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Slow. Désir et désillusion
Apprill Christophe
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782343231563
Le slow apparaît à Chicago à la fin des années 1950 sur le plateau d'une émission de télévision. Avec le twist, il est l'un des marqueurs festifs de l'époque Yéyé. Des surprises-parties aux boums, sa gestuaire incontournable rythme l'éveil sensuel et sexuel des boomers. Il devient l'emblème d'une jeunesse allègre, consciente de son existence en tant que groupe influent. Mais, au tournant du siècle, le désamour l'étreint. Sans justification autre que l'établissement d'une relation sensuelle, cette non-danse est devenue une étrangeté dans une époque où l'impératif pragmatique domine. Qu'est devenu le slow ? Sa fonction de rencontre est-elle détrônée par les applications numériques ? Est-il concurrencé par d'autres danses collées-serrées plus attractives ? La banalisation du sexe le rend-il caduc ? Même à moitié mort, le slow reste un révélateur d'enjeux liés au désir de se rencontrer, de s'enlacer et de se toucher, comme un moment pour éprouver l'expérience d'un plaisir au résultat incertain.
Le tango désigne depuis plus d'un siècle une danse dont on a pu dire qu'elle est une pensée triste, ou une simple marche, mais qui fait se mouvoir des êtres enlacés, strictement habillés ou allant nu-pieds. Apparue à la fin du XIXe siècle, la danse tango fut très tôt placée sous le signe du voyage. Son destin est frappé d'un paradoxe : nomade, non verbale, favorisant l'échange et l'échangisme, elle demeure associée dans l'esprit du plus grand nombre à ses terres originelles. Vers les rives du Rio de la Plata, on se presse du monde entier pour éprouver ses pas ensorcelants et pour humer l'air nocturne des milongas. Après une immersion dans les yeux noirs du tango, certains abandonnent les oripeaux de leur ancienne existence pour s'en inventer une nouvelle.
Le Groupe de travail de psychothérapie et de sociothérapie institutionnelles (GTPSI) rassemble quelques acteurs majeurs de la psychiatrie, liés à l'hôpital de Saint-Alban et à la clinique de La Borde, hauts lieux de la psychothérapie institutionnelle. S'y retrouvent deux à trois fois par an, de 1960 à 1966, Jean Ayme, Hélène Chaigneau, Roger Gentis, Félix Guattari, Nicole Guillet, Josée Manenti, Ginette Michaud, Jean Oury, Gisela Pankow, Jean-Claude Polack, Claude Poncin, Yves Racine, Philippe Rappard, Jacques Schotte, Horace Torrubia, François Tosquelles et quelques autres - tous engagés dans la transformation du système asilaire. Lieu d'une pensée collective aux prises avec l'inconscient et la psychose, le GTPSI se distingue d'une simple société savante par une remise en cause permanente de chacun de ses membres, par la volonté affichée "de ne pas s'en laisser passer une". A la recherche d'une cohérence théorique et clinique, ces praticiens ont choisi de récuser toute position du psychiatre qui tendrait à l'évitement de la folie. En retraçant l'histoire de cette avant-garde et en donnant à lire l'essentiel des analyses et discussions qui l'ont constituée, ce livre met au jour un moment et des travaux inédits qui restent d'une importance majeure pour nourrir la réflexion psychiatrique contemporaine.
Contrairement aux danses classique, jazz et contemporaine, les danses du monde et les danses traditionnelles ne disposent pas d'un cadre législatif qui réglemente leur enseignement. Pourtant, ces danses sont massivement pratiquées en France dans un espace social qui mêle tradition, revivalisme et créativité. Se pose alors la question de savoir dans quels cadres et dans quelles conditions se déroulent les cours ? Quels sont les profils et les parcours des professeurs ? Quelle est leur aspiration à se professionnaliser ? Comment appréhendent-ils la question des risques liés à la pratique chorégraphique ? Comment se positionnent-ils par rapport à l'idée d'une réglementation de leur danse ? En dressant un état des lieux inédit des cours de ces danses en France, ce livre apporte un certain nombre de réponses à ces questions. Mais cette vaste enquête aborde aussi les dimensions sociales, territoriales et culturelles que pose la question de la transmission à ces différents milieux de danse. En mêlant l'approche quantitative du sociologue et l'approche qualitative de l'anthropologue, cette recherche interroge également les enjeux symboliques et institutionnels qui pèsent sur ces univers chorégraphiques en donnant au lecteur des éléments de compréhension des formes et des référencements des danses au prisme de l'enseignement.
La collection "petite philosophie du voyage" invite Christophe Apprill, danseur et sociologue, à déclarer son amour du tango, dont le pouvoir de séduction s'étend bien au-delà de l'Argentine. Entre abandon et maîtrise, dans la ferveur (les émotions partagées, des couples s'enlacent, virevoltent et célèbrent une véritable communion des sens.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.