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Yogayajnavalkyam. Corps et âme, le yoga selon Yajnavalkya
ANONYME
GALLIMARD
20,20 €
Épuisé
EAN :9782070759965
Ce livre est le seul témoignage qui nous reste de ce que fut le yoga entre l'Antiquité et la période moderne, soit entre les Sutra philosophiques de Patañjali (IIe siècle avant notre ère ?) et les traités techniques comme la Hathayogapradipika (XVe siècle). Il explique et développe tous les éléments pratiques du " yoga aux huit membres " (astangayoga) sur lesquels les Aphorismes de Patañjali étaient restés fort discrets, en particulier la régulation du souffle (pranayama), l'attention (dharana) ou encore la méditation (dhyana). On comprend dès lors pourquoi ce Yoga de Yajñavalkya est si célèbre en Inde, comme l'attestent les nombreuses citations et allusions qui parsèment les textes classiques, toujours soucieux de se référer aux écrits anciens et importants. La traduction française de ce traité était donc bien nécessaire, mais la diversité des sujets discutés a longtemps retardé l'entreprise : il est en effet question des aspects techniques et médicaux autant que des idées philosophiques inhérentes au yoga, et aussi de certaines pratiques religieuses provenant largement de l'hindouisme. Thèmes polymorphes et pourtant complémentaires, car d'un chapitre à l'autre domine une cohérence qui est celle de la pratique - d'où finalement l'intérêt sociologique de l'ouvrage qui, au fil de la lecture, nous permet de mieux apprécier la place occupée au Moyen Age par le yoga, entre médecine et hindouisme, ou encore entre vedanta et discipline du corps. On chercherait en vain, dans ces pages, les pratiques hétérodoxes de certains renonçants exaltés appartenant à autant de sectes bizarres, dont certains traités techniques sont pleins. Nous sommes apparemment au temps béni où fakirisme et sectarisme étaient encore inconnus. Dans le même esprit, finalement classique, de conciliation et de précision, le Yogayajñavalkyam tente d'harmoniser l'antique spiritualité brahmanique et la perspective, si difficilement datable, du tantrisme : la méditation sur le c?ur, chère aux textes védiques, n'est pas ici opposée au fameux éveil des cakra ou centres énergétiques, dont il est question surtout dans le dernier chapitre. Ce sont donc tous les thèmes traditionnels de la mystique yogique qui sont reconsidérés dans cet ouvrage, lequel mérite de figurer à côté des célèbres Upanisad du yoga au rayon des livres heureusement édifiants. Le traducteur, spécialiste de sanskrit et de philosophie indienne, nous procure ici une version française scrupuleuse, élégante et précise, accompagnée tout au long de commentaires qui facilitent, éclairent et enrichissent la lecture de ce précieux traité.
Nous continuons la publication de nos célèbres Mille et Une Nuits, dans la superbe traduction - la meilleure - de Miquel et Bencheikh. Nous avons choisi de donner un volume plus court, pour ne pas gêner la future Pléiade qui a redémarré, et pour être moins cher et plus facile à vendre. Le volume reçoit son titre de Sindbâd : ce célèbre roman (120 pages !), qui a inspiré onze films de 1948 à 1980, a fasciné l'Occident. Son héros n'est pourtant pas un marin ; il suit toujours le même itinéraire, de Bagdad à Bassora, et va d'île en île pour vendre ses marchandises. D'une aventure à l'autre, il tire une leçon : la fortune ne s'acquiert que dans le danger. Pendant longtemps, ce récit a été indépendant des Mille et Une Nuits. C'est Galland qui l'y a adjoint, nous livrant ainsi le premier "une parole vivante", qui nous entraîne "vers un rêve qui se peuple de désirs". Les autres récits sont beaucoup plus brefs, qu'il s'agisse des fables animalières ou des "brèves de contes" : - Les fables font parler les animaux, comme chez Esope ou Bidpaï, dans une langue très littéraire, parsemée de maximes et de poèmes. Le thème central est la félonie de l'homme qui exploite, puis tue les animaux. Mais s'agit-il d'animaux, ou d'hommes asservis ? - Les brèves de contes (qui parfois ne dépassent pas cinq pages) traitent des sujets les plus divers : de la générosité à la conquête de l'Espagne, et aux luttes pour le califat. Il s'agit donc d'un recueil très varié, mais toujours de lecture facile - et fascinante. Plusieurs de ces contes sont inédits en français, en particulier les fables animalières.
Vieille de quelque trente-cinq siècles et de loin antérieure à l'Iliade et au Mahâbhârata, l'Epopée de Gilgames est la première oeuvre littéraire connue à qui son ampleur, sa force, son souffle, sa hauteur de vision et de ton, l'éminent et l'universel de son propos aient valu, dans tout le Proche-Orient ancien, une célébrité millénaire et, dans notre jugement à nous, le titre d'"épopée". Elle conte l'histoire d'une grande amitié, source de surhumaines réussites, mais qui, tragiquement amputée par la mort, jette le survivant, le grand roi Gilgames, dans une recherche désespérée, mais vaine, du moyen d'échapper au trépas. Sur ses tablettes d'argile, depuis qu'au propre berceau de l'assyriologie, voici moins de cent cinquante ans, on en avait retrouvé les premiers lambeaux, le texte de cette composition fascinante n'a cessé, d'année en année, de se compléter de trouvailles nouvelles, et de se mieux entendre, replanté dans son dense et profond humus culturel natif. Il fallait qu'un assyriologue, vieilli dans son métier, en mît au net la teneur la plus complète possible ; en revît la traduction, à la hauteur de son lyrisme auguste ; en expliquât, d'un mot, mais clairement, les exotismes, les silences et les subtilités, livrant ainsi au public de langue française démuni une édition à jour pour lui révéler au mieux ce chef-d'oeuvre admirable et presque secret. Son travail n'ouvre pas seulement une grand-porte dans les puissants remparts qui défendent l'altière civilisation mésopotamienne, notre plus vieille aïeule ; il permettra aussi d'y retrouver, dans un discours et un imaginaire pourtant bien loin des nôtres, deux ou trois grandes valeurs universelles de notre condition humaine, qui comptent toujours à nos yeux : le prix de l'Amitié, même si nous la savons périssable, comme tout, ici-bas ; et le sens de la Vie, même si elle ne nous est accordée que pour se trouver, elle aussi, trop vite effacée par la Mort.
Eiríck le Rouge, condamné au bannissement à la suite des meurtres de Eyjóld la Fiente et de Hrafn le Duelliste, met les voiles et part à la découverte du Groenland. Leifr, fils d? Eiríck et de Thjódhildr, part du Groenland vers la Norvège mais son bateau est détourné vers les Hébrides ? Quant à Thorfinn Karlsefni, fils de Thórdr Tête-de-cheval, il part à la découverte du Vinland, contrée lointaine de Terre-Neuve?Le nom d?Eiríck le Rouge évoque l?aventure, la bravoure, la magie des vikings et les découvertes de contrées sauvages du Grand Nord?
C'est sur la scène ainsi déployée devant son dangereux maître que passent les personnages innombrables des Nuits. A partir d'eux, on l'oublierait presque, elle. Pourtant, la première histoire est celle de Shahrâzâd elle-même. Sa présentation et sa conclusion, mais aussi ces formules qui scandent le texte pour annoncer la fin d'une séance et le début de la suivante, et encore - lorsqu'il faut passer d'un récit à un autre - des mots comme: «Si l'histoire que je viens de dire est merveilleuse, combien plus, sire, celle qui va suivre...», tout vient nom rappeler qu'un drame se joue derrière les contes; que Shahrâzâd, par ailleurs jeune, belle, amante et mère, ne vit que pour le dire et par le dire.Mais si elle tire sa substance tout entière du rôle terrible et salvateur qu'elle assume, de sa tragédie transformée pour nous en plaisir, les personnages de son théâtre naissent, eux, de contextes multiples prenant place dans telle ou telle phase de l'Histoire. Aussi bien convient-il, avant que de parler des Nuits, de tracer le cadre de cette civilisation arabo-musulmane qui nous en a fait le cadeau.Il faut naturellement commencer par le phénomène fondateur, la révélation du Coran au prophète Muhammad (notre Mahomet), mort en 632 de notre ère, soit dix ans après son exil de La Mekke à Médine: l'hégire. Les conquêtes foudroyantes qui suivent vont bientôt fixer les frontières du monde de l'Islam à l'Espagne, à l'Asie centrale et à la vallée de l'Indus. Jusqu'au milieu du IIe / VIIe siècle, l'histoire de notre vieux monde est arabe: arabe le calife, successeur du Prophète et lieutenant de Dieu sur la terre; arabes les pratiques de la dynastie, celle des Umayyades, installée à Damas; arabe, peu à peu, la langue de communication de cet immense empire; arabes la littérature, les moeurs, l'art de vivre.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Ou'est-ce que l'hindouisme ? Ce n'est pas une religion du type des nôtres qu'on pourrait définir d'abord négativement en isolant d'elles l'ensemble des formes non religieuses de l'existence. A certains égards, il est inséparable de la spéculation philosophique ; à d'autres, de la vie sociale." Cet ouvrage explore une pensée aussi importante que peu connue en Occident et nous fait découvrir à la fois sa littérature fondatrice, ses mythes, ses concepts, ses rites et son histoire, depuis ses origines jusqu'à l'époque contemporaine.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Élue parmi les 100 meilleurs livres spirituels du XXe siècle, la seule autobiographie d'un yogi écrite par un yogi lui-même nous fait explorer de manière inoubliable le monde des saints et des yogis, de la science et des miracles, de la mort et de la résurrection. Avec une sagesse qui comble le coeur et un humour prenant, Paramahansa Yogananda nous éclaire sur les plus grands secrets de la vie et de l'univers, ouvrant ainsi notre âme et notre esprit à la joie, à la beauté et aux potentiels spirituels illimités qui sommeillent au fond de tout être humain. Traduite en plus de 40 langues, son Autobiographie d un yogi est tenue en estime dans le monde entier comme un grand classique de la littérature spirituelle. Seule cette édition publiée par la Self-Realization Fellowship inclut les révisions majeures et les ajouts auxquels l'auteur procéda à partir du texte de la première édition de 1946. L'ouvrage, qui se lit comme un roman d aventures, répond à des questions de fond sur la religion, Dieu, l'existence, le yoga et les états de conscience supérieure. De portée universelle, il peut être lu par des publics de toutes croyances, en fait par quiconque cherche à comprendre ce qu'est le sens de la vie.Notes Biographiques : Au cours du siècle qui s'est écoulé depuis la naissance de Paramahansa Yogananda, ce maître à penser de l'humanité a été reconnu comme l'un des plus grands émissaires venus apporter en Occident la sagesse ancestrale de l'Inde. Sa vie et ses enseignements continuent d'être une source de lumière et d'inspiration pour les personnes de toutes races, de toutes cultures et de toutes croyances.
La voie de la non-violence n'est pas seulement l'apanage des saints et des sages, mais aussi bien de tous les autres hommes. «La non-violence est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute. L'esprit somnole chez la brute qui ne connaît pour toute loi que celle de la force physique. La dignité de l'homme exige d'obéir à une loi supérieure : à la force de l'esprit.» Dans l'histoire de l'humanité, Gandhi est le premier à avoir étendu le principe de la non-violence du plan individuel au plan social et politique.