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Les sociétés au XVIIe siècle. Angleterre, Espagne, France
Antoine Annie ; Michon Cédric
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753502789
Hidalgo, gentleman, officier, letrado, yeoman ou croquant, les sociétés anglaise, française et espagnole du XVIIe siècle sont riches de figures sociales héritées des siècles précédents. Mais cette période d'affirmation de l'Etat, de tour de vis fiscal, de pestes, de famines et de développements des villes est également traversée par des bouleversements sociaux massifs. De Don Quichotte aux précieuses, des bourgeois gentilshommes aux picaros, des élégants cavaliers de Van Dyck aux costumes sombres des nobles castillans, la littérature et la peinture ont élevé au rang d'archétype les types sociaux nés des mutations des sociétés du XVIIe siècle. Une vingtaine d'universitaires français et étrangers ont été sollicités pour écrire, en dix-huit chapitres et quatre parties, cette étude comparative des sociétés anglaise, espagnole et française au XVIIe siècle. Le plan en a été conçu pour traiter la question à la fois dans son ensemble et sous des éclairages divers. Mais, au-delà de cette exigence, l'objectif était de réaliser un ouvrage de référence. Les auteurs sont en effet tous spécialistes de la question qu'ils ont été chargés de traiter. Leurs contributions constituent à la fois un bilan des acquis de l'histoire sociale, une synthèse comparative à l'échelle de trois pays qui suivent des voies assez différentes au XVIIe siècle, une ouverture vers les recherches les plus récentes.
Comment cartographiait-on les parcellaires ruraux avant la généralisation des cadastres géométriques d'Etat ? Si certaines représentations datant du 15e au 18e siècle relèvent indéniablement d'une approche scientifique, la plus grande part se rattache à une époque où les cartes n'ont pas le degré d'abstraction qui triomphera ensuite. Utilisant le langage des artistes peintres, elles servent à montrer et à expliquer. Et elles n'en sont que plus significatives. Trois questions sous-tendent l'analyse de nombreux corpus spécifiques au sein de l'Europe moderne : celle de la genèse de ces cartes (contexte de leur création, commanditaires, réalisateurs, utilisateurs) ; celle de leur transmission et de leur classement par les archivistes ; celle enfin de leurs exploitations par les chercheurs, avec ce que permettent aujourd'hui les méthodes des disciplines historiques, géographiques et archéologiques. Plus d'une centaine de cartes en couleur ont été reproduites à l'appui de cette étude.
Le bocage, passage emblématique de l'Ouest de la France, après des décennies de stabilité, a connu récemment un recul important et rapide, au point que l'on s'interroge actuellement sur sa pérennité. Mais dans le même temps, il est devenu un objet historique et un enjeu patrimonial. Jamais clans son histoire, il n'a été le centre de tant d'attentions émanant d'une grande variété de spécialistes. Ceci tient au fait qu'il est un objet emblématique des relations entre Nature et Société. Le présent ouvrage. résolument pluridisciplinaire, a été conçu pour faire le point, au début du XXIe siècle, sur les recherches relatives au bocage. Il rassemble des travaux d'archéologie, d'histoire des passages et des sociétés, d'écologie, d'agronomie, de géographie, d'aménagement... Les spécialistes du plus ancien (des paléo-parcellaires et des paléo-ensironnements) comme ceux du plus récent (les idées actuelles sur le bocage) y ont été conviés afin de dessiner le tableau le plus divers possible des recherches actuellement engagées sur le bocage. Nos connaissances sur le bocage français de l'Ouest et sur les bocages en général ont considérablement évolué au cours des dernières décennies. Si on ne croit plus à une origine très ancienne du bocage breton, on connaît en revanche de mieux en mieux le façonnement progressif des passages qui l'ont précédé. On sait maintenant quand et comment, et peut-être aussi pourquoi, se construit le bocage. Mais ce que l'on sait encore mieux. c'est qu'il évolue, que ses structures changent, que ses fonctions se modifient, que son aspect se transforme au cours de l'histoire. Car l'histoire du passage est intimement liée à l'histoire des hommes qui le créent, l'habitent et le font évoluer. L'intensification du bocage ou au contraire la fragmentation des réseaux de haies n'est pas sans conséquence sur la biodiversité et les politiques publiques sont, de nos jours, au c?ur du fonctionnement de ce système. N'oublions toutefois pas le rôle joué par chaque agriculteur exploitant des terres partiellement bocagères, ce dont il s'accommode finalement plutôt bien, en dépit des contraintes qui en résultent. Les changements concernent aussi la manière dont est apprécié ce type de passage et, en ce domaine, le changement le plus marquant des dernières années, c'est la diffusion d'un discours apologétique sur le bocage. Au moment où le linéaire bocager s'estompe de plus en plus, le bocage revient dans les discours, paré de toutes les qualités. Il appartient aux spécialistes de dire s'il s'agit de vraies qualités ou d'un discours idéaliste. Enfin, cet ouvrage évoque les "néo-bocages" ceux des villes et ceux des champs, fictions passagères ou nouveaux bocages de demain?
Pierre Duchemin du Tertre (1691-1755) appartient à une grande famille de la bourgeoisie lavalloise ; ses oncles, ses frères, ses enfants furent prêtres, négociants, blanchisseurs, officiers. Lui-même fit, comme son père, le commerce des toiles vers Nantes, Saint-Malo ou Cadix. Il fut aussi seigneur et propriétaire foncier, après l'acquisition en 1718 de la terre du Châtelier, située à une vingtaine de kilomètres de Laval. Tout au long de sa vie, il a tenu le compte de ses différentes activités, couvrant de multiples cahiers de son écriture ronde. Le présent ouvrage rassemble une partie de ces textes.
Partir à la recherche des sociétés littorales, sur les côtes nord de la Bretagne. au XVIIIe siècle, suppose d'abandonner les représentations qui valorisent tant le littoral aujourd'hui : jusqu'au début du XIXe siècle, le "désir collectif du rivage" n'en est encore qu'à ses balbutiements. Dans une société où prédomine la terre, l'attractivité de la mer est loin d'être une évidence, même sur le littoral. Cet ouvrage est consacré à cette "maritimité première manière" et aux relations complexes qu'entretient le peuple du rivage avec la mer, la terre et l'estran. Dans cette perspective, se pose le problème de "l'appel du large" qui pousserait de matière irrésistible les Bretons à prendre la mer. Au-delà, cela engage à s'interroger sur les spécificités des sociétés littorales, du Mont-Saint-Michel jusqu'à Brest, qui se distingueraient des sociétés de l'intérieur, celles de l'Argoat, tournées vers la terre et ignorantes des choses de la mer. Au fil de l'étude se révèle la dimension que prennent les côtes nord de la Bretagne au XVIIIe siècle : espace approprié, vécu et exploité, à la charnière entre l'horizon maritime et l'horizon terrestre. Elles font figure d'enjeu au XVIIIe siècle tant il devient essentiel de préserver leurs ressources, de protéger leurs habitants des dangers véhiculés par la mer et de consolider les droits du littoral niés dans les seigneuries agro-maritimes. Soit autant d'occasions pour le pouvoir ryal d'affirmer son autorité dans un finisterre redécouvert à la fin du XVIIe siècle alors que se profile la "Seconde Guerre de Cent ans". "Ceux qui fréquentent la mer", les marins des côtes nord de la Bretagne, sont devenus un rouage déterminant dans la lutte contre l'hégémonie maritime anglaise. Si tous sont soumis aux rythmes de l'océan, l'expérience de la mer diffère selon les trajectoires individuelles. Une fois débarqués, ils se fondent parmi les gens du littoral, à l'image de leurs femmes, ancrées à terre. Marins par intermittence et terriens dans l'âme, ils déploient, avec leur famille, des stratégies de (sur)vie pour faire face à l'absence, inhérente aux activités maritimes. Elles contribuent à brouiller les identités professionnelles et rendent perméable la séparation entre le monde des terriens et celui des marins. S'esquissent alors les contours de sociétés complexes et originales, ouvertes sur la terre et la mer selon de multiples déclinaisons, mais qui restent fondamentalement des sociétés de l'ancien Régime.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni