande variété de champs - de l'"invention" de la littérature comparée par Leo Spitzer et Erich Auerbach à la situation de la littérature algérienne après l'Indépendance, et du rôle politique crucial de la traduction après le 11-Septembre à la fabrique des langues (pidgins, créoles) -, son questionnement est ouvert aux littératures du monde entier. Elle ne traite pas de la seule discipline littéraire, mais des rapports entre les langues. Une nouvelle littérature comparée se dessine ici, celle dont nous avons besoin pour préserver l'"intraduisible" sans renoncer à mettre en relation. Penser la traduction, c'est faire une politique du vivre ensemble. Emily Apter est professeur à la New York University dans les départements de Français et de Littérature comparée. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hélène Quiniou
Résumé : Chaque parent aimerait avoir le pouvoir d'insuffler la confiance en soi à son enfant, et s'inquiète lorsque celui-ci semble en manquer. La confiance en soi est déterminante pour un enfant, avant tout bien sûr pour se sentir bien à l'école, parmi ses pairs et ses enseignants, ainsi que face aux apprentissages. Comment apprendre en classe, progresser, si l'on n'est pas certain d'en être capable, si l'on rencontre des difficultés ? Le manque de confiance en soi induit un cercle vicieux qui impacte tout le processus d'apprentissage scolaire. La confiance en soi est encore déterminante lorsqu'il s'agit de trouver sa place dans un groupe, dès la petite enfance, en allant vers les autres et en étant en mesure de se faire des amis. Elle est vitale enfin, lorsqu'il s'agit d'être capable de se défendre des attaques de ses pairs, de résister à la pression exercée par certains ou le groupe en général. Dans cet ouvrage, à travers 50 clés (des Eclairages pour comprendre, des Conseils pour changer de point de vue et des Activités pour mettre en oeuvre la réflexion), les auteurs expliquent les mécanismes de la confiance en soi et toutes les bonnes pratiques à mettre en place au quotidien.
Nancy Jean-Luc ; Apter Emily S. ; Cahen Didier ; D
Bernard Stiegler écrit : "Ce que j'aime, je l'aime sans limites, sans condition : je ne peux l'aimer que de manière (fantasmatiquement) illimitée. Ce que j'aime et ceux que j'aime, vous, c'est-à-dire nous en tant que nous sommes susceptibles de former un nous, tout cela je l'aime et je les aime et je vous aime infiniment [...] faute de quoi il n'y a pas de nous possible." Ici sont rassemblés douze témoignages d'amitié, sans aucune exhaustivité ni exclusivité, sans brevets de compétence ni d'expertise. Non pas des travaux sur l'oeuvre mais des réponses à celui qui intitulait une conférence : Veux-tu être mon ami ? parce que cette question signifiait pour lui le début de ce qu'il nommait "l'avenir du nous."
Brisons le tabou de la mère toujours aimante ! L’autrice, ayant eu elle-même une mère toxique, nous dévoile le fruit de ses recherches en la matière : les profils de la mère toxique, les conséquences à court et à long terme sur sa fille, les dynamiques familiales, comment se reconstruire… Il s’agit ici d’un livre complet et introspectif sur un phénomène encore peu connu, mais pourtant récurrent. Une lecture riche et idéale pour se libérer du passé !
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Mellier Denis ; Bompard Vincent ; Colas Nathalie ;
Comment l'observation du bébé peut-elle devenir un outil pour les professionnels de la petite enfance? Comment peut-elle être une aide pour accueillir un bébé et prendre soin de lui? Cet ouvrage montre que la valeur de l'observation résulte surtout du travail que les équipes peuvent réaliser à cette occasion pour percevoir toute la complexité de la vie psychique. Les travaux d'Esther Bick et ceux d'Emmi Pikler (Loczy) trouvent ici un prolongement pratique pour les lieux d'accueil des bébés et de leurs parents. Sous certaines conditions, le dispositif de l'observation permet d'instaurer une véritable médiation pour percevoir, recevoir, contenir et penser tout l'impact de la vie émotionnelle du bébé dans son environnement, et garder ainsi vivante l'attention à son égard. Biographie de l'auteur Denis Mellier, psychologue clinicien (Lyon), professeur de psychologie clinique et psychopathologie, université de Franche-Comté.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.