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Clandestinités urbaines. Les citadins et les territoires du secret (XVIe-XXe)
Aprile Sylvie ; Retaillaud-Bajac Emmanuelle ; Béro
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753506992
Si la discipline historique a déjà largement appréhendé le fait clandestin dans ses multiples composantes (origines, acteurs, esthétique, répression...), elle a plus rarement cherché à l'analyser dans le cadre d'un espace spécifique. Le colloque international "Clandestinités urbaines", qui s'est tenu à l'université François-Rabelais de Tours les 20 au 21 janvier 2006, s'est précisément donné pour ambition, à partir des approches croisées de l'histoire, de la littérature ou de la sociologie, d'aborder les pratiques clandestines dans leur dimension urbaine, avec la volonté d'en repérer les ressorts et les règles, les géographies et les itinéraires, les failles et les vulnérabilités. Les auteurs ont (l'abord cherché à décliner différentes formes de pratiques qui, du commerce clandestin au cryptojudaïsme, en passant par l'usage de stupéfiants ou la contrefaçon de livre, posent l'enjeu du rapport entre clandestinité et illégalité. Cette première réflexion s'est prolongée dans l'évocation de figures ou de groupes particuliers qui, à une échelle plus fine, incarnent les stratégies d'évitement et de survie des différents acteurs concernés, ainsi que le type de ressources spécifiques au monde urbain. Dans un troisième temps, il s'agissait de mieux faire ressortir les formes ou les logiques de cette géographie clandestine, ainsi que la vigueur de ses transformations - très sensible par exemple dans les assauts de la ville haussmanienne contre l'habitat précaire, ou dans le Paris de l'homosexualité au XXe siècle. L'étude des répressions faisait enfin apparaître l'ambivalence des évolutions du monde urbain contemporain, à la fois plus dense, plus ramifié, plus incontrôlable, mais aussi de mieux en mieux quadrillé et surveillé. A travers l'étude des clandestinités urbaines, c'est donc toute la question du rapport entre les individus, les groupes sociaux et les pouvoirs, qui se trouve posée, la ville formant par excellence, de l'époque moderne à nos jours, le laboratoire des libertés individuelles mais aussi le creuset des déviances et le terrain d'expérimentation privilégié de certaines techniques du contrôle social.
Les années 1848-1870 ont été marquées, pour les Français, par une nouveauté politique considérable et définitive : la reconnaissance de leur droit de vote grâce à l'adoption du suffrage universel, encore restreint toutefois aux hommes. La Deuxième République (1848-1861) et le Second Empire (1852-1870) restent pourtant, à bien des égards, des régimes méconnus et critiqués. Au premier, on a vite et pour longtemps reproché les bons sentiments du début, la modération de ses dirigeants et représentants, puis leur incapacité à s'opposer à l'appétit de pouvoir du Prince-Président et à la fatalité du coup d'Etat bonapartiste. Quant au Second Empire, même réhabilité par la prospérité économique qui l'environne, il reste autoritaire et immoral, marqué par la personnalité ambiguë de Napoléon III et le désastre de Sedan. Pourtant ces années sont infiniment plus riches qu'il n'y paraît. Certes, la France expérimente à nouveau des systèmes politiques déjà esquissés ou institués : exécutif collégial, assemblée unique, appel au peuple et élections nationales et locales mais elle tente aussi d'adosser la démocratie au changement social, à la province et non plus seulement à Paris, et de penser d'autres modes de représentation. Car rien n'est encore définitivement joué et la victoire de la forme républicaine n'est même pas encore assurée comme le montre la longue période du pouvoir impérial. A la lancinante question demeurée sans réponse - la Révolution est-elle achevée ? - se substituent de multiples interrogations sur la légitimité de la violence révolutionnaire, la république sociale, sur le libéralisme à la française, questions que ce livre se propose de restituer à travers les événements, les hommes célèbres et aussi les " sans nom " qui ont fait " la petite république et le petit empire ".
Ce livre qui ouvre la période contemporaine s'attache à faire revivre un bref XIXe siècle, aujourd'hui bien oublié. De ces quelque 55 années qui séparent la Révolution française et l'Empire de la Troisième République, régime qui s'impose désormais, c'est la littérature et plus généralement la culture qui nous restent en mémoire. Les noms de Balzac. Chateaubriand, Hugo, Degas, Offenbach ou Haussmann sont plus familiers que ceux de Villèle, Ledru-Rollin, Persigny, Bertin, Pereire, quelques exemples parmi tant d'autres de ces hommes politiques ou de ces élites de la nouvelle société qui se met alors en place. Ce siècle est aussi celui des anonymes, hommes et femmes, siècle de l'émergence non plus menaçante de la foule mais des votants, des agents de l'Etat, des consommateurs et des employés. Bourgeois et ouvriers, avocats et épiciers se côtoient dans un monde de plus en plus urbain qui contemple encore avec sidération l'événement passé qu'est la Révolution et dont tous perçoivent l'inachèvement, l'incomplétude. L'ambition de cet ouvrage est de faire partager à travers le récit, les images et les problématiques de l'Atelier de l'historien, tout à la fois ce foisonnement et la façon dont se fabrique aujourd'hui l'histoire du XIXe siècle français. Il a également semblé nécessaire de mettre en question les grandes inflexions et ruptures traditionnelles qui séparent le premier et le second XIXe siècle, les césures de la monarchie parlementaire, la libéralisation du Second Empire. Ainsi, comment comprendre que la liberté, de tous les acquis de la Révolution le mieux ancré dans la société, ne s'impose pas comme le soubassement politique majeur des régimes qui se succèdent et donc n'étanche pas une soif de démocratie, déclencheur de deux nouvelles révolutions? Tout cela est souvent considéré comme constitutif de "l'exception française". La France est bien cependant connectée à un monde où l'expansion de la colonisation, les rivalités entre puissances, les enjeux économiques tissent une histoire globale qu'on doit affranchir du regard franco-français.
Les mots de l'immigration sont aussi ceux de l'exil, de l'accueil ou de l'exclusion. Ils ont traversé notre histoire et s'inscrivent aujourd'hui de façon brûlante dans notre société. Ils sont ici recensés dans leur diversité et analysés à la lumière de questionnements décisifs.
Ce livre qui ouvre la période contemporaine s'attache à faire revivre un bref XIXe siècle, aujourd'hui bien oublié. Des décennies qui séparent l'Empire de la Troisième République, régime qui s'impose désormais, restent les grands noms des écrivains ou des peintres. Ce XIXe siècle est pourtant aussi celui des anonymes, hommes et femmes, siècle de l'émergence des votants, des agents de l'Etat, des consommateurs et des employés. Bourgeois et ouvriers, avocats et épiciers se côtoient dans un monde de plus en plus urbain qui contemple encore avec sidération l'événement passé qu'est la Révolution et dont tous perçoivent l'inachèvement. L'ambition de cet ouvrage est de faire partager à travers le récit, les images tout à la fois ce foisonnement et la façon dont se fabrique aujourd'hui l'histoire du XIXe siècle français. La France qui nous intéresse ici n'est pas isolée, elle est connectée à un monde où l'expansion de la colonisation, les rivalités entre puissances, les enjeux économiques tissent une histoire globale qu'on doit affranchir du regard franco-français.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.