Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'expropriation de l'agriculture française. Pouvoirs et politiques dans le capitalisme contemporain
Ansaloni Matthieu ; Smith Andy
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782365122917
L'agrandissement et l'intensification incessants des exploitations agricoles sont très connus mais leur explication demeure parcellaire. Partant du rapport étroit entre agriculture et capitalisme dans la France contemporaine, nourri par de nombreuses années de recherches et des données inédites, cet ouvrage saisit les mécanismes qui commandent les transformations que connait le monde agricole français en analysant les configurations de pouvoirs qui gouvernent ce procès social. Une telle perspective révèle que le régime d'accumulation - profondément inégalitaire - qui accable les agriculteurs français est porté par différentes forces sociales situées au sein du syndicalisme agricole dominant et des entreprises alimentaires, mais aussi de la haute-fonction publique, des cabinets ministériels et des partis. Faire une telle démonstration, c'est aussi poser les jalons d'une économie politique du capitalisme générale mêlant économie politique hétérodoxe, science politique et sociologie.
Quant aux poèmes plus anciens, exception faite du manuel Leçons d'espagnol des années 1900 où l'on trouve huit poèmes antérieurs au XIXe siècle, les autres manuels n'abordent pas plus de trois poèmes de cette période, tandis que les manuels La pratique de l'espagnol de 1972, ¡ Claro que sí ! de 1989, ¡ Así somos ! et Escalas de 2014 n'en incluent aucun. " Quelle a été et quelle est la place de la poésie dans l'enseignement des langues et plus précisément, quelle est la place de la poésie espagnole et latino-américaine dans les manuels scolaires d'espagnol ? C'est à travers l'étude de ces derniers de 1900 à nos jours que Paola Ansaloni tente de répondre à cette question et à celle plus actuelle du " remplacement " de la poésie par ses formes nouvelles que sont la chanson et le slam.
1980-2000 : la protection de l'environnement s'affirme comme un objectif à part entière de la Politique Agricole Commune (PAC). Un tournant environnemental qui se traduit, selon les pays, par des conceptions et des pratiques gouvernementales particulièrement hétérogènes. Après avoir retracé, à l'échelle européenne, la définition des mesures agro-environnementales, l'auteur compare les politiques agro-environnementales menées dans différents pays d'Europe et certaines de leurs régions. Il éclaire leur hétérogénéité en mettant en évidence des «régimes de débats» nationaux à l'origine de coalitions singulières. Des régimes que viennent déstabiliser, à des degrés divers, selon les territoires, les mobilisations régionales. Analysant, à partir de l'exemple de la PAC, la façon dont les «opinions publiques» sont formées à travers les débats qui se déploient dans un espace public différencié, l'ouvrage offre dans le fond un éclairage singulier du fonctionnement démocratique européen. L'analyse suggérée repose sur une vaste enquête empirique, conjuguant les méthodes sociologique et ethnographique. Cet ouvrage propose donc une lecture originale d'une politique européenne : il considère ses changements aux échelles à la fois européenne, nationale et régionale ; il les analyse à travers l'examen des débats publics qui les ont générés, de sorte à révéler pleinement leurs rapports de domination.
Du passé, je ne veux pas faire table rase. le souhaite au contraire, crûment, vous le dévoiler. Dans ces moments d'évanouissement de pans entiers de notre histoire, à l'époque d'un présent déifié débarrassé de toute mise en perspective, à l'ère de l'anachronisme triomphant, au moment où l'information et la transmission sont noyées, emportées par le tsunami du "presque rien" dont parlait Bourdieu, je veux vous mener, avec mon regard, en des terres souvent méconnues, ignorées ou oubliées et je souhaite les ressusciter. Là, dans ces années de guerre et d'Occupation se tissèrent les mondes d'aujourd'hui. En tant que journaliste et acteur militant de ces combats d'hier qui impriment leur marque sur notre univers d'aujourd'hui, je veux vous parler de moi. Non par vanité, mais comme une incitation, par le biais de ces chroniques de continents disparus, à humer des parfums oubliés, à percevoir des ambiances surprenantes, enthousiastes ou angoissantes, à participer à des combats victorieux ou étouffés. le veux aider à comprendre ce nouveau monde et les raisons de son advenue. Et je veux répondre à cette question reprise par des millions de voix : pourquoi être ou avoir été communiste ?
A travers la construction de divers objets anthropologiques relatifs à la ville, les contributeurs à cet ouvrage développent une réflexion épistémologique sur les spécificités méthodologiques et heuristiques de leur discipline, et ce, presque vingt-cinq ans après la publication de Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques (CTHS, 1987), sous la direct ion de J. Gutwirth et de C. Pétonnet. Sans être un bilan à proprement parler, ce livre fait état, à travers la diversités des objets traités, des multiples regards ethnologiques portés su r un monde qui, en un quart de siècle, a considérablement changé. La pratique disciplinaire y est interrogée, tout comme la place de l'ethnologue dans sa propre société à l'heure où les sciences humaines et sociales sont politiquement ostracisées plus au nom de leur rentabilité économique hypothétique que de leur pertinence scientifique véritable. Les étudiants et les jeunes chercheurs y trouveront les échos des multiples difficultés qu'ils rencontrent sur leurs terrains respectifs, tout comme les lecteurs attentifs aux gestations de la globalisation du monde actuel feront leur miel des diverses connaissances dont témoignent ces recherches.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.