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Hey ! N° 5
ANNE & JULIEN
ANKAMA
18,90 €
Épuisé
EAN :9782359101430
Extrait L'ARTISTE YU JIN YOUNG parle : L'enfance ? «Depuis que je suis petite, j'ai toujours été très passive. Je pense que j'avais peur d'attirer l'attention, c'est pourquoi ma relation avec les autres a toujours été limitée. Je parie que personne n'a jamais su ce que j'aimais vraiment. J'ai passé le plus clair de mon temps à imaginer des choses. Je pense que ce sont ces choses qui continuent d'influencer mes travaux... Enfant, je n'étais bonne à rien, je souffrais du sentiment d'infériorité, je percevais les gens autour de moi comme pleins de puissance, j'étais timide, je pensais que l'on me regardait de haut. Cela sapait toute motivation, je ne voulais rien faire du tout. Et un jour, alors que je devais choisir quelles études suivre, ma mère m'a suggéré de m'inscrire dans une classe d'art. Là, j'ai découvert que j'avais le talent de fabriquer des choses. À ce moment, j'ai pensé à moi, j'ai pensé que l'art deviendrait quelque chose d'énormément important pour moi. Dès lors, je me suis désespérément accroché à lui. Même maintenant, l'art doit être là, pour m'aider à vivre et à me tenir la tête haute.» La série des familles ? «La relation familiale est une chose très complexe. C'est une relation intime qui exige que les membres s'aiment, beaucoup plus que dans d'autres types de relations. Mais justement pour cette raison, ils peuvent se faire mal plus profondément aussi. Cette relation s'exerce au sein d'un petit nombre de personnes, elle est secouée par une foule de querelles et de mécontentements. Parce que ce groupe est une famille, chacun veut ignorer les cicatrices de l'autre, veut regarder ailleurs. Et, quand cette famille en rencontre une autre, elle veut qu'on pense qu'elle est heureuse. Nous feignons de l'être... J'ai défini la famille comme un espace de suffocation dont on ne peut pas s'échapper, même si on le veut. Un espace triste où l'on est forcé de sourire, même si on a envie de pleurer... J'ai donc créé une série de familles, dont une qui voudrait se cacher alors qu'elle doit accueillir des invités dont elle ne désire pas la visite. Ainsi, la famille essaye de paraître normale. Ses membres sont parés de flamboyants vêtements fleuris, joliment ornés, accueillant les invités en se tenant debout, en harmonie, côte à côte. Mais le bonheur n'est qu'apparent, il est dur de dissimuler leurs humeurs dépressives. Dans ces séries, j'ai voulu exprimer comment les gens montrent et cachent leurs sentiments quand ils doivent faire face aux situations inconfortables qui construisent les relations humaines, et afficher la peur latente, l'anxiété qu'ils ressentent dans cette construction avec les autres.» (...)
Au fil de ses numéros, la revue HEY! ne dévie pas de sa mission première: défendre dans ses pages ce qui doit être salué comme l?art contemporain du XXIème siècle. Une revue détonnante, en phase avec son temps. Un lectorat diversifié de plus en plus important suit sa démarche au fil des numéros. Le n°13 ne les décevra pas. Actualité = pendant 7 mois, et pour la seconde fois, le musée de la Halle Saint Pierre (Paris) et la revue s?associent pour présenter l?exposition du nom de la revue HEY! modern art & pop culture / Part II pour une rencontre entre les courants de la pop culture, les formes populaires de l?art moderne et contemporain, l?art outsider et l?art singulier.
Biographie de l'auteur Anne & Julien sont les créateurs et rédacteurs en chef de HEY!En tant que journalistes spécialisés dans les cultures alternatives depuis 20 ans, ils ont commis plusieurs livres et documentaires télé. Ils interviennent dans l'émission Addictions sur France Inter et ont publié à quatre mains un livre d'auteur aux Éditions Rackham (Les Mondes Promis). Ils sont également commissaires d'exposition (Musée de La Halle St Pierre, Musée du Quai Branly), et sont les fondateurs de HEY! La Cie, troupe qui transpose sur scène un univers étrange et fantastique, non éloigné de celui défendu par HEY! (la revue + les expositions).
Biographie de l'auteur Anne & Julien sont les créateurs et rédacteurs en chef de HEY!En tant que journalistes spécialisés dans les cultures alternatives depuis 20 ans, ils ont commis plusieurs livres et documentaires télé. Ils interviennent dans l'émission Addictions sur France Inter et ont publié à quatre mains un livre d'auteur aux Éditions Rackham (Les Mondes Promis). Ils sont également commissaires d'exposition (Musée de La Halle St Pierre, Musée du Quai Branly), et sont les fondateurs de HEY! La Cie, troupe qui transpose sur scène un univers étrange et fantastique, non éloigné de celui défendu par HEY! (la revue + les expositions).
Biographie de l'auteur Anne & Julien sont les créateurs et rédacteurs en chef de HEY!En tant que journalistes spécialisés dans les cultures alternatives depuis 20 ans, ils ont commis plusieurs livres et documentaires télé. Ils interviennent dans l'émission Addictions sur France Inter et ont publié à quatre mains un livre d'auteur aux Éditions Rackham (Les Mondes Promis). Ils sont également commissaires d'exposition (Musée de La Halle St Pierre, Musée du Quai Branly), et sont les fondateurs de HEY! La Cie, troupe qui transpose sur scène un univers étrange et fantastique, non éloigné de celui défendu par HEY! (la revue + les expositions).
Résumé : Fille d'un puissant parrain de la mafia chinoise, la jeune Xiong Mao doit composer entre une vie scolaire chaotique et les manoeuvres politiques de sa venimeuse belle-mère. Sa vie bascule lorsqu'elle rencontre Sélène, une opalescente blonde malmenée par des camarades de classe qui méprisent son orientation sexuelle. C'est ensemble que les deux adolescentes se découvriront des pouvoirs dignes de super-héroïnes.
Individuellement, vous n'êtes rien ! Vos aspirations, vos ambitions personnelles, votre héritage familial, vos états d'âme : de la rouille sur un maillon qui peut briser toute la chaîne ! Voilà ce que c'est !!" Lord Brangoire
Résumé : Aiko et sa meilleure amie Eri passent tout leur temps à tchater sur le réseau social Double.Me. Elles parlent de tout mais surtout de Dosan, un beau lycéen dont les deux amies sont amoureuses. Hélas, Eri meurt. Aiko, profondément touchée par la disparition de son amie, voit la nouvelle application de Double.Me s'activer : une I.A imite Eri. Aiko se laisse alors emporter par ses dialogues virtuels, mais jusqu'à quel point... ?
Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste un masque pour les anciens grecs? Pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopo, qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Helléniste, ancienne sous-directrice au Collège de France, Françoise Frontisi-Ducroux affirme que « ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel ». Masque scénique, rituel ou cultuel (figurant une divinité), les pensées et les émotions s'y lisent à fleur de peau. C'est avec le masque que se façonne la personnalité du citoyen, en tête à tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. Du masque au visage ? Aspect de l'identité en Grèce ancienne est un essai incontournable enfin réédité.
Masson Pierre ; Monoyez Olivier ; Masson Geneviève
Si l'intérêt de Gide pour les peintres se maintint tout au long de sa vie, il prit des formes variées dont le présent volume, dans le prolongement des publications documentant ses liens avec Maurice Denis, les Van Rysselberghe ou les Bussy, permet de saisir la diversité, à défaut d'en embrasser la totalité. Il permet surtout d'apprécier l'évolution du rapport de Gide avec les peintres, à mesure que son oeuvre se développait et que sa figure de "contemporain capital" s'affirmait. La valeur expressive de la peinture figurative n'a jamais cessé d'émouvoir et d'intéresser André Gide, qui y voyait l'une des voies privilégiées pour mettre au jour des vérités seulement pressenties par l'âme et les sens dans leur confrontation au réel. Ce corpus inédit, qui éclaire l'amitié qui liait André Gide à des artistes comme Odilon Redon ou le fresquiste René Piot, donne aussi l'occasion de mettre en lumière le soutien de l'écrivain, familier des galeries et des salons, à ses contemporains, notamment par l'achat de leurs oeuvres. Ce volume réunit des échanges épistolaires entre André Gide et Mariano Andreu, Eduard Bargheer, Jacques-Emile Blanche, André Bourdil, Albert Brabo, Maurice Brianchon, Raoul Dufy, André Dunoyer de Segonzac, René Iché, Louis Jou, Marie Laurencin, Imre Pérely, René Piot, Odilon Redon, William Rothenstein, Walter Sickert, Paul Signac, Emmanuel Viérin.
Lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron a prôné une "restitution" des oeuvres d'art africaines conservées par les musées français. Le terme semble présupposer que les oeuvres sont détenues illégalement. Le rapport confié par la suite à Bénédicte Savoy et à Felwine Sarr (Restituer le patrimoine africain : Vers une nouvelle éthique relationnelle) va résolument dans ce sens : toutes les oeuvres doivent être "rendues" et il fixe pour cela un calendrier devant s'appliquer sans tarder. Si elles étaient suivies, les recommandations de ce rapport pourraient mettre la France, selon Emmanuel Pierrat, dans une situation intenable. Dans un texte documenté et combatif, ce grand connaisseur de l'art africain dresse un panorama complet de la question afin d'écarter les affirmations simplificatrices ou moralisatrices qui risquent d'entraver l'accès à la culture.
Résumé : Alors que l'histoire des cultures est en cours de réécriture et ne peut plus être réduite à la chronique des avant-gardes occidentales, une notion demeure à l'abri des révisions critiques : primitivisme. Primitif est devenu, dans le dernier tiers du XIXe siècle, une obsession de la pensée occidentale. Quant à primitivisme, son usage est courant en histoire de l'art depuis un siècle. Il est donc plus que temps de mettre à nu ce que l'un et l'autre renferment de sous-entendus et de stéréotypes. A l'origine de cet examen critique, deux constats. D'une part, le colonialisme s'avère la condition nécessaire du développement de l'ethnologie, de l'anthropologie et des musées : sans colonies, pas une de ces immenses collections africaines et océaniennes que les puissances européennes accumulent à Berlin, Bruxelles, Londres ou Paris - tout en dénigrant systématiquement la supposée grossièreté d'objets produits par des peuples que l'on prétend inférieurs. D'autre part, ces "sauvages" ne sont pas les seuls primitifs qui intéressent les sciences humaines du temps : il y a aussi les enfants, les fous, les préhistoriques et les rustiques. Tous ont en commun, pour des raisons diverses, d'incarner l'inverse de l'homme moderne, urbain, savant, industrialisé. Il apparaît dès lors que les primitivismes, loin de n'être qu'affaires de formes et de styles, expriment en peintures, sculptures et gravures des protestations politiques contre le monde des révolutions industrielles et techniques ; et qu'ils vont donc de pair avec des tentatives de réforme de ce quotidien moderne : pour la liberté des corps contre l'ordre moral bourgeois, pour la vie dans la nature loin des métropoles et des usines, pour la singularité de l'individu contre l'uniformité imposée par la société.