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Hey ! N° 17
ANNE & JULIEN
ANKAMA
18,90 €
Épuisé
EAN :9782359104899
Extrait MASAO KINOSHITA «J'ai grandi au Japon dans une région montagneuse, éloignée des zones urbaines, couverte de forêts et où coulaient des rivières. Cet environnement est une des grandes influences de mon travail artistique d'aujourd'hui. Enfant, je pouvais tous les jours ressentir les rythmes naturels de la Terre, observer les mouvements des petits animaux, écouter le souffle des arbres. Par ailleurs, mes parents avaient trouvé un emploi d'appoint dans l'agriculture, et le travail physique que je faisais pour les aider a aussi influencé mon art. D'un autre côté, j'adorais tout particulièrement les héros musclés comme dans Fist of the North Star, avec Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger, et je les dessinais souvent à partir de photographies. Comme tous les gamins japonais, j'ai aussi été complètement absorbé par les dessins animés et les mangas à mon adolescence. Je fus un grand fan de Monsieur Kunio Okawara - le mechanical designer de la série Gundam -, c'est pourquoi je voulais aussi au début en devenir un (le mechanical designer ou concepteur de mecha est un mangaka qui dessine des robots, vaisseaux et machines intelligents et transformables, N.D.L.R.). Je crois que la forme attractive de ses robots a agi sur mon travail de façon significative, de la même façon qu'une «basse continue». Après avoir entamé mes études aux Beaux-Arts, et étudié l'histoire de l'art, j'ai réalisé que l'expression artistique idéale pour moi ne doit impliquer ni message, ni information, ni contenu. Je n'ai donc jamais souhaité que mon art implique ces trois éléments. Pour cela, j'essaie toujours et autant que possible d'éviter que ne s'introduise dans mes oeuvres une intention originelle. En choisissant pour sujets de mes sculptures des personnages aussi célèbres que ceux qui habitent des mythes, je décide de creuser, d'approfondir une image commune à tous. Et j'en suis venu à penser que le médium de la sculpture me convenait parfaitement pour exprimer cela car elle demande d'appréhender l'espace en trois dimensions, et le «sentiment inconscient» que vous y injectez a un sens très fort. Alors que le travail en deux dimensions est un pur produit de la conscience, celui en trois dimensions n'est pas lié à la conscience de l'homme. Ces trois dimensions existent tel un état premier, c'est la façon dont nous percevons le monde naturellement. Mais, bien que je m'efforce d'éviter de mettre dans mon travail des éléments conscients - message, information, contenu -, je ne peux pas atteindre ce but consciemment. La seule façon pour moi d'éliminer ces trois choses est d'être dépendant d'un élan inconscient de mon corps car, quand je suis conscient de mon travail, les contenus sont produits automatiquement. Voilà pourquoi j'essaie de continuer de pratiquer un travail physique tous les jours, à l'image d'un travail agricole, ou bien m'occuper des arbres. Cela me permet d'éviter l'impression que mon corps ne stagne. C'est comme l'entraînement de base d'un joueur de haut niveau. C'est pour cela que la sculpture me convient : dans mon enfance, j'aimais le travail brut, comme dans l'agriculture. Pour faire de la sculpture, je dois introduire quotidiennement des types de mouvements physiques autres qu'artistiques. Mon travail est principalement fait en FRP [fibre-reinforced plastic, N.D.L.R.), un matériel finalement très commun en sculpture. Le processus de travail est, avant tout, la fabrication d'un prototype en argile, puis le moulage. Ensuite, je positionne le FRP sur le moule en plâtre, et je termine la pièce à la peinture à l'huile et au crayon de couleur. Puis, j'ai besoin de polir la surface avec, entre autres, une lime. En polissant, je peux ainsi éliminer les différentes courbes non désirées mais générées au moment du prototype en argile, et ainsi essayer d'atteindre la forme voulue. Dans la lignée de la tradition japonaise du ukiyo-e, je pense que je pourrais améliorer ma technique en m'exerçant à contenir une forme indéfinie dans un contour. À l'inverse, j'envisage aussi désormais d'utiliser cette technique pour rassembler des formes définies à l'intérieur de lignes ambiguës. Les sculptures japonaises modernes et contemporaines sont profondément influencées par les sculptures européennes modernes, notamment le travail de Rodin. Quand j'étudiais la sculpture à l'université, je m'y suis moi-même également assez référé. J'aimais particulièrement Aristide Maillol, et j'ai beaucoup appliqué sa technique d'élimination à la surface des courbes non désirées, afin de simplifier la forme de mon travail. Dans la mesure où j'aime un art conventionnel, qui peut pénétrer le coeur de façon non provocatrice, plutôt qu'un art iconoclaste ou avant-gardiste, ma quête reste, en quelque sorte, classique... même si le travail que je fais n'est, au final, pas si orthodoxe.» Propos recueillis par Anne & Julien Masao Kinoshita vit et travaille à Tokyo (Japon).
Extrait Anne & Julien : Rédacteurs en chef de HEY ! Journalistes spécialisés (France Inter, Muze, Nova...), auteurs de livres et de documentaires télé, concepteurs de l'exposition Miyazaki / Moebius au Musée de la Monnaie de Paris, créateurs de la galerie L'Hydre de l'Art à l'aube des années quatre-vingt-dix, ils ont contribué au lancement de la galerie Arludik à Paris.
Anne & Julien sont les créateurs et rédacteurs en chef de HEY! En tant que journalistes spécialisés dans les cultures alternatives depuis 20 ans, ils ont commis plusieurs livres et documentaires télé. Ils interviennent dans l'émission Addictions sur France Inter, et ont publié à quatre mains un livre d'auteur aux Éditions Rackham (Les Mondes Promis). Ils sont également commissaires d?exposition (Musée de La Halle St Pierre, Musée du Quai Branly) et fondateurs de HEY! La Cie, troupe qui transpose sur scène un univers étrange et fantastique, non éloigné de celui défendu par HEY! (la revue + les expositions).
Au fil de ses numéros, la revue HEY! ne dévie pas de sa mission première: défendre dans ses pages ce qui doit être salué comme l?art contemporain du XXIème siècle. Une revue détonnante, en phase avec son temps. Un lectorat diversifié de plus en plus important suit sa démarche au fil des numéros. Le n°13 ne les décevra pas. Actualité = pendant 7 mois, et pour la seconde fois, le musée de la Halle Saint Pierre (Paris) et la revue s?associent pour présenter l?exposition du nom de la revue HEY! modern art & pop culture / Part II pour une rencontre entre les courants de la pop culture, les formes populaires de l?art moderne et contemporain, l?art outsider et l?art singulier.
Extrait L'ARTISTE YU JIN YOUNG parle : L'enfance ? «Depuis que je suis petite, j'ai toujours été très passive. Je pense que j'avais peur d'attirer l'attention, c'est pourquoi ma relation avec les autres a toujours été limitée. Je parie que personne n'a jamais su ce que j'aimais vraiment. J'ai passé le plus clair de mon temps à imaginer des choses. Je pense que ce sont ces choses qui continuent d'influencer mes travaux... Enfant, je n'étais bonne à rien, je souffrais du sentiment d'infériorité, je percevais les gens autour de moi comme pleins de puissance, j'étais timide, je pensais que l'on me regardait de haut. Cela sapait toute motivation, je ne voulais rien faire du tout. Et un jour, alors que je devais choisir quelles études suivre, ma mère m'a suggéré de m'inscrire dans une classe d'art. Là, j'ai découvert que j'avais le talent de fabriquer des choses. À ce moment, j'ai pensé à moi, j'ai pensé que l'art deviendrait quelque chose d'énormément important pour moi. Dès lors, je me suis désespérément accroché à lui. Même maintenant, l'art doit être là, pour m'aider à vivre et à me tenir la tête haute.» La série des familles ? «La relation familiale est une chose très complexe. C'est une relation intime qui exige que les membres s'aiment, beaucoup plus que dans d'autres types de relations. Mais justement pour cette raison, ils peuvent se faire mal plus profondément aussi. Cette relation s'exerce au sein d'un petit nombre de personnes, elle est secouée par une foule de querelles et de mécontentements. Parce que ce groupe est une famille, chacun veut ignorer les cicatrices de l'autre, veut regarder ailleurs. Et, quand cette famille en rencontre une autre, elle veut qu'on pense qu'elle est heureuse. Nous feignons de l'être... J'ai défini la famille comme un espace de suffocation dont on ne peut pas s'échapper, même si on le veut. Un espace triste où l'on est forcé de sourire, même si on a envie de pleurer... J'ai donc créé une série de familles, dont une qui voudrait se cacher alors qu'elle doit accueillir des invités dont elle ne désire pas la visite. Ainsi, la famille essaye de paraître normale. Ses membres sont parés de flamboyants vêtements fleuris, joliment ornés, accueillant les invités en se tenant debout, en harmonie, côte à côte. Mais le bonheur n'est qu'apparent, il est dur de dissimuler leurs humeurs dépressives. Dans ces séries, j'ai voulu exprimer comment les gens montrent et cachent leurs sentiments quand ils doivent faire face aux situations inconfortables qui construisent les relations humaines, et afficher la peur latente, l'anxiété qu'ils ressentent dans cette construction avec les autres.» (...)
Résumé : Dans la lignée de Dragon Ball et One Piece, Tony Valente nous emmène sur les traces de Seth, un apprenti sorcier parcourant le monde à la recherche du Radiant, le berceau des monstres qui menacent son monde.
Extrait L'AUTEUR Tony Valente commence la bande dessinée chez Delcourt avec la série Les 4 princes de Ganahan, sur un scénario de Raphaël Drommelschlager. Il se lance ensuite aux commandes d'un nouveau projet, Hana Attori (Soleil], dont trois tomes verront le jour. Par la suite, il réalise le dessin d'une série scénarisée par Didier Tarquin et colorisée par Pop : S.P.E.E.D. Angels aux éditions Soleil. Afin de préparer son nouveau projet Radiant pour Ankama Éditions, il s'est récemment exilé en terres canadiennes. C'est en affrontant caribous et autres grizzlis qu'il a décidé de parfaire son entraînement aux obscures techniques mangaka. Depuis, ses habitudes alimentaires ont changé, son mode de vie est complètement différent et son accent qui chantait le sud s'est quelque peu... transformé ! Il nous revient donc boosté à bloc pour présenter Radiant, un shonen survolté, nerveux et diaboliquement addictif !
Résumé : Fille d'un puissant parrain de la mafia chinoise, la jeune Xiong Mao doit composer entre une vie scolaire chaotique et les manoeuvres politiques de sa venimeuse belle-mère. Sa vie bascule lorsqu'elle rencontre Sélène, une opalescente blonde malmenée par des camarades de classe qui méprisent son orientation sexuelle. C'est ensemble que les deux adolescentes se découvriront des pouvoirs dignes de super-héroïnes.
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Flèches, volutes, arabesques, sphères, diagonales et parallèles, verticales et horizontales, mots, lettres, formes et images : les logos sont omniprésents au sein de la création graphique. Ils représentent des idées, des concepts et, bien évidemment, des objets. Les cinquante logos présentés par les auteurs de ce livre sont autant d'exemples de bonnes idées au service de la représentation, de la réputation et de l'identification. Traversant les pays et les époques, cet ouvrage met en valeur les règles indispensables, les techniques audacieuses et les petits détails qui font d'un logo une identité graphique mémorable. Laissez-vous guider et inspirer par les grands maîtres de l'identité graphique !
L'impression en série n'est pas qu'une affaire de spécialistes. L'équipe de Vostok Printing Shop le sait bien. Dans la joie et la bonne humeur, elle s'est engagée à mettre à la portée de tous des techniques d'impression artisanale. Pochoirs, gravure, tampons, offset maison, sérigraphie DIY, résines photosensibles ou flexographie, le lecteur découvrira dans cet ouvrage les secrets de l'impression traditionnelle et pourra laisser libre cours à sa créativité. Cet ouvrage s'adresse particulièrement aux artistes, aux graphistes, aux illustratrices et illustrateurs, et à celles et ceux qui veulent apprendre à reproduire leurs créations en série par leurs propres moyens.
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Résumé : Cultivez l'art de la concentration visuelle et laissez-vous séduire par ces images inédites et diversifiées... Avec de simples crayons ou feutres de couleur, coloriez chaque case numérotée pour découvrir 100 scènes variées. Chaque dessin constitue une agréable parenthèse dans votre emploi du temps et vous offre un support de détente immédiat. Détendez-vous, voyagez et retrouvez le plaisir de créer.