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Je reviens vous donner des nouvelles de moi
Apostolos V.J. ; Coeurdevey-Mangin Emmanuelle
DOURO
16,10 €
Épuisé
EAN :9782384062850
Pour revenir donner des nouvelles de soi à des lecteurs qui n'ont rien demandé, il faut être sacrément dérangé, me direz-vous. Ou alors, être follement épris de soi-même. Qui sait ? Et puis, pour revenir, il faut être parti. Autre incohérence ! Car je ne suis jamais vraiment parti. Ou alors si ! Je suis bien parti. Mais sans quitter véritablement ce lieu dont je me suis tout seul constitué prisonnier. Disons que je me suis évadé en revenant sur des petits moments de ma vie. Le temps était probablement venu de les extraire du brouillard de ma mémoire, d'en coucher quelques-uns sur le papier et de les partager avec vous. De toute façon, je ne vois pas avec qui d'autre que vous j'aurais pu me livrer avec autant de sincérité. Car ce sont de véritables confessions qui se trouvent dans ce petit recueil. Confessions à l'issue desquelles je compte bien d'ailleurs gagner mon absolution.
Bloch Béatrice ; Lampropoulos Apostolos ; Garcia P
Si les arts résonnent en écho les uns aux autres, cependant ils ne correspondent pas directement entre eux, ainsi que le remarque Jean-Luc Nancy dans les Muses (1993), et leurs réalisations sensorielles sont différentes. Dans ce cadre, le présent volume, écrit par des chercheurs de diverses disciplines, essaie de faire apparaître des liens entre les arts en passant par l'idée qu'une écriture et une forme propres à l'art, comme les réécritures du corps humain, infusent les arts musicaux, plastiques ou littéraires, et offrent des soubassements à ces rapports. La première partie du volume s'interroge sur les paradigmes esthétiques dans le temps (l'époque romantique est vue comme force d'une forme qui saisit aussi bien Brahms que Caspar David Friedrich) et fait l'hypothèse de germes de significations qui sont à la source d'oeuvres relevant d'arts divers (selon Simondon et Rastier). La seconde partie observe les liens entre plusieurs arts à partir du visuel, montrant que l'usage de la photographie et du dessin comme source du texte introduit une distance et un éclairage synthétique après coup : sont proposés des liens entre Virginia Woolf et la photographie, Susan Howe et le dessin, Rembrandt et Genet, une comparaison entre Visconti et Godard. La troisième partie s'intéresse aux modes d'écriture de la littérature et de la musique : comment Bach influence-t-il Nancy Huston ; comment la musique est-elle "tarabust" aux oreilles de Pascal Quignard ; comment Verdi et Wagner composent-ils avec le langage et le corps ? Elle se termine par une réflexion sur la musique contemporaine, conçue cette fois comme un parcours dessiné par chaque auditrice, autre forme d'écriture (avec l'exemple d'Elizabeth Anderson).
Engélibert Jean-Paul ; Lampropoulos Apostolos ; Po
La métaphore du débordement suggère à la fois une fonction de l'oeuvre littéraire ou artistique, voire une aptitude qui lui est inhérente, et une façon de rappeler ses limites ou de lui imposer un certain contour, de la mettre en contact avec le monde vers lequel elle déborde tout en la séparant de lui, ne serait-ce qu'artificiellement. Toutes sortes de "bords" peuvent aider à penser le monde des arts et ses ambivalences, à différents niveaux de réalité : l'artiste est pris entre la sensation que l'art "déborde", ne lui laissant aucun dehors saisir, et l'impérieuse nécessité où il se trouve de "déborder" lui-même ; le lecteur ou spectateur est pris dans des réseaux complexes de cercles savants plus ou moins conscients du vaste hors-champ constitué par tous ceux qui n'ont pas l'art dans leurs vies et n'ont aucune pensée de ses enjeux politiques ; diverses institutions, enfin, hiérarchisent et "bordent" les gestes critiques. Le présent volume interroge ces différents acteurs, dans le sillage de cheminements critiques familiers, émanant d'artistes comme l'écrivain Italo Calvino ou le plasticien Jorge Méndez Blake (dont une oeuvre illustre la couverture), ou de philosophes comme Jacques Derrida et Jacques Rancière. La première section, Traductions critiques : mots et figures du débordement, interroge le rapport entre langue et action et à travers lui les moyens de l'écrivain. La deuxième section, Gestes critiques : interprétation et performance, pose l'horizon d'une réception dans l'espace public du théâtre ou de la rue, aborde la question du débordement comme "confluence". La troisième section, Débordement dans le genre, propose une déclinaison de la notion de genre à travers les représentations des femmes au XVIIe siècle et le croisement des questions du genre, de la race et de la classe sociale dans les littératures du début du XXIe siècle. La dernière section, Au bord du contemporain, interroge spécifiquement la façon dont le récit contemporain travaille les cadres. L'ambition du volume n'est pas seulement de parler des débordements, d'en faire la liste ou d'en rappeler la diversité. Il montre que ce sont surtout des occasions de rencontres, des invitations à des assemblées publiques et à des croisements de corps et de voix.
Doxiadis Apostolos ; Papadimitriou Christos ; Papa
Comment sont nées les mathématiques ? Qui sont ces philosophes qui ont se sont cassé la tête pour répondre à cette question ? Leur réflexion a-t-elle été nourrie par leurs tourments personnels et amoureux, par la guerre qui faisait rage ? Bertrand Russell et Ludwig Wittgenstein sont des noms qui vous disent quelque chose ? Cette BD très documentée, très accessible et tout à fait passionnante sur l'histoire de la logique et des mathématiques, mêlée à la vie de philosophes célèbres, traduite en près de 15 langues, est tout simplement un régal incontournable !
Marius Apostolo s'est éteint le 16 février 2007. Lui qui fut immédiatement salué par la Cité nationale de l'immigration comme une "grande figure de l'histoire de l'immigration et du mouvement ouvrier" a eu le temps de faire le récit de sa vie dans Traces de luttes. Son rappel des quartiers nord de Marseille, où il est né en 1924, égrène ses frustrations d'enfant de parents immigrés pauvres mais aussi ses batailles. Quand il raconte la scission du Mouvement de libération du peuple en 1951, il revisite un conflit politique qui ne fut pas que personnel. Il évoque les actions parfois dangereuses des années 1945-I95O, ces années où il a inventé avec ses amis le mouvement des squatters. Chez Renault-Billancourt, dont il fait un portrait haut en connaissances inédites, il revit les grandes luttes menées par la CGT dans les années 1950 et à partir de 1980, l'écroulement de ces forteresses syndicales. Quant à l'immigration, qui aura été son souci - et sa tâche- pendant de longues années, son récit s'énonce comme une preuve: l'immigration sera l'un des problèmes centraux du XXIe siècle. Son engagement entre utopie et réalité durant le XXe siècle qu'il a vécu avec passion invite à penser activement le présent. Il a mené une vie sans compromission, l'engagement étant pour lui la valeur suprême sans laquelle on n'est pas homme. Dans ce libre, Marius Apostolo a su dire "je" dans abandonner le "nous" partagé, solidaire.
Sean, marin-pêcheur, et Maureen, infirmière, s'aiment au premier regard lors de leur rencontre le soir de la Saint Patrick 1913 à Dublin. Leur conte de fée va pourtant très vite se heurter aux soubresauts de l'Histoire. Le lock-out retarde leurs fiançailles. La Grande Guerre est déclarée dans la semaine qui suit leur mariage. Les prémices de la guerre d'indépendance de l'Irlande prennent de l'ampleur. Leur amour survivra-t-il aux fracas des grands bouleversements de ce début du XXe siècle où ils sont entraînés bien malgré eux dans un conflit différent ?
Le récit raconte comment quelques souvenirs ont modifié le déroulement d'une session de pratique de méditation bouddhiste effectuée au sein d'un groupe dans un temple. Je suis allé me placer le long du cercueil posé sur des tréteaux devant moi. De l'autre côté, vus de face, à trois mètres de là, la famille et quelques amis étaient présents. Il y avait aussi cette étendue des autres tombes tout autour. J'aurais préféré qu'il n'y en ait aucune, que l'on soit les premiers. Et puis voilà, c'est notre tour d'être ici, nous n'y pensons jamais, ou furtivement, et l'on finit par y être. J'ai perdu pied, je me suis retrouvé noyé dans un fatras d'émotions, j'ai bien senti que je n'allais pas pouvoir aligner trois mots. J'ai regardé vers le sol, je me suis dit : je ne suis pas habitué, c'est la première fois qu'elle meurt. J'ai posé une main sur le cercueil, puis aussitôt j'ai regardé les visages devant moi, espérant y trouver un appui. La veille, je m'étais entraîné à affronter cet instant, je m'étais imaginé parler avec aisance et fluidité en prononçant des mots simples et forts.
Nous étions aux alentours de 2350. La terre avait changé après la "catastrophe" , tout en restant la même. C'était la fin de l'ère technologique. Des sortes de mutants, pourtant encore humains, étaient apparus au sein d'une humanité régressive. Alexandre, herboriste solitaire, fuyant ses contemporains qui, comme lui, étaient les survivants de ce bouleversement, rencontra un jour l'inattendu sous la forme d'un enfant, un berger doté de capacités hors du commun ; rencontre qui allait brutalement changer son destin. Ce serait le début de la Légende. Le début de l'aventure. Avec quelques autres il sera entraîné vers le Pays des hommes aux yeux de Soleil, pour qui les lois de la Nature ne tiennent plus. Il partira vers une île où réside Soranil, la Reine qui a vaincu la Mort. Mais Alexandre ne sait pas encore quel rôle il aura à jouer avec une des habitantes de l'île, Joycha, sa compagne de toujours.
JKJE c'est quoi ? C'est le journal d'un journal. Making of me, a dit Brummell, l'arbitre des élégances. Me c'est moi. Making of c'est elle, l'écriture, héroïne du mâle, c'est-à-dire si belle ! Elle va m'entraîner et elle m'entraîne ! Je suis sans cesse en partance... entendez-vous les sssss siffler comme le vent qui m'emporte ? ... Si loin. En grec "loin" se dit télé. Téléspectateur de moi-même. Un moi d'alambic, un je perdu d'alcool. Embarquement pour Cirrhose ! Si belle, si loin, cirrhose et enfin silence. Un silence impossible, car se taire c'est écrire. Ecrire plus que jamais !