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Les Métamorphoses de Tintin
Apostolidès Jean-Marie
EXILS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782912969439
C'est avec bonheur que les tintinophiles, tintinologues, tintinomanes et autres tintinolâtres de 7 à 77 ans salueront la bonne nouvelle de la réédition du livre de Jean-Marie Apostolidès, Les Métamorphoses de Tintin. Paru en 1984 - soit un an après la mort de Hergé -, cet ouvrage fondamental était depuis longtemps épuisé. Or il s'agit d'un livre pionnier: pour la première fois, on y voyait s'esquisser une véritable lecture des vingt-deux albums constituant le corpus canonique des Aventures de Tintin." rappelle Cyrille Mozgovine dans sa préface.De fait, la seule enquête que Tintin n'a jamais achevé est celle de sa propre histoire. D'où vient-il? A-t-il seulement une famille? et des opinions politiques? Voici quelques unes des questions auxquelles ce livre voudrait répondre. Sous la figure éternellement jeune de l'adolescent des années 30, le héros d'Hergé vieillit lentement, abandonnant son obsession du Bien pour se métamorphoser en un adulte sceptique et tolérant. Après avoir rétabli la justice au bout du monde, il se retire à Moulinsart en compagnie d'un marin épris de boisson et d'un vieil original qui cultive son jardin...Avec pour outils la critique littéraire, la sémantique, la psychanalyse, Les Métamorphoses de Tintin ouvrent bien des pistes d'interprétation et donnent à l'amateur de Tintin les clés de son propre émerveillement.
Résumé : La minorité privilégiée issue des trois ordres, bénéficiaire de l'accumulation primitive du capital, ne s'est pas pensée comme une classe pendant le règne de Louis XIV : elle constitue une nation, incarnée dans le corps du monarque. Celui-ci est l'intermédiaire obligé par lequel s'énonce tout pouvoir et tout savoir. Les arts, contrôlés par l'Etat, sont mis à contribution pour rendre tangible l'imaginaire de ce corps symbolique. Metteur en scène de la représentation, roi machiniste qui fait de Versailles un décor permanent, Louis XIV engendre des courtisans qui, doués d'une sensibilité et d'un langage spéciaux, évoluent comme des satellites autour d'un astre lumineux. Mais la politique et l'économie, en s'autonomisant, acquièrent une puissance qui n'est plus contrôlable par un seul homme. Le rapport entre privé et symbolique s'en trouve modifié et l'inorganique envahit le corps du roi. Le prince se change dès lors en roi-machine tandis que la place royale est peu à peu investie par l'administration.
Depuis sa création en 1897, Cyrano de Bergerac connaît un immense succès. Il existe en France une telle affinité entre ce personnage littéraire et le caractère national qu'on peut parler d'un véritable complexe de Cyrano. Qu'est-ce qui explique la fascination du public pour le héros d'Edmond Rostand ? Son nez légendaire, source de fierté et parfois de honte ? Sa liberté d'esprit ? Son goût des formules à l'emporte-pièce ? Son courage devant le danger ? L'amour désespéré qu'il voue à la belle Roxane ? Le pacte secret qui le lie à Christian ? Tous ces éléments forment sans doute les ingrédients d'un succès populaire jamais démenti. Reste à expliquer le mécanisme par lequel le spectateur se trouve émotionnellement tenu jusqu'au dernier acte, quand le héros passe aux aveux complets. ?uvre de réconciliation, cette comédie héroïque panse les plaies d'une France affaiblie, en proie à la mélancolie et au doute. Grâce à une fiction généreuse, elle vient réconforter un orgueil national que les divisions internes et la défaite extérieure ont sérieusement écorné depuis 1870. Au-delà des circonstances particulières qui ont accompagné sa création, elle présente une homologie étonnante entre sa structure profonde et les fondements imaginaires de la nation. C'est ce que notre analyse, à la fois littéraire et politique, permet de mettre au jour : les raisons inconscientes qui fondent le désir d'un destin commun. Au moment où, en France, le doute quant à l'avenir de la nation gagne les esprits, la compréhension de Cyrano de Bergerac peut apporter quelque lumière sur les bases imaginaires autour desquelles s'est édifié le sentiment d'appartenance collective, "l'enveloppe" nationale. " J.M.A.
Au mois de mars de l'année 1957, un adolescent de 13 ans attend d'être reçu en audience privée avec ses parents par le pape Pie XII. Garçon très pieux, mauvais élève, il attend beaucoup de cette audience, et d'abord la confirmation de ce qu'il croît être une vocation religieuse. Confronté à l'attitude "réaliste ? du Saint Père, le garçon a la révélation soudaine que tout est fausseté, mensonge et comédie. À son retour de Rome, il renonce à la prêtrise pour se diriger vers le théâtre. Cet événement, qui peut sembler anecdotique et privé, sert de point de départ à l'auteur pour dresser le portrait de toute sa famille; il propose à cette occasion un tableau de la vie de province en France pendant un demi-siècle, dans ce qu'elle a d'étrange et de dérangeant. Peu à peu, l'autobiographe se transforme en historien, pour se muer enfin en romancier. Biographie de l'auteur Jean-Marie Apostolidès est professeur de littérature française et d'études théâtrales de l'Université de Stanford (Californie). Il est l'auteur de plusieurs livres très influents dans le domaine de l'histoire culturelle, dont Le Roi-Machine (Minuit), Le Prince sacrifié (Minuit), Cyrano, qui fut tout et qui ne fut rien (Les Impressions Nouvelles), Les Métamorphoses de Tintin (Flammarion, Champs), Tombeaux de Guy Debord (Flammarion, Champs), Ivan Chtcheglov, profil perdu (Allia) et Héroïsme et victimisation (Flammarion)."
Debord a toujours fait de la pratique le critère ultime des jugements de valeur qu'il porte sur lui-même et autrui. Jean-Marie Apostolidès le prend au mot. Face à un homme qui n'a eu de cesse, sa vie durant, de se fabriquer une image (cf. Mémoires ou encore Panégyrique), il convient de mener une enquête véridique, de court-circuiter la "réception spectaculaire" au profit d'une simple et commune "interprétation". C'est l'objet de cet ouvrage initialement publié chez Exils (1999). L'ouvrage se compose de trois parties, dont la plus importante - "Les tombeaux de Guy Debord" - explore la sensibilité intellectuelle de Debord et recense quels furent ses maîtres : Pascal, Retz, La Rochefoucauld ou Saint-Simon, Johan Huizinga (Le Déclin du Moyen Age). L'auteur y suggère que la loi inconsciente qui gouverne l'oeuvre debordienne est que "les fils ne valent pas les pères" : la perfection serait toujours "avant" et l'Histoire serait synonyme de décadence...
Des animaux et des hommes : Depuis quand défend-on les animaux ? Les animaux sont-ils des hommes comme les autres ? Les bêtes pensent-elles ? De l'exploitation à la libération ? Le corbeau, plus intelligent que les primates ? La vénération du tigre, etc. Telles sont quelques-unes des questions que posera le prochain dossier de "Papiers". Pour comprendre pourquoi nous sommes si cruels avec nos cousins animaux. Egalement au sommaire de ce numéro : La vie sexuelle à Rome et en Grèce. Comment vivaient les hommes et les femmes de l'Antiquité. Ce qui était permis et ce qui était tabou. La place des esclaves. Homosexualité, hétérosexualité, des notions qui n'avaient alors pas de sens, etc. Carl Dreyer, cinéaste de l'espace et du visage. Vampyr (1932), Jour de colère (1943), Ordet (1955) et Gertrud (1964)? Autant de chefs-d'oeuvre qui ont influencé tout le cinéma de la fin du XXe siècle.
Proust jeune homme fréquente assidûment le Louvre et ses peintres, infligeant à ses amis (Reynaldo Han, Lucien Daudet,etc.) des rendez-vous étranges au musée et de longues stations devant les tableaux. Dans la réponse au fameux questionnaire sur son peintre préféré, il répond Léonard et Rembrandt. Que fait Proust devant les Vinci du Louvre, en particulier le Saint-Jean Baptiste et la Joconde ? Il apprend ce que voir veut dire et ce que créer une oeuvre appelle de séparation et de force. Cet enquête d'Olivier Wickers, auteur de plusieurs essais remarqués (en particulier Chambres de Proust, Flammarion, 2013) emmène le lecteur dans les arcanes de la création artistique et littéraire.
Et si Bill Gates cessait d?être seul à occuper toute la scène et à représenter avec sa marque l?avènement de la société de l?information ? Au prototype du marchand bouffeur de parts de marché, un jeune philosophe oppose le hacker, citoyen partageur.Les premiers hackers ont adopté le nom dans les années 60, et si le mot a désigné les fouteurs de bordel depuis les années 80, c?est qu?il a été vidé de son sens. Au départ, les programmateurs fous furieux d?informatique oeuvrant au MIT, le Massachusetts Institute of Technology, l?utilisaient pour désigner un passionné, «un expert ou un enthousiaste de toute nature». Ni professionnel, ni commerçant. Cette définition, même limitée à l?informatique, sous-entend une conception du travail particulière. Opposée à celle du protestant Max Weber, qui souhaitait une vie rythmée par le travail pour chacun, elle place comme priorités le bien fait à la communauté et le partage gratuit des connaissances, comme dans les académies grecques. Voyous piqueurs de numéros de cartes de crédit et d?intrusion sauvage sont appelés «crackers». Les vrais hackers se battent pour la liberté de la toile et son usage démocratique. C?est un duo finlandais qui nous aide à modifier notre perception : Linus Torvald, inventeur de Linux, a signé la préface du livre et Pekka Himanen, philosophe de 27 ans, enseignant à Berkeley, a observé les moteurs des membres de la caste. Passion, jeu, plaisir et partage, les ingrédients de son livre lui ont valu une traduction en dix langues. Pas mal, pour un essayiste voltairien. --Luc Biecq -- Urbuz.com
Nous, Français, aimons tellement notre culture et en sommes tellement fiers que nous en avons fait une "exception". Mais cette idée tellement répandue de l'excellence de nos écrivains et créateurs est souvent battue en brèche. D'abord par les faits. Ensuite par certains observateurs qui ont été assez courageux pour nous dire en face que nous ne sommes pas toujours les plus beaux. En 1980, un écrivain anonyme publie un pamphlet, Contre les Français - Sur l'influence néfaste que la culture française a eue sur les pays voisins et en particulier en Espagne. Un libelle vite épuisé, qui fut réédité plusieurs fois, à Mexico notamment. L'auteur entreprend, avec talent, une démolition en règle de nos idoles. A commencer par ces grands écrivains classiques que sont Molière, Corneille ou Racine. Bien sûr, l'auteur est de mauvaise foi, et cette mauvaise foi amuse. Il y a quelque chose de jubilatoire dans ce court essai qui est aussi une charge contre les Espagnols, dont l'auteur épingle ici le complexe d'infériorité.