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Mélanges philosophiques. Volume 8
Any Désiré
L'HARMATTAN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782336441573
Le volume 8 aborde essentiellement les questions politiques, sociales suivants trois registres. Sawadogo J.D. propose d'abord l'éthique du "juste milieu" comme condition d'une vie heureuse. A y voir de près, cette éthique pourrait aider à limiter la violence politique. C'est dans cette logique que Seydou K. critique l'excès des mandats électoraux qui ne sont rien d'autres que les signes cliniques des dérives totalitaires. Ensuite, N'dong Obiang T. C. et Phéhia S.F. remettent en cause le relativisme politique puis ils plaident pour l'émergence d'une transition démocratique pour penser l'"en-commun". Coulibaly S. montre comment, chez Arendt, la publicité par la mise en commun des paroles et des actions, contribue à la démocratisation de l'espace public. Enfin, Manan G.E/Tchétché O.M et Bahi J.J. s'intéressent au besoin de développement des communautés en procédant respectivement à une compréhension des logiques socio-culturelles et à une relecture de l'Indicamétrie au prisme des théories de développement de John Rawls et Amartya Sen.
La migration est un enjeu de recherche qui requiert le croisement des approches transdisciplinaires pour analyser ses multiples tendances afin d'y apporter des éclairages et des solutions médianes. Ainsi, ce volume comporte diverses contributions que nous classons en trois (3) rubriques. La première rubrique expose les causes des flux migratoires du Sud vers le Nord. Ceux-ci s'expliquent par la pauvreté, le manque de démocratie participative, d'inclusion aux processus de développement et les violences à relents identitaires. Ces dernières décennies, ces flux migratoires sont exacerbés par les aléas climatiques. La deuxième rubrique analyse les flux migratoires du Sud vers le Nord. Les migrants venant du Nord vers le Sud franchissent aisément les frontières ouvertes ; en revanche, ceux en partance du Sud vers le Nord, affrontent des frontières infernales déshumanisantes. Paradoxalement, de retour dans son pays d'origine le migrant est marginalisé. Confronté au problème de réintégration, il est exposé au risque d'apatridie. La troisième rubrique apporte des solutions médianes aux migrants, qui tout en contribuant au développement économique et social du pays d'origine et/ou d'accueil, sont souvent tenus en lisière. Par conséquent, des contributeurs exigent une humanisation de la politique européenne d'immigration et une politique d'équité et de mérite dans les pays du Sud.
Sahou ANY-GBAYERE, par sa formation mais aussi par l'intérêt qu'il porte aux mutations de la société par l'école, a voulu apporter ici sa lecture du rapport étroit qui existe entre religion, école et société en Côte d'Ivoire. Le professeur rompt ici avec ses publications antérieures relatives au management général des entreprises, à la planification et à la gestion des systèmes éducatifs. il a voulu montrer dans cet ouvrage le rôle éminent joué par certains acteurs religieux dans les changements planifiés en vue du développement national. L'auteur prend le cas du père Robert ATEA, alias " TEA L'ABBE ", un des premiers prêtres ivoiriens encore à l'ouvrage, qui a consacré toute sa vie à l'avènement d'une Côte d'Ivoire nouvelle et moderne sans jamais en attendre des dividendes ou des lauriers personnels. En effet, dès les années 50, il a conçu le premier catéchisme en langue nationale cela a facilité dans le pays profond. la compréhension du discours chrétien et a permis d'amorcer l'ère d'une alphabétisation fonctionnelle. Cette initiative a également été le point de départ d'une scolarisation à grande échelle dans le diocèse de Gagnoa : à partir de 1950, chaque village important a été doté d'une école catholique fréquentée à la fois par les filles et les garçons, résolvant ainsi l'épineuse question du genre. Il a ensuite contribué à l'élaboration d'un code coutumier en 1953, prélude au code civil national de 1964. il y prescrivait déjà à cette époque la monogamie, la suppression de la dot et toutes les pratiques fortement ancrées dans la société, mais non conformes à la modernité. Aujourd'hui, de nombreux prêtres et religieux témoignent de l'influence que ce précurseur a eue sur la naissance de leur vocation sacerdotale. Dc même, au niveau national, de nombreux intellectuels, cadres politiques, économiques et administratifs ne tarissent pas d'éloges pour son action en faveur de leur accès à l'école. Au total, " TEA L'ABBE " a été, sur les plans humains et religieux, un exemple à suivre, car il est resté pendant plus de 80 ans fidèle à son engagement, malgré les embûches et a toujours su préconiser la tolérance et l'éducation comme moyens didactiques des changements sociaux. C'est à cet homme profondément spirituel, pédagogue, législateur et régulateur social, mais quasiment méconnu de ses concitoyens, que l'auteur a voulu rendre un hommage.
L'Indicamétrie est née dans le sillage de l'économie du développement. Elle critique des théories de développement économique fondées sur les indicateurs quantitatifs, pour intégrer dans la mesure du développement des indicateurs qualitatifs visant le Bien-Etre Humain Intégral... Comme toute science naissante l'Indicamétrie a ses instruments, ses concepts, sa méthode de recherche pour atteindre ses résultats. Ainsi, les Chercheurs de l'Institut Multipolaire d'Etude de Recherche et de Formation en Indicamétrie (IMERFI) ont jugé utile de mettre à la disposition du public ce modeste lexique "pour présenter sa nouveauté terminologique, clarifier ses concepts et ses instruments afin d'entrer plus aisément en dialogue scientifique" . Ce Lexique nous interpelle sur la nécessité de promouvoir les études africaines dans tous les domaines de la recherche pour aborder de façon frontale les questions dé-coloniales des sciences et des pratiques sociales.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.