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Les guerres civiles à Rome. Tome 2
APPIEN/TORRENS
BELLES LETTRES
31,01 €
Épuisé
EAN :9782251339238
De 66 à 44 avant J. -C., les crises à Rome se succèdent et s'aggravent : conjuration de Catilina, premier triumvirat, où trois "seigneurs de la guerre", Pompée, César et Crassus de partagent l'état romain affrontements des bandes armées de Clodius et de Milon dans les rues de Rome, puis montée de la rivalité entre les deux anciens comparses, César et Pompée. Enfin, en 49, le conflit entre les deux généraux embrase le monde méditerranéen tout entier, et César doit le parcourir d'un bout à l'autre pour venir à bout de Pompée et de ses partisans. A peine a-t-il établi son pouvoir sur Rome que ses ambitions royales provoquent un sursaut républicain jusque chez ses propres amis : lui aussi tombe sous les coups des meurtriers, qui se laissent voler leur victoire par les césariens Antoine et Lépide. Octave apparaît, qui va bientôt brouiller le jeu... L'historien grec du second siècle après J. -C., Appien d'Alexandrie, se montre fasciné par le spectacle de ces passions politiques déchaînées, par cette scène perpétuellement changeante sur laquelle défilent des acteurs illustres et consommés, dans toutes sortes de rôles : César l'audacieux, Pompée le rusé, puis le désemparé, Cicéron le vaniteux, Clodius l'impétueux, Caton le vertueux, Antoine le débrouillard, Lépide le maladroit... Le destin se joue de tous les héros et leur réserve une grande diversité de fins tragiques auxquelles se mêlent des épisodes grotesques.
Résumé : Le récit se divise en deux grandes parties. La première couvre la période allant des lendemains de Philippes jusqu'à la conclusion de la paix de Baïes (novembre 42-39 avant J-C). Ces années furent marquées par la guerre de Pérouse, qui opposa le jeune César à Lucius Antonius, frère d'Antoine (II, 4 - LXXVI, 324). La seconde période, allant de la rupture de cette paix jusqu'à la mort de Sextus Pompée (39-35 avant J-C), est centrée sur la guerre de Sicile, qui opposa César au dernier fils du Grand Pompée (LXXVII, 325 - CXLIV, 600). Dans une conclusion tout aussi brève (CXLV, 602), Appien rappelle que les guerres menées ensuite par le jeune César en Illyrie avaient été traitées séparément dans le livre Illyrien, appendice du Livre Macédonien. Le Livre V étant le dernier de la série des Guerres Civiles, Appien prend soin d'avertir son lecteur de l'approche du dénouement. La bataille d'Actium est annoncée à plusieurs reprises. Ainsi, à la fin de la guerre de Sicile, les ambassadeurs de Sextus Pompée conseillent à Antoine d'accepter les services du vaincu, en faisant valoir qu'il disposera ainsi d'un "parti suffisamment puissant pour la guerre à venir, laquelle était imminente". Négociant avec Furnius les conditions de sa reddition, Pompée expliquait lui-même que, si Antoine faisait l'erreur de le combattre, c'était qu'il "ne prévoyait pas la guerre qui le menaçait". Dès la préface, Appien suggérait d'ailleurs les conséquences désastreuses de la rupture en qualifiant de fatale la passion d'Antoine pour Cléopâtre. Par de telles prolepses, le livre V annonce et prépare les Egyptiaques, livres perdus dans lesquels étaient relatées les opérations qui avaient abouti à la réduction de l'Egypte en province romaine et à l'instauration de la monarchie. L'ensemble du livre V est placé sous le signe du Destin. Maintenu dans l'attente du combat final entre César et Antoine, le lecteur voit les triumvirs conclure entre eux des accords éphémères et assiste à l'agitation inutile de personnages en sursis. Pour Appien, l'Histoire est un processus linéaire dans lequel les événements s'enchaînent et s'orientent vers un résultat prédéterminé par le Destin : le retour de la monarchie, annoncé par les devins étrusques dès l'époque de Sylla, approche enfin et le jeune César, quoi qu'il fasse, en sera l'instrument, la fin concomitante de la monarchie des Lagides, la dernière héritière d'Alexandre, confirmant sans doute que l'Empire du monde était définitivement passé des Macédoniens aux Romains. Ancienne élève de Paul Goukowsky, éditeur de sept tomes de l'Histoire romaine publiés à dans la CUF, Maud Etienne-Duplessis est membre de l'équipe de recherches Hiscant-Ma (Histoires et cultures de l'Antiquité et du Moyen Age) de l'université Nancy-II.
César est mort assassiné, mais la république romaine est blessée, elle ne parvient pas à guérir des maux qui la gangrènent: la lutte pour s'arracher ses riches dépouilles reprend de plus belle. Antoine se montre l'homme fort du printemps 44: il écarte en douceur les meurtriers de César, écrase brutalement les césariens extrémistes de la plèbe romaine, amadoue le sénat et flatte les militaires. Mais Octave arrive à Rome et bouleverse la donne: César a fait de lui l'héritier de son nom et de sa fortune, et ce jeune homme de dix-huit ans exploite ces avantages pour conquérir le soutien de la plèbe romaine, désireuse de venger le dictateur. Il réussit en quelques mois à ébranler la suprématie d'Antoine. C'est alors que le sénat, entraîné par Cicéron, se laisse tenter par un coup audacieux: s'allier avec le jeune héritier de César pour éliminer Antoine. Mais il perd la partie au moment où il pense l'avoir gagnée: après la victoire sur Antoine, le petit jeune homme que le sénat croyait manipuler à sa guise devient le principal acteur de son ultime et pitoyable déroute. Le sénat mis au pas, Octave ne peut que se réconcilier provisoirement avec les autres chefs césariens pour éliminer leurs ennemis communs à Rome puis en Orient, où Brutus et Cassius ont rassemblé des forces considérables. Appien est le seul historien antique à relater de façon aussi détaillée les événements complexes de cette année décisive, dans un récit à la fois concis et vivant suggérant une vision synthétique claire - et, en cela même, parfois discutable - des derniers mois de la République Romaine.
Résumé : L'auteur rapporte toutes les péripéties de la guerre menée sur le territoire italien par le général carthaginois jusqu'à son rappel en Afrique. La dernière période de la IIe guerre punique sera traitée dans le Livre Africain, dont l'édition est en préparation. Ce récit déjà tardif, rempli d'anecdotes, n'est certes pas une source de première importance pour les historiens modernes et en particulier pour les spécialistes de l'histoire militaire. Mais Appien, qui paraît s'inspirer d'annalistes latins perdus (dont Coelius Antipater), complète utilement Tite-Live et présente souvent des faits une version originale, différant sensiblement de ce que nous apprend le reste de la tradition.
Plus de soixante années de "séditions, rixes, querelles, meurtres, guerres" : de 133 à 70 avant J. -C. , l'histoire de Rome et de l'Italie est une grande épopée de bruit et de fureur qu'animent les grandes figures des Gracques, de Marius, Sylla, Pompée et Crassus. Guerres civiles, Guerre Sociale, révolte de Spartacus, tout concourt aux malheurs et pourtant l'Empire romain s'étend et Rome accroît sa puissance. Le livre I des Guerres Civiles, partie de l'Histoire Romaine d'Appien d'Alexandrie (né vers 90 ap. J. -C. et mort vers 160), est le seul récit continu de cette période, un récit tragique où les analyses économiques et politiques ont un écho étrangement moderne. Jean-Isaac Combes-Dounous (1758-1820), juriste de formation, fut député pendant le Directoire et sous le Consulat ; juge pendant l'Empire, il applaudit la Restauration, mais, de nouveau député pendant les Cent-Jours, il fut destitué de son siège de juge en 1816 avant de le retrouver en 1819. auteur par ailleurs d'un Essai historique sur Platon (1809), il est surtout connu comme traducteur d'auteurs grecs ou anglais. Catherine Voisin, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure, est agrégée de Lettres. Philippe Torrens, historien, prépare une thèse de doctorat sur Appien.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.