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L'orientalisme des voyageurs français au XVIIIe siècle : une iconographie de l'Orient méditerranéen
Apostolou Irini ; Moureau François
SUP
28,01 €
Épuisé
EAN :9782840506102
Du croquis à la peinture à l'huile, restées à l'état original ou diffusées par l'Intermédiaire de la gravure, seules ou en conjonction avec le récit viatique, les images du voyage en Orient véhiculent une image riche en contrastes et souvent ambivalente. Au siècle des Lumières, de l'Acropole et des Pyramides d'Egypte aux vestiges de l'Empire byzantin et aux prestiges de la Cour ottomane, il s'agit d'autant d'Images apparemment disparates, mais qui proposent un regard nouveau sur l'Orient méditerranéen. Source d'Inspiration et de réflexion pour les artistes et les architectes, les images viatiques, qui alimentèrent les débats artistiques de l'époque, sont un ensemble précieux et irremplaçable pour le géographe, l'historien, l'ethnologue et le littéraire. Dans une approche thématique de l'Orient méditerranéen, cet ouvrage traite successivement du paysage, de l'histoire naturelle, des vestiges antiques, de l'architecture moderne et des populations. Il s'attarde, en outre, sur les analogies, les divergences et la complémentarité des images viatiques françaises avec celles d'autres voyageurs notamment britanniques. Si l'iconographie viatique du XVIIIe siècle a repris et développé des stéréotypes existants, elle fut le témoignage d'un orientalisme précoce, original, coloré d'anciennes rêveries sur l'Orient des merveilles renouvelées par la civilisation ottomane et procurant aux restes de la Belle Antiquité le vernis de la nostalgie.
Bloch Béatrice ; Lampropoulos Apostolos ; Garcia P
Si les arts résonnent en écho les uns aux autres, cependant ils ne correspondent pas directement entre eux, ainsi que le remarque Jean-Luc Nancy dans les Muses (1993), et leurs réalisations sensorielles sont différentes. Dans ce cadre, le présent volume, écrit par des chercheurs de diverses disciplines, essaie de faire apparaître des liens entre les arts en passant par l'idée qu'une écriture et une forme propres à l'art, comme les réécritures du corps humain, infusent les arts musicaux, plastiques ou littéraires, et offrent des soubassements à ces rapports. La première partie du volume s'interroge sur les paradigmes esthétiques dans le temps (l'époque romantique est vue comme force d'une forme qui saisit aussi bien Brahms que Caspar David Friedrich) et fait l'hypothèse de germes de significations qui sont à la source d'oeuvres relevant d'arts divers (selon Simondon et Rastier). La seconde partie observe les liens entre plusieurs arts à partir du visuel, montrant que l'usage de la photographie et du dessin comme source du texte introduit une distance et un éclairage synthétique après coup : sont proposés des liens entre Virginia Woolf et la photographie, Susan Howe et le dessin, Rembrandt et Genet, une comparaison entre Visconti et Godard. La troisième partie s'intéresse aux modes d'écriture de la littérature et de la musique : comment Bach influence-t-il Nancy Huston ; comment la musique est-elle "tarabust" aux oreilles de Pascal Quignard ; comment Verdi et Wagner composent-ils avec le langage et le corps ? Elle se termine par une réflexion sur la musique contemporaine, conçue cette fois comme un parcours dessiné par chaque auditrice, autre forme d'écriture (avec l'exemple d'Elizabeth Anderson).
Doxiadis Apostolos ; Papadimitriou Christos ; Papa
Comment sont nées les mathématiques ? Qui sont ces philosophes qui ont se sont cassé la tête pour répondre à cette question ? Leur réflexion a-t-elle été nourrie par leurs tourments personnels et amoureux, par la guerre qui faisait rage ? Bertrand Russell et Ludwig Wittgenstein sont des noms qui vous disent quelque chose ? Cette BD très documentée, très accessible et tout à fait passionnante sur l'histoire de la logique et des mathématiques, mêlée à la vie de philosophes célèbres, traduite en près de 15 langues, est tout simplement un régal incontournable !
Engélibert Jean-Paul ; Lampropoulos Apostolos ; Po
La métaphore du débordement suggère à la fois une fonction de l'oeuvre littéraire ou artistique, voire une aptitude qui lui est inhérente, et une façon de rappeler ses limites ou de lui imposer un certain contour, de la mettre en contact avec le monde vers lequel elle déborde tout en la séparant de lui, ne serait-ce qu'artificiellement. Toutes sortes de "bords" peuvent aider à penser le monde des arts et ses ambivalences, à différents niveaux de réalité : l'artiste est pris entre la sensation que l'art "déborde", ne lui laissant aucun dehors saisir, et l'impérieuse nécessité où il se trouve de "déborder" lui-même ; le lecteur ou spectateur est pris dans des réseaux complexes de cercles savants plus ou moins conscients du vaste hors-champ constitué par tous ceux qui n'ont pas l'art dans leurs vies et n'ont aucune pensée de ses enjeux politiques ; diverses institutions, enfin, hiérarchisent et "bordent" les gestes critiques. Le présent volume interroge ces différents acteurs, dans le sillage de cheminements critiques familiers, émanant d'artistes comme l'écrivain Italo Calvino ou le plasticien Jorge Méndez Blake (dont une oeuvre illustre la couverture), ou de philosophes comme Jacques Derrida et Jacques Rancière. La première section, Traductions critiques : mots et figures du débordement, interroge le rapport entre langue et action et à travers lui les moyens de l'écrivain. La deuxième section, Gestes critiques : interprétation et performance, pose l'horizon d'une réception dans l'espace public du théâtre ou de la rue, aborde la question du débordement comme "confluence". La troisième section, Débordement dans le genre, propose une déclinaison de la notion de genre à travers les représentations des femmes au XVIIe siècle et le croisement des questions du genre, de la race et de la classe sociale dans les littératures du début du XXIe siècle. La dernière section, Au bord du contemporain, interroge spécifiquement la façon dont le récit contemporain travaille les cadres. L'ambition du volume n'est pas seulement de parler des débordements, d'en faire la liste ou d'en rappeler la diversité. Il montre que ce sont surtout des occasions de rencontres, des invitations à des assemblées publiques et à des croisements de corps et de voix.
Doxiadis Apostolos ; Papadimitriou Christos ; Papa
Une bande dessinée brillante qui met en scène un des plus grands philosophes du vingtième siècle Logicomix est incontournable pour quiconque s’intéresse de près ou de loin à la logique, à la philosophie, aux mathématiques, à l’histoire du Cercle de Vienne ou à la vie du grand philosophe et prix Nobel de littérature Bertrand Russell. Les auteurs font preuve de brio dans le développement d’un récit mêlant histoire et épistémologie dans une œuvre accessible à tous, qui ne pèche pour autant jamais par simplisme. Outre Russell, on y croise Wittgenstein, Bohr, Poincarré, Frege, Cantor, Turing, Gödel et bien d’autres personnages de premier plan de la philosophie des mathématiques. Il y est question de folie, de raison, de religion et de quête des fondements des mathématiques sur fond de guerres mondiales. Robin
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.